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Appropriations du développement durable. Emergences, diffusions, traductions
Villalba Bruno
PU SEPTENTRION
22,00 €
Épuisé
EAN :9782757401170
Le développement durable ne fait désormais plus débat; en quelques années, il est devenu un nouveau lieu commun des discours des autorités politiques, économiques et morales. Un tel unanimisme recouvre-t-il réellement une même aspiration à créer un développement capable de faire face aux inégalités sociales ou aux crises environnementales? Les contributions de ce livre évaluent les procédures d'appropriation du développement durable - comment les acteurs s'en saisissent et décrètent l'appliquer. L'appropriation est une reformulation du projet constitué par le DD, en opérant une réflexion critique permanente sur les intentions portées par le DD et ses modalités d'application. Ce travail d'appropriation est donc une réinterprétation des principes généraux du DD afin de les adapter aux savoir-faires des secteurs d'activité concernés. L'approche pluridisciplinaire (droit, science politique, économie, géographie, aménagement, anthropologie) permet de constater que l'appropriation permet une conciliation, a minima, de la durabilité avec les habitudes culturelles et professionnelles de chacun des acteurs étudiés. Dès lors, nous assistons à une normalisation du DD qui explique son usage intensif, alors même qu'il perd tout contenu subversif.
La crise énergétique, doublant à présent la crise environnementale liée à l'exploitation des ressources fossiles, a rendu la sobriété inévitable. L'idée, pourtant, n'est pas neuve : de l'éthique personnelle promue par les épicuriens ou les stoïciens à la "sobriété heureuse" de Pierre Rabhi, en passant par la tempérance comme vertu théologale chrétienne, l'histoire de la sobriété plonge loin ses racines dans les sociétés de subsistance. Mais qu'en est-il dans nos sociétés d'abondance récente désormais sous contrainte écologique ? Pour Bruno Villalba, il manque encore à la sobriété de devenir politique. Quelles seraient les conditions de cette politisation ? Quels en seraient les effets autres que le seul rationnement ? Et comment, en ce cas, les politiques de sobriété ne nous conduiraient-elles pas à réexaminer à nouveaux frais un certain nombre de concepts-clés de la démocratie représentative, comme la justice sociale et l'égalité ? En réalité, loin de consister simplement en l'élargissement d'une éthique personnelle, une politique de sobriété impliquerait de réviser en profondeur les conditions de bien-être de notre société matérialiste, hédoniste et pluraliste. Sommes-nous réellement prêts à renoncer à un imaginaire de l'abondance et à adapter notre liberté aux limites planétaires ?
Hiez David ; Villalba Bruno ; Vallançon François ;
La désobéissance civile constitue un défi au Droit et aux règles de la démocratie représentative. La désobéissance civile s'enracine dans une histoire ancienne et complexe, que notre société, de plus en plus technicienne et individualiste, réactive. L'acte désobéissant connaît aujourd'hui un regain de vigueur, s'appuyant sur de nouveaux registres de légitimité. La contestation de la règle oblige les systèmes juridiques et politiques, notamment nos démocraties représentatives pluralistes, à reformuler les fondements de l'obéissance du citoyen à la loi. C'est que, contrairement aux contestations de type révolutionnaire, la désobéissance civile est une remise en cause de la règle juridique d'autant plus complexe qu'elle ne se situe pas en dehors du système légal mais en son sein, se revendiquant même comme une forme de participation démocratique à la production de la norme. Loin d'être un simple acte de négation de l'ordre politique, elle se revendique comme une contribution - dont l'expression est certes particulière - à l'extension du champ de la confrontation politique, en dehors des arènes représentatives. Ces interrogations relatives à la normativité ont déjà fait l'objet de recherches dans les diverses disciplines qui étudient le phénomène juridique. La science politique a, de son côté, étudié le mécanisme en suivant les formes de mobilisation que génère la figure du désobéissant. En revanche, il n'est pas habituel de les faire se rencontrer pour un travail inter-disciplinaire et encore moins autour de la désobéissance civile. Dans cette matière où débats théoriques et actions pratiques sont si intimement mêlés, il semble profitable de confronter ces deux points de vue. Ce livre propose donc un échange croisé et parfois contradictoire, sur les raisons et fins de la désobéissance civile. Biographie de l'auteur David Hiez, professeur de droit civil et de théorie du droit à l'université du Luxembourg, "La clause de conscience ou la conscience source de droit", Mélanges Jesta, Dalloz, 2006. Bruno Villalba, maître de conférences en sciences politiques à l'Institut d'Etudes Politiques de Lille, et membre du Centre d'Etudes et de Recherches administratives, politiques et sociales (CNRS, UMR 8026), Des Milieux et des hommes: fragments d'histoires croisées (avec T. Muxart, F.-F. Vivien, et J. Burnouf dir), Paris, Elsevier, Coll. Environnement, 2002).
