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Le cri de la Gargouille
Villepin Dominique de
ALBIN MICHEL
17,95 €
Épuisé
EAN :9782226134295
J'ai souvent redouté le drame d'un pays aveuglé, marchant à tâtons ", écrit Dominique de Villepin, après sept années passées au sommet de l'État. Dans une fulgurante synthèse historique, de la monarchie à la récente cohabitation, il décrit la France comme le pays du pouvoir, un pouvoir paralysé, divisé, confronté aux angoisses des Français. Dénonçant avec une verve nourrie de son expérience " l'esprit de Cour " qui s'est répandu partout, Dominique de Villepin veut croire au sursaut collectif, au " passeur " comme à tous ceux qui voudront participer à la " révolution pacifique ". " À nous, écrit-il, d'établir un nouveau pacte, un nouveau contrat, bien au-delà de celui venu du fond des âges, conclu entre le peuple inquiet et le Léviathan. " Pour lui, comme pour Malraux, ce qui caractérise la civilisation d'aujourd'hui est, à l'évidence, son absence de décisions. Aussi pense-t-il enfin venue l'heure " décisive ", le " temps de l'action ". Ce texte bref, lyrique, d'un style éblouissant porte le débat à son plus haut.
Imprévisible et audacieux, Napoléon le fut au sommet de la gloire comme au plus fort de l'adversité. En avril 1814, l'empire s'effondre, la royauté est restaurée. L'empereur qui a fait trembler l'Europe n'est plus que le petit souverain de l'île d'Elbe. Tout le monde croit l'aigle abattu. Onze mois plus tard pourtant, l'homme, refusant la fatalité, se lance dans une folle entreprise de reconquête du pouvoir. Commence alors l'incroyable épopée des Cent-Jours. Mais Napoléon marqué par l'exil et la désillusion n'est-il pas devenu un autre homme ? Quel est l'état de la France des années 1814-1815 ? Au-delà de ces préoccupations d'historien, ce sont les interrogations de Dominique de Villepin, l'homme politique, qui donnent à cet ouvrage tout son intérêt. Qu'est ce qui distingue le Grand Homme du commun des mortels ? L'esprit d'abnégation dont a fait preuve Napoléon pendant cette fatale aventure n'a-t-il pas contribué tout autant que son génie et son ?uvre à la grandeur du mythe, et à faire de lui "une figure tutélaire de notre histoire" ? --Gaëtane Guillo
Napoléon est-il un météore dont le destin extraordinaire a traversé les siècles ou demeure-t-il le passeur du monde moderne, celui qui a terminé la Révolution en France tout en contribuant à la diffuser dans le monde ? Comment aborder une pareille existence ? Passionné depuis toujours par l'époque et le personnage, j'ai préféré observer l'envers du décor en privilégiant l'analyse de la chute plutôt que la gloire de l'Empire. Car, bien qu'ébloui par le soleil d'Austerlitz, je pressentais qu'il ne s'agissait que d'un soleil noir. Pour comprendre la chute, il faut partir du sommet, et plus précisément disséquer la décennie triomphale qui relie le point de départ de Lodi à l'apogée de Tilsit. Et ses deux choix majeurs accomplis au zénith de la gloire : l'hérédité rétablie avec le sacre de 1804: le pari de la conquête avec le Blocus continental fin 1806. Ce livre, remanié sans cesse depuis 2002, se nourrit d'une conviction fortifiée par l'expérience personnelle de la solitude du pouvoir, de sa fragilité, de son immense complexité, enfin de son caractère foncièrement tragique, appuyé sur les ressorts de la peur et du rêve. D. de V.Dominique de Villepin a notamment publié, en 2001, Les Cent-Jours, qui a reçu le Prix des Ambassadeurs et le Grand Prix de la Fondation Napoléon. La Chute ou l'Empire impossible qui emmènera le lecteur d'Erfurt à Fontainebleau, paraîtra au début de 2008.
Nous vivons dans un système de cour et nous ne le savons pas. En apparence, nous évoluons dans une démocratie exemplaire, assise sur le suffrage universel et la récompense du mérite. En réalité, il n'en est rien, nous démontre Dominique de Villepin dans cet essai historique qui retrace l'histoire de la cour depuis sa fondation jusqu'à nos jours. Conjuguant la démarche de l'historien et le regard du témoin, l'ancien Premier ministre nous retrace une autre histoire de France vue à travers le prisme du pouvoir et de ses élites. Dans le dernier chapitre intitulé "Le déclin présidentiel", l'auteur - pour la première fois - raconte son expérience et nous livre des confidences inédites, notamment sur sa relation avec Jacques Chirac et les raisons de sa "rupture" avec Nicolas Sarkozy.
