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Mémoires de la vie de Henriette-Sylvie de Molière
Villedieu Marie-Catherine de
DESJONQUERES
18,25 €
Épuisé
EAN :9782843210549
Mais, Madame, quand on est née pour les aventures, on a beau faire, l'influence est toujours la plus forte ; et lorsqu'on y songe le moins, il arrive des choses qui donnent un tour de roman aux affaires les plus simples et les plus communes. " Sur ce principe se fondent les Mémoires de la vie de Henriette-Sylvie de Molière, autobiographie fictive d'une héroïne hors du commun : de naissance mystérieuse, elle est jetée dans des tribulations qui vont de coups du sort en coups de théâtre, menant le lecteur d'étonnement en surprise. Ses aventures sont contées avec une liberté de ton qui n'a d'égale que l'aisance avec laquelle Henriette-Sylvie les traverse. Roman de femme sur une femme, il n'a d'autre prétention que de susciter le rire et l'émotion, ni d'autre dessein que de témoigner d'une liberté de m?urs que son sexe avait connue avec les grandes dames de la Fronde, et était en train de perdre sous l'absolutisme naissant de Louis XIV.
Résumé : On connaît et on admire les Lettres portugaises, modèle fondateur d'un roman épistolaire tourné vers l'analyse de la passion et les déchirements du coeur. Mais sait-on qu'au même moment, dans la France du Grand Siècle, la fiction épistolaire était explorée dans d'autres directions, moins pathétiques mais plus réjouissantes ? Ce sont deux exemples de ces expérimentations que propose cette édition. On découvre ainsi comment Mme de Villedieu, dans Le Portefeuille (1674), a poussé la logique de la correspondance galante jusqu'à son terme libertin ; on constate avec La Valise ouverte (1680) de Préchac que le hasard peut devenir romancier. C'est en effet à l'abri de la fable du " roman trouvé " par un auteur qui n'en serait que l'éditeur que peuvent se déployer les audaces de telles fictions.
Villedieu Marie-Catherine de ; Houdard Sophie ; Le
Je ne cacherai rien, non pas même des plus folles aventures où j'aurai eu quelque part", déclare Henriette-Sylvie de Molière au début de ses Mémoires (1672-1674). Et elle tient parole : l'histoire de sa vie est un tourbillon d'intrigues, de déguisements, de feux allumés à chaque passage d'une héroïne qui se dit "naturellement badine" et qui a l'art de se défaire des amants importuns. Il en résulte un roman d'un humour et d'une audace fort peu classiques, qui donne à penser sur les notions de liberté et de respect des femmes, ainsi que sur une éthique naturelle de la galanterie. L'autrice, grand nom de son temps, invente là le premier roman-mémoires de la littérature française : il sera une source d'inspiration capitale pour Marivaux et Prévost au XVIIIe siècle. Présentation, notes, synopsis, annexes, chronologie et bibliographie de Sophie Houdard et Erik Leborgne.
Homme de guerre et homme du monde autant qu'homme de pensée et d'écriture, Saint-Evremond prend place parmi les grands moralistes du XVIIe siècle, les La Rochefoucauld, Pascal et La Bruyère ; mais sa place est à part : Sainte-Beuve voyait en lui un " Montaigne adouci ". Comme en témoignent généreusement les textes de ce recueil, ce n'est pas l'abstrait des principes qui suscite sa réflexion, c'est l'expérience des rapports que tout homme entretient avec l'histoire, les m?urs, la langue, les livres, avec les autres et avec soi. On voit alors se dessiner en creux la figure du moraliste véritable dont la méthode consiste à prendre la vie pour guide et non les idées préconçues. Cette rare liberté d'esprit et de style qui rend sa lecture si tonique aujourd'hui, Saint-Evremond la laisse s'épanouir dans le mouvement d'un commentaire, d'une conversation, sur le mode privé et amical de la séduction et de la connivence. Il traite de l'essentiel, et, parce qu'il s'agit de l'essentiel, il en traite comme négligemment, du bout des lèvres, avec une fermeté discrète.
Résumé : La préoccupation des nourritures du corps traverse l'?uvre de voltaire, qui devait mériter le surnom d' " aubergiste de l'Europe ". la présente enquête, menée à partir de la correspondance de l'auteur comme de ses écrits d'histoire et de fiction, s'attache à reconstituer le mode de vie régnant aux Délices et au château de Ferney, les modes d'approvisionnement, les choix des mets, la préparation des plats, pour restituer enfin à nos yeux une table de riche au XVIIIè siècle. Mais la table est avant tout un lieu de convivialité. Ces plaisirs du corps ne seraient rien sans ceux de l'esprit qu'ils ont pour fin de susciter et de rehausser. Les soupers philosophiques où Voltaire régale ses invités de bons mots sont des festins de paroles. L'esprit encyclopédique de l'hôte de Ferney y développe maintes considérations sur le rapport en nourriture et économie, nourriture et sacré, exhortant les philosophes à célébrer les agapes et à " dresser un autel à la raison dans leur salle à manger ".
Garcia-Baquero Gonzalez Antoni ; Bennassar Bartolo
Dès la découverte du Nouveau Monde, un intense trafic s'instaura entre les possessions européennes et les royaumes d'outre-mer du souverain des Espagnes. Il reçut le nom de Carrera de Indias : la Route des Indes occidentales, c'est-à-dire des Amériques. Ainsi naissait un réseau d'échanges aux dimensions de la planète, archétype de tous les systèmes économiques mondiaux ultérieurs : escortées par les galions, ses flottes transportaient par-delà l'Océan commerçants, aventuriers, militaires et missionnaires, épices, étoffes, armes, alcools, cuirs, perles, or et argent surtout, mais esclaves aussi. Mettant en rapport les hommes, les cultures et les denrées d'Europe, d'Afrique et d'Amérique, la Carrera de Indias fut un phénomène fondateur du monde moderne, que les esprits drapèrent du prestige du mythe. Ce livre en offre la première synthèse générale. Il fait le tableau des trois siècles du monopole espagnol, exercé depuis Séville d'abord et Cadix ensuite. Depuis l'aube du XVIe siècle jusqu'au crépuscule du XVIIIe ce trafic est envisagé dans ses aspects juridiques, administratifs et financiers, mais aussi dans son déroulement réel, à travers tempêtes, guerres, piraterie, variant au gré des progrès techniques et des vicissitudes économiques. Au fil de l'analyse se révèle la réalité d'une entreprise prodigieuse, compromis instable entre prétentions royales, ambitions négociantes, avidités étrangères et astreintes naturelles, ranimée sans relâche par les illusions fascinantes des imaginations éblouies.