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Le droit et les droits de l'homme. 2e édition
Villey Michel
PUF
13,00 €
Épuisé
EAN :9782130630319
La politique contemporaine fait sans cesse référence aux droits de l'homme. Et s'il s'agissait d'une expression mal formée, d'une idée mal pensée ? Telle est l'hypothèse paradoxale de ce livre, dont l'objet est une critique de cette notion. L'auteur part du droit romain, qui visait un rapport entre des hommes à l'intérieur d'un groupe social. Mais lorsqu'on en extrait une définition des devoirs envers tous les hommes et que l'on en déduit un droit universel, égal pour tous, il y a confusion entre morale subjective et droit, estime Michel Villey ; parce qu'à l'époque moderne, des théologiens ou philosophes non juristes y ont introduit l'idée d'un "droit de l'homme" au singulier. Ce livre est une invitation à repenser l'histoire et la philosophie du droit, la différence entre la pensée juridique des Anciens et celle des Modernes.
Rien de plus équivoque que le terme loi, à travers l'histoire et dans les systèmes divers de nos sciences du droit. C'est ce que démontrent les études consacrées à Platon, Aristote ou Spinoza. De même, la comparaison entre notion juridique de la loi et la notion que s'en firent les savants des sciences naturelles permet de mieux apprécier les variations que ces notions ont pu connaître. Enfin, il faut s'interroger sur la crise de la loi née de l'inflation des textes.
Le thème Rationalité du droit à l'ordre du jour du séminaire de philosophie du droit en 1976-1977 n'est pas tout à fait dépourvu d'intérêt pratique. D'importants efforts sont encore à faire pour rationaliser le droit et il n'est bruit que d'informatique juridique. Ce n'est pas tant qu'on en escompte un effet sur la forme du droit que se développent les enseignements et se multiplient les traités de logique du droit. Mais des persistantes entreprises de logicisation du droit, il convenait d'en vérifier les conditions, les moyens, les limites et peut être les dangers. C'est le sens des contributions réunies dans ce tome.
Un honnête homme ouvre sans enthousiasme un ouvrage sur le droit romain. Il accepterait sans trop de répugnance qu'on lui parlât du droit moderne; qu'on lui montrât comment nos lois s'efforcent d'organiser en leur technique savante nos sociétés modernes; mais il recule devant le droit romain», écrit Michel Villey.Cet ouvrage se propose au contraire de montrer au lecteur que les vieilles lois romaines ne sont pas étrangères à nos horizons habituels et qu'elles sont restées, pour une grande part, toujours actuelles en Europe. Pour cela, il étudie comment s'est constitué le droit romain et quelles créations il a introduites, qui témoignent de la dépendance toujours vivace de l'Occident à l'égard de l'Antiquité.
La perte d'une personne aimée est toujours éprouvante et trop souvent aboutit à des perturbations émotionnelles durables et profondes, en particulier à de l'angoisse et de la dépression. Ce livre, troisième et dernier de l'oeuvre que John Bowlby a consacré au concept de l'attachement, décrit les réactions des enfants et des adolescents à la perte d'un parent en les comparant aux réactions des adultes à la perte d'un conjoint ou d'un enfant Une attention toute particulière est accordée aux perturbations du deuil aux différents âges et aux événements récents ou anciens qui les favorisent Les différents types de réactions ainsi que les circonstances qui aboutissent à des évolutions favorables ou perturbées s'avèrent être semblables à tous les âges. John Bowlby intègre à la théorie psychanalytique les notions les plus récentes tirées de l'éthologie, de la cybernétique et de la psychologie cognitive. Sa pensée stimulante est parfois controversée, mais elle a le mérite de conduire les cliniciens à une réflexion renouvelée sur les notions de perte, de deuil, de dépression, permettant des approches thérapeutiques nouvelles.
Les enseignants et formateurs du XXIe siècle peuvent-ils espérer que la psychologie scientifique les aide dans leur pratique? Cet ouvrage prend le parti d'affirmer que, même si la science ne peut apporter toutes les réponses attendues, elle peut identifier des conditions nécessaires mais non suffisantes! pour « apprendre et faire apprendre »: des conditions liées aux caractéristiques des apprenants en interaction avec celles de leur environnement d'apprentissage. Les psychologues d'aujourd hui n'étudient plus l"« Apprentissage » avec un grand « A », comme s'il s'agissait d'un objet défini et statique. Ils préfèrent en décrypter les mécanismes et les dynamiques spécifiques. Leur objet est donc moins « l'apprentissage » qu" « apprendre », verbe d'action qui permet d'intégrer les facettes cognitives, affectives et sociales en jeu. L'expression « faire apprendre » rappelle par ailleurs que l'action ne se déclenche pas nécessairement d'elle-même. Elle nécessite une implication de l'apprenant lui-même, mais aussi de celui qui lui transmet connaissances et compétences: l'enseignant, le formateur ou tout autre éducateur. Les auteurs ont dès lors choisi de convoquer les sous-disciplines de la psychologie qui, en 2006, peuvent l'éclairer: les neurosciences cognitives, dont fait partie la psychologie cognitive, la psychologie différentielle, qui cherche à comprendre les spécificités individuelles, la psychologie du développement, mais aussi la psychologie sociale et la psychologie de la motivation. En plus d'être collectif, cet ouvrage est donc pluridisciplinaire et fondé sur les travaux de recherche les plus récents, tout particulièrement dans les différents pays francophones.
Dans ce second volume d'Attachement et perte, John Bowlby poursuit son travail sur l'importance de la relation parentale et le rôle qu'elle joue dans la santé mentale. Il étudie la séparation et l'angoisse concomitante: la peur d'une séparation imminente ou imaginée, la peur induite par les menaces parentales de séparation et l'inversion de la relation parent-enfant. John Bowlby réexamine les situations qui causent en nous un sentiment de peur et les compare à des observations du même ordre chez les animaux. Il conclut en montrant que la peur est suscitée le plus souvent par des situations inoffensives en soi mais qui servent à signaler l'accroissement du risque de danger.
Héraclès, Thésée, Jason, Athéna, Zeus... Tous ces héros et ces dieux nous sont familiers, mais connaît-on véritablement les mythes qui s'attachent à leurs noms? Pourtant, Ceux-ci revêtent une importance considérable pour qui se passionne pour l'histoire de la pensée humaine. Mais l'intérêt de les connaître concerne aussi chacun d'entre nous. Constamment repris, réutilisés dans la littérature antique, médiévale, mais également contemporaine, ils sont devenus des références que nul ne peut ignorer, un patrimoine que chacun se doit de connaître. Pierre Grimal, grand spécialiste des études latines, n'a pas eu pour objectif de proposer un système explicatif de ces mythes, mais de les faire connaître et d'apporter ainsi des éléments indispensables à la compréhension de nombreux textes et oeuvres d'art. Fruit d'un colossal travail d'inventaire et de classement des textes, ce dictionnaire est d'un abord simple, clair et précis. Classés par ordre alphabétique, les mythes sont accompagnés des références des textes qui en font mention. Complet et pratique, cet ouvrage publié en 1951, réédité de très nombreuses fois, est toujours précieux.