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Zao Wou-Ki. 1935-2008
Villepin Dominique de ; Hendgen Yann
FLAMMARION
305,00 €
Épuisé
EAN :9782081229372
Picasso, dit Zao Wou-Ki, m?avait appris à dessiner comme Picasso, mais Cézanne m?apprit à regarder la nature chinoise. J?avais admiré Modigliani, Renoir, Matisse. Mais c?est Cézanne qui m?aida à me trouver moi-même, à me retrouver peintre chinois." Parti de Shanghai le 26 février 1948, Zao Wou-Ki débarque à Marseille après trente-six jours de bateau. Le 1er Avril au matin il est à Paris, et l?après-midi même se rend au Musée du Louvre. Il s?installe dans le quartier de Montparnasse, non loin de l?atelier d?Alberto Giacometti. Dès son arrivée, il est saisi par la beauté de Paris et sa qualité d?accueil: "Jamais, reconnait-il, je n?ai ressenti pour une grande ville une telle soudaine affection. Vos camarades de travail deviennent instantanément des amis de toujours." Dominant de mieux en mieux le médium occidental tout en gardant dans l?emploi du pinceau la maîtrise chinoise, Zao Wou-Ki remplacera très vite les pinceaux ronds dont il usait jusqu?alors pour ses tracés délicats et sa fine pellicule chromatique par des pinceaux rectangulaires et plats aux flexions élargies sur une couche picturale plus épaisse et plus fluide. Aujourd?hui, tous les grands musées du monde exposent des tableaux de Zao Wou-Ki, peintre dont l??uvre forme une "passerelle" entre la culture de l?Orient et la nôtre.
Résumé : " J'ai souvent redouté le drame d'un pays aveuglé, marchant à tâtons ", écrit Dominique de Villepin, après sept années passées au sommet de l'État. Dans une fulgurante synthèse historique, de la monarchie à la récente cohabitation, il décrit la France comme le pays du pouvoir, un pouvoir paralysé, divisé, confronté aux angoisses des Français. Dénonçant avec une verve nourrie de son expérience " l'esprit de Cour " qui s'est répandu partout, Dominique de Villepin veut croire au sursaut collectif, au " passeur " comme à tous ceux qui voudront participer à la " révolution pacifique ". " À nous, écrit-il, d'établir un nouveau pacte, un nouveau contrat, bien au-delà de celui venu du fond des âges, conclu entre le peuple inquiet et le Léviathan. " Pour lui, comme pour Malraux, ce qui caractérise la civilisation d'aujourd'hui est, à l'évidence, son absence de décisions. Aussi pense-t-il enfin venue l'heure " décisive ", le " temps de l'action ". Ce texte bref, lyrique, d'un style éblouissant porte le débat à son plus haut.
Nous vivons dans un système de cour et nous ne le savons pas. En apparence, nous évoluons dans une démocratie exemplaire, assise sur le suffrage universel et la récompense du mérite. En réalité, il n'en est rien, nous démontre Dominique de Villepin dans cet essai historique qui retrace l'histoire de la cour depuis sa fondation jusqu'à nos jours. Conjuguant la démarche de l'historien et le regard du témoin, l'ancien Premier ministre nous retrace une autre histoire de France vue à travers le prisme du pouvoir et de ses élites. Dans le dernier chapitre intitulé "Le déclin présidentiel", l'auteur - pour la première fois - raconte son expérience et nous livre des confidences inédites, notamment sur sa relation avec Jacques Chirac et les raisons de sa "rupture" avec Nicolas Sarkozy.
Face à l'histoire en train de se faire, retrouvons la capacité d'agir pour la changer plutôt que la subir. Connaître. Comprendre. Anticiper. S'engager. Raisonner sur les événements en cours à l'aide des exemples du passé et des courants de fond qui travaillent nos sociétés est, à soi seul, un exercice d'émancipation. Je m'y suis efforcé au cours de ces deux dernières années à travers voyages et rencontres, en France et dans le monde. Partout, j'ai constaté l'urgence de se saisir d'un destin commun. Les hommes sont les acteurs de leur propre histoire, non malgré eux, par une ruse de la raison, mais par la vertu de leur liberté. Il s'agit de construire une communauté d'hommes libres, sur les ruines d'un passé révolu. Pour la première fois, à l'issue d'un siècle d'intégration mondiale tantôt douloureuse, tantôt heureuse, nous sommes en situation d'affirmer pleinement notre destin collectif à l'échelle du globe. Le chantier est immense car il consiste à rechercher, avec un ?il neuf, ce qui peut aujourd'hui constituer l'intérêt général pour le monde.
Cet Eloge s'imposa il y a bien longtemps. J'avais seize ans, et toi mon frère dix-huit, quand nous marchions dans les rues de New York à l'heure où le soleil couchant éclaboussait les tours. Tu scrutais le paysage, les visages blafards à six heures, la fumée qui jaillissait partout, luttant contre les ombres. Je compris que, hors de ce quotidien aveugle et sourd, il te fallait des mots, comme des ballons de couleur, pour toucher au c?ur. Des mots de ces fous, qui s'en sont allés quérir au fond du désespoir la lueur qui ouvre le chemin, la passion qui fait sauter les verrous de la langue. Des mois durant ils agrandirent la vie.Toi parti, il me restait ce devoir de l'aînesse: dire après la catastrophe, apprivoiser la parole pour les enfants de la peine. Oui, la poésie, pour vivre encore.Contre le naufrage de la mémoire, contre les forces vaines, choisissons le combat qui grandit. Et partageons les mots de Rimbaud, d'Artaud ou de Duprey, de tous ces voleurs de feu qui allumèrent les brasiers de l'âme, pour ne bâtir d'autre empire qu'à l'intérieur de soi.Tourne et craque la terre dans l'obscur mystère où se débattent voix et masques, victimes et bourreaux! Derrière l'urgence de chaque jour, je rêve d'une parole qui défriche, d'une parole qui sauve. Alors cet ouvrage, pour refuser la fatalité et le vertige, pour exorciser la peur qui crie au fond de nous!D. V.