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La visite du chancelier autrichien en Suisse
Vinaver Michel
L ARCHE
7,47 €
Épuisé
EAN :9782851814678
Voici un texte qui parle de l'Autriche, de sa situation politique actuelle mais qui se distingue radicalement de ce qu'on a pu lire jusqu'à présent à ce sujet. Il ne s'agit ni d'une pièce, ni d'un récit : ce texte est un témoignage. Lorsque Michel Vinaver a appris dans le Herald Tribune l'accueil fait au chancelier autrichien en Suisse, il en est profondément choqué. Dans l'heure qui suit, il adresse une lettre de désistement à la direction des Journées littéraires de Soleure auxquelles il avait l'intention de participer. Il ne veut, il ne peut plus y participer. Par la suite la direction lui propose d'ouvrir un débat organisé précisément à partir de sa réaction. Ce qui l'amène à exposer tout ce qu'implique cette visite historiquement et personnellement pour lui. Le résultat est un document fascinant. Tout en gardant l'Autriche en ligne de mire, Vinaver "tire" le débat vers la France et sa propre biographie. Fils d'immigrés juifs russes ayant appris ce que voulait dire antisémitisme sous le régime de Vichy, il ne se voit pas comme un rebelle, un opposant militant au sens classique du terme. Il est simplement "réfractaire". Ce texte est donc un document dont l'intérêt dépasse de loin les circonstances qui sont à son origine. Il donne une image très claire de "l'engagement politique et social de l'auteur" et de l'attitude que chacun de nous pourrait un jour être amené à prendre.
Résumé : Si notre mémoire est exacte, jamais un événement isolé n'a marqué autant et pendant si longtemps les esprits. Le monde a changé, dit-on. Mais en quoi ? Une chose est sûre : les événements du 11 septembre 2001 ont révélé que notre monde, celui de l'Occident, est moins stable et plus vulnérable que nous ne le pensions. Certes, la destruction des Twin Towers à New York visait le c?ur du système économique des États-Unis mais c'est, au-delà, tout le système politique et social des démocraties occidentales qui est atteint par cet attentat et ses répercussions. Pris entre deux dieux, celui de G. W Bush et celui de Oussama Ben Laden, chacun peut choisir celui à qui se vouer. Pour qui hésite, le salut réside peut-être dans l'incrédulité !
Les textes de Vinaver assemblés dans ce volume couvrent et constituent « l autre versant » de son uvre théâtrale. Ces écrits ont en commun leur caractère exploratoire, ils évoquent le geste de creuser. Par goût, par besoin, sans préjuger de ce que la pelle éventuellement heurtera. Ensemble, ils composent un réseau de galeries. Des croisements se produisent: avec l Actors Studio, la revue Théâtre Populaire, Barthes, Planchon, Monnet, le Théâtre Éclaté, Vitez, Lassalle, le théâtre du quotidien... Michelle Henry a réuni ces textes et les présente, chemin faisant. Ses notes sont autant de jalons, de signaux, de coups de projecteur, visant à aiguiser l intérêt de l expédition.
Résumé : Une jeune recrue est mise en prison pour refus d'obéissance, s'évade, cherche refuge auprès d'un ancien professeur de lycée, fait la connaissance d'une employée de papeterie... Perturbation au sein de la garnison : l'adjudant, le commandant de compagnie s'efforcent de limiter les dégâts. Le colonel et le général prennent des mesures. La troupe s'interroge. Il faut un responsable : ce sera un jeune soldat, qui se trouvait de garde la nuit de l'évasion. Un troisième, ami de celui-ci, s'émeut et part à la recherche du premier. Mais il n'a pas de permission... Et l'événement se répercute dans le monde civil simultanément ; telle une pierre jetée dans l'eau, il provoque de l'agitation dans toutes les directions, des courants, des remous. Quarante-huit heures s'écoulent entre le début et la fin du roman, qui se situe ici et là dans Paris et dans une caserne proche.
Cette trilogie de Léonora Miano regroupe trois pièces, Révélation, Sacrifices et Tombeau qui se conçoivent comme une tragédie en trois volets, où il est question d?un sujet peu, voire jamais, abordé sur nos scènes françaises, celui de la traite esclavagiste. La langue puissante et musicale de l?auteure s?y déploie dans toute sa force et sa virtuosité.
Fo Dario ; Cecchinato Toni ; Colchat Nicole ; Rame
Le nouveau dirigeant est arrivé et il nous a dit : "Bravo, vous avez bien fait de désobéir la dernière fois à l'autre dirigeant, qui après tout n'était qu'un révisionniste, un contre-révolutionnaire Vous avez bien fait ! Il faut toujours avoir les tigres avec soi quand l'ennemi est là. Mais à partir de maintenant, ce n'est plus nécessaire. L'ennemi est en fuite... Ramenez immédiatement les tigres dans la forêt." "Comment, encore ?" "Obéir au parti !" "Question de dialectique ?" "Evidemment !" "Bon, suffit !"
Sous le nazisme, la peur et la misère affectaient toutes les couches de la société allemande, l'intelligentsia, la bourgeoisie, la classe ouvrière. Il y a certes le courage de la poignée de militants qui, au mépris de tous les dangers, publient une littérature illégale. Mais il y a aussi la capitulation, face à la terreur, d'une trop grande part de l'intelligentsia. C'est ce qu'a voulu montrer Brecht, d'abord à ses compatriotes exilés, autour des années 1938, en écrivant la trentaine de courtes scènes, inspirées de la réalité même, de Grand-peur et misère du IIIe Reich. La pièce naît en 1934 de la volonté de Brecht et de Margarete Steffin, de rassembler un matériau composé de coupures de presse et de témoignages sur la vie quotidienne en Allemagne sous la dictature hitlérienne. Le titre fait allusion au roman Splendeurs et misères des courtisanes de Balzac, et inscrit donc la pièce dans une lignée de peintures naturalistes de la société allemande de l'avant-guerre, brossant un large tableau allant du monde ouvrier à la magistrature en passant par la petite bourgeoisie. La création de huit scènes aura lieu en mai 1938 à Paris devant un public essentiellement composé d'émigrés. Certaines scènes seront également publiées dans des revues d'émigrés visant à alerter l'opinion publique sur la réalité de la dictature en Allemagne et signalant le danger d'une guerre imminente. On y voit tour à tour la bourgeoisie, le corps médical, la justice, les enfants, les prisonniers, etc. évoluer face au régime. Ce n'est cependant qu'après la Seconde Guerre mondiale que la pièce rencontre son succès, car elle montre, comme le disait Brecht lui-même, "la précarité évidente du IIIe Reich, dans toutes ses ramifications, contenue uniquement par la force". Aujourd'hui encore, Grand-peur et misère du IIIe Reich résonne comme un avertissement contre toute forme de système absolu et reste l'un des textes clés du vingtième siècle et au-delà. C'est un manifeste qui invite à lutter contre toute forme politique basée sur la discrimination et sur la crainte.
L'Amour de Phèdre semble occuper une position singulière parmi les pièces de Sarah Kane et il est de fait très rare qu'un auteur anglais adapte une pièce classique. L'adaptation s'intègre parfaitement dans l'univers de l'auteur : réapparaissent notamment la dissection d'une émotivité masculine malsaine et nihiliste, tout comme la question de Dieu et les conséquences de la violence.