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Les édiles au stade. Aux origines des politiques sportives municipales (vers 1850-1914)
Villaret Sylvain ; Tétart Philippe
PU RENNES
26,00 €
Épuisé
EAN :9782753580343
L'histoire de la mobilisation des municipalités autour de la question sportive est encore balbutiante. Cet ouvrage voudrait faire en sorte qu'elle le soit un peu moins. Deux questions sont à son origine : à quand remonte l'émergence des actions municipales favorables aux pratiques physiques et, plus particulièrement, aux sports ? A partir de quand ces actions relèvent-elles, stricto sensu, de "politiques publiques" des sports ? Une quinzaine de contributions, consacrées à Paris, Colombes, Toulouse, Strasbourg, Saint-Etienne, Angers, Vichy, Le Creusot, Montceau-les-Mines, Bègles, Carpentras, Saint-Brévin et Les Sables d'Olonne, mais aussi à la Corse et aux petites communes drômoises et ardéchoises, apportent des éléments de réponse. Qu'apprend-t-on ? Que les actions municipales s'affirment dès le XIXe siècle. Que les élus agissent, résolument, plus "par" le sport - pour travailler leur image, celle de leur ville, dynamiser l'économie locale - que "pour" le sport. Que la mobilisation des mairies est parfois très franche, conquérante même. Au final, cet ouvrage montre que la Belle Epoque est une période clé d'incubation des politiques sportives municipales. Il invite donc à introduire la stimulation municipale parmi les facteurs favorisant l'essor du phénomène sportif des années 1850 à la Grande Guerre.
L'HISTOIRE des congrégations mariales est encore à faire" , écrivait le Père Fouqueray dans les Etudes du 5 janvier 1903. Bien avant lui, on s'en était déjà plaint sur tous les tons et depuis quarante ans, la même plainte continue de se faire entendre. Au regret de cette lacune, au désir de la voir combler, se joint souvent l'étonnement de devoir la constater. De fait, il y a bien lieu de s'étonner et de se demander quel sort fâcheux pèse sur cette histoire, pour la rendre irréalisable malgré le désir qu'on en a. Ce n'est pourtant pas histoire ancienne qui se perde dans la nuit des temps : elle ne remonte qu'au milieu du XVIe siècle ; ni histoire privée d'une confrérie locale, d'une simple association de piété sans matière à raconter : répandues dans le monde entier, les congrégations pratiquaient partout la dévotion, la charité, l'apostolat, l'action sociale sous les formes les plus variées. Moins encore est-elle histoire occulte et qu'on voulût délibérément celer : les congrégations se dépensaient en plein jour dans les manifestations de la religion, dans toutes les oeuvres spirituelles et corporelles de miséricorde ; les pauvres, les malades, les pécheurs, les hérétiques étaient les témoins permanents de leur activité. [... ] Nous avons cru devoir diviser cette histoire en deux grandes périodes : avant et après la suppression de la Compagnie de Jésus. Cet événement, à la vérité, provoqua une crise fort grave dans la vie des congrégations ; il n'entraînait pas leur mort ; mais deux faits d'ordre juridique sont venus donner à leur activité une allure assez différente et aux congrégations elles-mêmes une physionomie renouvelée. Non que rien ait été changé à leurs caractères essentiels ; loin de là, car c'est précisément un de leurs caractères essentiels de s'adapter à toutes les circonstances de temps et de lieux ; il en est d'elles comme des personnes dont le visage, exprimant à chaque instant les perpétuelles vicissitudes de leur vie, reste néanmoins toujours identique à lui-même. En premier lieu, les congrégations ont débordé leur cadre primitif. Limitées par Grégoire XIII et par Sixte V aux maisons où s'exerce le ministère de la Compagnie de Jésus et placées par eux sous l'autorité du Père Général, elles s'établissent désormais en tous lieux et, sauf dans les maisons de l'Ordre, elles relèvent de la juridiction exclusive des évêques. Or, des nouvelles congrégations agrégées à la Prima Primaria de Rome, et qui sont en moyenne d'un bon millier chaque année depuis le début de ce siècle, quatre-vingt-quinze pour cent sont érigées hors des maisons de la Compagnie et sont par conséquent complètement entre les mains des évêques, cinq pour cent seulement sous la dépendance des jésuites, du moins en ce qui regarde leur régime intérieur car, pour l'activité extérieure, elles ont toujours toutes reconnu l'autorité épiscopale. L'autre changement résulte du bref Quo tibi de Benoît XIV, permettant l'admission des femmes dans les congrégations et l'ér
Apparu en France au XVIIIe siècle, le concept de naturisme désigne une doctrine de soins néo-hippocratique. D'une approche médicale particulière, il prend rapidement la forme d'une thérapeutique et d'une hygiène basées sur l'usage des éléments de la nature et le respect de ses lois. Au début du XXe siècle, il donne lieu à plusieurs mouvements qui défendent un mode de vie alternatif fondé sur l'idée d'un épanouissement de l'individu grâce à un retour raisonné à la nature. Tout en retraçant les grandes étapes traversées par ce phénomène complexe du XVIIIe siècle jusqu'en 1950, cet ouvrage étudie les pratiques corporelles présentes dans les diverses formes de naturisme et les significations qui leurs sont associées. La question de leur spécificité comme du rôle qui leur est confié dans les organisations naturistes est centrale. Cette réflexion permet de repérer les processus responsables des formes prises par le naturisme et d'apprécier dans quelle mesure les activités physiques et les sports ont contribué à l'essor de ces mouvements et à leur transformation. L'auteur met également en lumière le rôle qu'a joué le naturisme dans l'évolution des propositions d'éducation physique dans les secteurs privé et public, tant sur le plan des conceptions, des représentations que des pratiques. L'étude des processus de diffusion et d'appropriation des thèmes naturistes dans le champ de l'éducation physique et des sports est ainsi privilégiée. D'une façon plus générale, l'intérêt de cet ouvrage est d'identifier les réalisations sociopolitiques du naturisme avec une mise en perspective européenne.
Pourquoi Sinclair Foulk, auteur peu connu de romans d'anticipation, est-il enlevé à Bora-Bora par des hommes venus du futur, qui le transportent à Point-Zéro, capitale de l'Eurafricasie, chez les Zed dont la civilisation rétrograde et malthusienne le stupéfie ? Pourquoi les A, sauvagement condamnés au progrès éternel, cherchent-ils eux aussi à le retenir dans leur Mégapole inhumaine ? Sur un thème simple - notre terre poursuivra-t-elle sa course vers le gouffre de la croissance exponentielle ou trouvera-t-elle une solution plus heureuse aux désirs des hommes ? - un "Time Opera" d'un humour inquiétant.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.