Cet ouvrage pluridisciplinaire s'inscrit dans le droit fil des Animal Studies : la plasticienne Agnès Villette y aborde les problématiques écologiques actuelles en s'intéressant de près à la prolifération de certains insectes qui ont perdu leurs prédateurs principaux : charançons, punaises, coccinelles, frelons. Déplacés de leur environnement premier du fait du tourisme de masse ou du commerce international, ces insectes pointent, dès qu'on leur prête attention, toutes les aberrations du monde moderne. Pour instruire ce palpitant autant qu'implacable dossier, Agnès Villette a rencontré des entomologistes du Museum d'Histoire Naturelle, des spécialistes des divers laboratoires de l'INRA et des philosophes. Si nous en apprenons beaucoup sur le longicorne asiatique ou la fourmi d'Argentine, le moustique tigre ou la guêpe kazakhe, nous en apprenons aussi beaucoup sur les hommes.
Inspirée des cultures anciennes amérindiennes et africaines, la justice réparatrice a pris naissance en 1974 au Canada sous l'impulsion des mennonites. Depuis, elle se répand dans de nombreux pays et l'ONU y encourage les Etats membres. Ce livre présente tout particulièrement l'une des formes de la justice réparatrice que sont les rencontres entre offenseurs et victimes (non leur propre victime) dans la confidentialité. Appuyé sur la recherche scientifique et l'expérience de dix-huit ans de pratique au Québec comme en Côte d'Ivoire, il en décrit les modalités et les effets tout en proposant des outils pédagogiques pour sa réalisation.
Comment Etre, comment pouvons-nous dépasser toutes les pollutions mentales qui nous nuisent et nous freinent dans ce retour à notre énergie divine ? Comment retrouver en nous, tous les dons de la nature et de la terre dont nous ne sommes pas conscients ? Après nous avoir guidés vers une clairvoyance intérieure avec "Les bonbons pour l'âme", Thierry Villette va plus loin dans ce texte et nous ouvre sur les pouvoirs et richesses de notre Terre Mère mais surtout l'interaction que nous avons avec elle car notre corps est directement lié à son énergie cosmique et à ses vibrations. Sachons-le !
Dans ce livre, à l'inverse des success stories des manuels de management, l'auteur mobilise sa longue expérience de consultant et d'enseignant pour relater des situations ordinaires, où les choses vont de travers plutôt que comme on voudrait. Quand l'entreprise jette (aussi) ses cadres lorsqu'elle a besoin de réduire ses coûts, la condition du " manager " devient paradoxale : comment peut-on à la fois être le porte-parole d'une organisation, son incarnation vivante et, en même temps, se sentir " jetable " comme un simple stylo bille ? Beaucoup de cadres font aujourd'hui l'expérience de ce paradoxe et c'est peut-être l'occasion de réviser de fond en comble nos conceptions du manager et du management. La conception " moderne " du management comme science promettait aux managers de pouvoir analyser, prévoir et contrôler le comportement des vastes organisations qu'ils dirigent. N'est-ce pas précisément parce que cette promesse est intenable que l'on voit, depuis le début des années quatre-vingt, les gourous postmodernes du management prôner les mythes et les rites de l'entreprise idéale ? Et n'est-ce pas parce que les prescriptions de ces gourous sont chimériques que les managers sont peu efficaces, et qu'on peut les considérer eux-mêmes comme des gadgets vite démodés ? Dans ce livre, à l'inverse des success stories des manuels de management, l'auteur mobilise sa longue expérience de consultant et d'enseignant pour relater des situations ordinaires, où les choses vont de travers plutôt que comme on voudrait. Parfois tristes et parfois drôles, parfois atroces et parfois cocasses, ces récits de l'incertitude de ceux d'en haut et de la précarité de ceux d'en bas tempèrent et corrigent l'angélisme dont font preuve la plupart des écrits sur le management. Au-delà, ils permettent de réfléchir sur les pièges de la vie d'entreprise, de mieux comprendre la situation professionnelle des cadres d'aujourd'hui pour y faire face avec prudence, en gardant son quant-à-soi.
