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Le Favori, tragi-comédie (1665)
Villedieu Marie-Catherine de ; Amstutz Delphine
HERMANN
26,95 €
Épuisé
EAN :9782705694777
Créé le 24 avril 1665 par la troupe de Molière au Palais-Royal, Le Favori, troisième et dernière pièce de Marie-Catherine de Villedieu, fut représenté devant Louis XIV à Versailles dans la nuit du 13 au 14 juin. Imitée d'une comedia espagnole, cette tragi-comédie met en scène la soudaine disgrâce de Moncade, le favori du roi de Barcelone. Lassé des coquettes façonnières et des flatteurs importuns qui troublent sa solitude, il s'abandonne à la mélancolie et accuse la faveur royale de le priver de toute amitié sincère, de tout amour véritable. Seul un revers de fortune lui permettrait de distinguer les amis sincères des caméléons de cour attirés par l'éclat de sa gloire. Le roi ordonne donc qu'il soit arrêté et emprisonné. Feinte disgrâce ou vrai coup d'Etat ? Au moment où s'achève le procès de Nicolas Fouquet, Mme de Villedieu soustrait à la représentation la prise de décision royale et plonge le spectateur dans la perplexité. Réponse au Cinna de Corneille, Le Favori interroge ainsi les fondements, les finalités et les limites de l'absolutisme.
Résumé : " Mais, Madame, quand on est née pour les aventures, on a beau faire, l'influence est toujours la plus forte ; et lorsqu'on y songe le moins, il arrive des choses qui donnent un tour de roman aux affaires les plus simples et les plus communes. " Sur ce principe se fondent les Mémoires de la vie de Henriette-Sylvie de Molière, autobiographie fictive d'une héroïne hors du commun : de naissance mystérieuse, elle est jetée dans des tribulations qui vont de coups du sort en coups de théâtre, menant le lecteur d'étonnement en surprise. Ses aventures sont contées avec une liberté de ton qui n'a d'égale que l'aisance avec laquelle Henriette-Sylvie les traverse. Roman de femme sur une femme, il n'a d'autre prétention que de susciter le rire et l'émotion, ni d'autre dessein que de témoigner d'une liberté de m?urs que son sexe avait connue avec les grandes dames de la Fronde, et était en train de perdre sous l'absolutisme naissant de Louis XIV.
Villedieu Marie-Catherine de ; Houdard Sophie ; Le
Je ne cacherai rien, non pas même des plus folles aventures où j'aurai eu quelque part", déclare Henriette-Sylvie de Molière au début de ses Mémoires (1672-1674). Et elle tient parole : l'histoire de sa vie est un tourbillon d'intrigues, de déguisements, de feux allumés à chaque passage d'une héroïne qui se dit "naturellement badine" et qui a l'art de se défaire des amants importuns. Il en résulte un roman d'un humour et d'une audace fort peu classiques, qui donne à penser sur les notions de liberté et de respect des femmes, ainsi que sur une éthique naturelle de la galanterie. L'autrice, grand nom de son temps, invente là le premier roman-mémoires de la littérature française : il sera une source d'inspiration capitale pour Marivaux et Prévost au XVIIIe siècle. Présentation, notes, synopsis, annexes, chronologie et bibliographie de Sophie Houdard et Erik Leborgne.
Résumé : On connaît et on admire les Lettres portugaises, modèle fondateur d'un roman épistolaire tourné vers l'analyse de la passion et les déchirements du coeur. Mais sait-on qu'au même moment, dans la France du Grand Siècle, la fiction épistolaire était explorée dans d'autres directions, moins pathétiques mais plus réjouissantes ? Ce sont deux exemples de ces expérimentations que propose cette édition. On découvre ainsi comment Mme de Villedieu, dans Le Portefeuille (1674), a poussé la logique de la correspondance galante jusqu'à son terme libertin ; on constate avec La Valise ouverte (1680) de Préchac que le hasard peut devenir romancier. C'est en effet à l'abri de la fable du " roman trouvé " par un auteur qui n'en serait que l'éditeur que peuvent se déployer les audaces de telles fictions.