Résumé : Devant l'incapacité des diplomaties contemporaines à penser les questions de sécurité collective autrement qu'à court terme, et sous l'angle étroit d'intérêts nationaux ou régionaux, ce manuel se propose d'ébaucher les pistes concrètes d'une nouvelle approche de la paix. Analysant les grands conflits récents et les fractures de l'ordre international des dernières décennies, Dominique de Villepin entend fournir un éventail d'outils et de méthodes concrètes dans la gestion des crises, locales, régionales ou mondiales, loin des statu quo trop souvent admis comme indépassables. Face à l'illusion d'une pacification entre puissances avec la fin de la Guerre Froide, la multiplication des crises et des menaces a peu à peu brouillé les cartes traditionnelles de la diplomatie, aboutissant au triptyque délétère de l'occidentalisme, du moralisme et de l'interventionnisme. Après quinze ans de guerre inefficace " contre le terrorisme ", il est permis de dresser un bilan de l'état des relations internationales, et d'en proposer une compréhension générale. Réformer l'outil militaire, rénover la diplomatie, instituer de nouveaux cadres de coopération internationale : voilà quelles tâches attendent ceux qui désirent oeuvrer en faveur de la paix En tirant les leçons de son expérience politique et diplomatique, Dominique de Villepin interroge les moyens de la paix selon une démarche neuve. Exemples historiques et analyses des conflits actuels nourrissent conjointement cette réflexion qui vise à renouveler les cadres d'analyses d'un monde instable, confronté aux fléaux des " Etats faillis ", des frontières contestées, des hystéries identitaires et des pathologies de l'extrémisme politique et religieux. Autant de cadres anciens et sclérosés qui nous empêchent d'imaginer une politique lucide, audacieuse et cohérente, déployant une vision des rapports entre Etats, entre puissances et entre peuples. Penser la paix pour mieux la reconstruire sur la base d'instruments concrets et d'initiatives collectives, tel est l'objet de cet ouvrage.
Le Zen est une discipline de concentration exigeante en même temps qu'une philosophie de la vacuité. Son enseignement, qui s'enracine dans les paroles du Bouddha, tient tout entier en zazen, c'est-à-dire la méditation assise : sous l'apparent dépouillement se révèle une formidable méthode de dépassement de l'ego. Découvert par l'Occident dans les années soixante-dix, il est rapidement devenu un élément majeur de son renouveau spirituel. Taisen Deshimaru, maître japonais qui a grandement contribué à diffuser le Zen en France, livre ici la quintessence de son enseignement sous forme de paraboles, de questions-réponses ou encore de (aphorismes). Il traduit et commente aussi intégralement deux textes fondateurs et inédits du bouddhisme zen, le Hokyo Zan Mai et le San Do Kai,
L'esprit du Zen fut introduit au Japon chez un peuple dont la guerre était l'occupation habituelle. Ce fut le génie du Zen de transformer les techniques brutales de la guerre en arts qui ne se souciaient plus seulement de l'efficacité guerrière mais de la recherche de soi-même. Le sabre, l'arc et la flèche, instruments de mort devinrent des supports de méditation. Sous cette influence naquit le Bushido, code d'honneur, discipline chevaleresque qui recommande le désintéressement et le mépris de la mort. Tant et si bien que le Zen fut cette voie d'éveil, appelé "la religion des samouraïs." En termes vifs et imagés, parfois même en s'amusant, Maître Deshimaru répond aux questions de ses disciples, sans jamais leur faire oublier que Zen et arts martiaux sont l'apprentissage de la vie et la mort.
Djalâl-od-Din Rûmî que le monde de l'islam désigne, par respect, comme "notre maître" (Mawlânâ, Mevlana en turc) n'est pas seulement l'un des plus grands penseurs mystiques de tous les temps, un voyant qui (au XIIIe siècle !) parlait de la fission de l'atome et de la pluralité des systèmes solaires, c'est aussi l'un des plus merveilleux poètes de la littérature universelle, fondateur de l'ordre des derviches tourneurs. La mise de l'homme au diapason du cosmos, l'oratorio spirituel des derviches qui symbolise la ronde des planètes autour du soleil et, à un second niveau, la recherche du Soi, sont longuement célébrés dans les Rubâi'yât: comme les atomes, le soufi danse, et la musique ne fait que "réveiller les mystères du coeur".
Poème mystique de 700 versets, inséré dans la grande épopée anonyme du Mahabharata, La Bhagavad-Gîtâ, "le chant du Seigneur", est considérée comme la "Bible de l'Inde". Le dieu Krishna, avatar de Vishnu (voir Mythes et dieux de l'Inde), prenant la forme d'un conducteur de char, expose ici, au jeune guerrier Arjuna, une doctrine portant sur l'action, la discrimination, la connaissance et la dévotion. La présente traduction est de Camille Rao et, Jean Herbert, indianiste bien connu, qui est aussi le préfacier. Le volume comprend un glossaire, un index et des "définitions psychologiques" importantes. Parmi les innombrables commentaires écrits sur ce texte, celui de Shri Aurobindo (1872-1950) offre l'intérêt du regard d'un homme qui se retira de la vie publique après une carrière politique ardente pour rechercher une religion synthétique universelle. Fondateur, en 1926, d'un ashram dont il fut le gourou très influent jusqu'à sa mort, il a su adapter la pensée indienne à la vie moderne. Formé en Occident, il rend ici accessible pour nous ce grand trésor spirituel. --Colette-Rebecca Estin