Justice est faite ! " disent les médias quand un criminel reçoit une sentence d'emprisonnement. Mais c'est loin d'être vrai pour la victime : le système judiciaire la confine généralement à un rôle de témoin et néglige le traumatisme dont elle portera les séquelles pendant des années. L'agresseur n'est pas mieux placé pour guérir : la stratégie de son avocat lui impose un masque, et la prison où on l'enferme est souvent une véritable " école du crime ". Des deux côtés, c'est le règne de l'impuissance. N'y aurait-il pas une façon plus humaine de rendre justice ? C'est ce que s'est demandé Thérèse de Villette, victime secondaire d'un meurtre. Elle a ainsi découvert, étudié et expérimenté la " justice réparatrice ", qui convie des groupes d'agresseurs et de victimes à un dialogue visant la guérison et la réconciliation. Elle en présente ici l'histoire et les principes, avant de nous entraîner dans un pénitencier pour nous en faire vivre l'expérience. Son livre démontre de manière rigoureuse les bienfaits de cette approche qui gagne en rayonnement, et qui pourrait s'imposer comme un précieux complément à la justice pénale.
La mer entre dans le tableau par effraction. Sans fracas mais par effraction. Un morceau de mer. C'est un morceau de mer, mais un morceau de mer est toute la mer." Avec cette ekphrasis, Claude Minière nous invite à nous plonger dans l'oeuvre de Courbet. Dans un subtil parallélisme avec le travail du peintre, l'auteur dépose ses pensées par touches successives ; déroulant sa réflexion d'essayiste dans une langue de poète. Il pose ainsi un regard neuf et intime sur cette peinture, sur ce que la mer signifie pour le peintre. L'auteur voit la vaste étendue d'eau, animale, indomptée, source de "liberté intellectuelle" pour le peintre, comme porteuse à la fois de mystère et d'un réalisme rassurant, pour "sortir de l'enfer". En s'interrogeant sur la précarité du moment (la mer qui s'est retirée pour mieux engloutir), Claude Minière réfléchit sur la temporalité de l'art et ce qu'il en reste lorsque le support matériel est détruit. Une réflexion qui trouve écho dans notre société, à l'heure où l'on peut craindre la dématérialisation du savoir et surtout de l'art.
Une Compositwn de Serge Poliakoff , peinte en janvier 1954, est entrée dès l'année suivante dans les collections du musée des Beaux-Arts de Lille. Elle est à la fois singulière dans la trajectoire du peintre et caractéristique de son travail. L'évocation de sa découverte par un adolescent qui deviendra l'auteur de ce texte, la description minutieuse de l'imbrication de ses formes et de ses couleurs, et un parcours de ses divers avatars devraient aussi bien en raviver le souvenir chez les amateurs qui la connaissent que susciter le désir de la voir chez ceux qui jusqu'alors en ignoraient l'existence ; car un tableau ne vit que par les regards de ceux qui le contemplent.
Avant d'être détrôné par le cinéma, l'art de la marionnette a connu à Lille et Roubaix un fort engouement au XIXe siècle et au début du XXe siècle. Après de dures journées de labeur, les ouvriers se rendaient volontiers et joyeusement al'comédie ! Pour trois fois rien, ils s'y divertissaient et pouvaient s'instruire au gré de spectacles légendaires ou romanesques. On riait pour s'évader un peu, on avait besoin de rêver beaucoup. Forgée par et pour les ouvriers, cette authentique tradition populaire trouvera deux de ses représentants les plus illustres en Louis De Budt (1849-1936) et Louis Richard (1850-1915). A travers ces figures principales, c'est un monde merveilleux que l'exposition proposée par le Musée de l'Hospice Comtesse de Lille fait revivre. Sur la scène de leurs castelets respectifs s'animent à nouveau les héros de fil et de bois que sont Lydéric et Phinaert, Ourson et Valentin, ou encore Jacques Linflé et P'tit Morveux, tout un petit peuple endormi dans la mémoire collective des habitants de Lille et Roubaix et que cette exposition et l'ouvrage qui l'accompagne entreprennent de réveiller.