Lapointe Pascal ; Dupont Christophe ; Boileau José
L'information est un service public essentiel. Sans information, comment prendre des décisions éclairées sur les enjeux de société de l'heure ? La question est devenue encore plus importante à l'heure des réseaux sociaux, qui fournissent de l'information en abondance, mais sans vérifications ni préférences pour des sources crédibles. Pour ce faire, il faut des journalistes et des médias dignes de ce nom. Comment la nouvelle génération de journalistes va-t-elle réussir à se sortir de cette situation ? Comment trouver du travail et des contrats lucratifs tandis que les médias peinent à survivre et à trouver un "modèle d'affaires " ? Que signifie concrètement devenir journaliste indépendant, ou pigiste, ou entrepreneur, dans la crise actuelle des médias ? Quelles sont les habiletés dont un "nouveau journaliste " a besoin, au-delà des compétences de base qu'on enseigne dans les écoles de journalisme ? Comment la nouvelle génération de journalistes va-t-elle réussir à maintenir la liberté de la presse à travers ce dédale ? S'ils peinent à trouver du boulot, qu'ils deviennent journalistes indépendants, les nouveaux journalistes tireront-ils leur épingle du jeu ? Cet ouvrage s'adresse aux journalistes indépendants, pigistes ou blogueurs ou aux équipes qui songent à créer un nouveau média. Il leur apportera ce temps essentiel de réflexion pour mieux saisir les enjeux de la profession et relever leurs manches, à l'heure de la communication planétaire, des algorithmes et des inquiétudes sur l'avenir de la profession.
Les principes directeurs du présent livre sont la libre pensée et la libre expression, ouvertes, mobiles et affranchies des idéologies conservatrices ou progressistes". La guerre des sexes n'est pas morte : sous la pression de mouvements dénonciateurs ou en raison de clivages politiques grandissants, hommes et femmes semblent poussés à l'affrontement. Aussi nombreuses que soient les voix s'élevant pour arbitrer la rixe, celle de Camille Paglia connaît peu d'égales. Ce recueil convie à un riche programme : l'histoire du féminisme, les rapports entre l'inné et l'acquis, l'avortement, la chirurgie plastique, les femmes en politique, le sadomasochisme ou encore l'esthétique (qu'il s'agisse de la représentation évolutive des corps féminins dans l'histoire de l'art ou de l'étude de figures inspirantes, du buste de Néfertiti à la belle du Sud, en passant par Madonna et Germaine Greer). Pareille diversité atteste un apport précieux et original aux débats féministes et culturels contemporains.
Les technologies visant à augmenter les capacités physiques et psychologiques des soldats ont toujours fait partie intégrante de l'histoire militaire. Toutefois, les recherches actuelles n'ont plus rien à voir avec les expériences du passé, à tel point qu'il est désormais possible de parler d'une révolution de la condition humaine qui mènera à plus ou moins brève échéance à une situation où les guerres du futur seront menées par des "super soldats". Cette possibilité, qui est de plus en plus réelle et inévitable, mais qui demeure étonnamment négligée par les éthiciens, ouvre la porte à une série de questions fondamentales : ces technologies sont-elles moralement problématiques ? Si elles sont permises, en vertu de quels critères est-il possible de distinguer celles qui sont acceptables de celles qui ne devraient pas être tolérées ? Ces innovations vont-elles enfreindre les principes moraux de la "guerre juste" ? Quels devraient être les paramètres éthiques du développement de ces technologies ? Ce premier ouvrage en langue française sur le soldat augmenté cherche à répondre à ces questions. Refusant d'adopter un point de vue manichéen sur cette question, Jean-François Caron explique que les nouvelles technologies d'augmentation entraînent un dilemme moral important. D'un côté, elles peuvent être interprétées comme une obligation morale de la part de l'armée à l'égard des soldats. De l'autre, elles peuvent également entraîner des violations des règles de la guerre. A la lumière de cette tension, l'auteur propose une vision nuancée des tenants et aboutissants de ces technologies militaires et suggère un cadre éthique original permettant de délimiter leur développement et leur utilisation.
Cénat Jude Mary ; Cyrulnik Boris ; Dérivois Daniel
Même si, avec plus de 200 000 morts et des dizaines de milliers de blessés, le séisme du 12 janvier 2010 a déjà suscité nombre de réflexions sur l'histoire et la population haïtiennes, on a rarement l'occasion de lire des témoignages aussi poignants ainsi qu'une fine analyse des traumatismes et de la résilience des survivants. Tout le monde s'en souvient : isolés, sans abri, sans nourriture, débordés par la dévastation et dans l'attente des secours, les insulaires ont vécu parmi les morts et avec les morts pendant de nombreuses semaines. Ces témoignages de survivants nous font précisément entrer dans cet enfer, dans le récit d'une souffrance insupportable, mais qui refuse toute attitude condescendante. Par-delà blessures et amputations, le dialogue avec l'auteur laisse lentement apparaître les voies salutaires de la résilience, une sortie proprement humaine vers la vie, comme une renaissance que donne en partage le peuple haïtien à l'humanité entière. Cela nous donne un ouvrage touchant, rigoureux et engagé. Un ouvrage édifiant.