La vidéosurveillance fait désormais partie des outils utilisés dans les politiques sécuritaires. Les récentes évolutions techniques rendent son usage de plus en plus intrusif dans la vie privée mais aussi dans l'espace public. Cet ouvrage explore une dimension encore inédite de la vidéosurveillance. Elle réside dans le caractère automatique de la détection des "comportements anormaux" dans l'espace public. L'anormalité est un enjeu fondamental dans la définition de la citoyenneté, en établissant une frontière entre ce qui est jugé acceptable et ce qui doit être réprimé. Or, des projets de recherches appliqués récents tentent de coupler l'usage de la vidéosurveillance avec une évaluation automatique de l'anormalité. Désormais, les algorithmes contribuent à définir ces comportements anormaux et donc, dessinent les figures de l'anormal. L'automaticité modifie considérablement les capacités d'appréciation de la normalité, jusqu'ici de la compétence du juge et des pouvoirs publics. La convergence des techniques (vidéo, base de données informatiques...) contribue à modifier profondément les frontières de l'espace public et, par conséquent, de l'espace démocratique. L'ouvrage présente les débats interdisciplinaires qui ont eu lieu à l'occasion d'une application technique actuellement en cours. S'interroger sur ce qu'est un comportement anormal permet de rappeler les modalités d'élaboration de la normalité dans une démocratie.
Villalba Bruno ; Mascret Vianney ; Sarano François
Chaque coup de palme compte. Plonger nous immerge dans une situation paradoxale : cela participe à notre émerveillement face à la nature mais contribue aussi à la dégrader. Plonger n'est jamais sans conséquence sur les milieux marins, les littoraux et notre planète bleue. Plutôt que de se réfugier dans un déni confortable, il s'agit de faire face à notre responsabilité et agir. Insister sur l'importance de notre responsabilité, c'est valoriser la relation qui nous lie à ce monde fabuleux : son extrême vulnérabilité est aussi la notre. Notre émerveillement doit nous permettre de construire d'autres attitudes afin de réduire notre impact sur les océans. Que ce soit avant de plonger, pendant ou après, Vers une plongée durable présente des solutions que chaque plongeur.e peut décider d'adopter. Une autre manière de prolonger le lien si particulier qui nous relie au grand bleu.
Les articles suivent trois directions d'étude : ils cherchent d'abord à expliquer la façon dont Pozner " monte " ses livres au sens quasi cinématographique du terme, ouvrant ainsi la voie à une poétique de la littérature de montage. Ils explorent ensuite la dimension politique de cette recherche formelle pour montrer que ces récits se muent en fresque dynamique qui révèle la douloureuse expérience des événements politiques. Enfin, ils resituent Pozner dans l'Histoire littéraire du XXe pour lui donner sa juste place. L'ouvrage essaie donc de redonner toute sa place à ce frère talentueux de Boris Pilniak et de John Dos Passos qu'est Vladimir Pozner - une place à la fois considérable et insuffisamment reconnue - dans le contexte d'une littérature contemporaine aujourd'hui soucieuse d'explorer les territoires de la non-fiction.
La question de l'énergie s'impose comme un des enjeux majeurs du XXIe siècle ! Le concept de transition énergétique s'inscrit plus que jamais au coeur des politiques publiques, déclinées ensuite au niveau plus infra des territoires. Toutes ces questions d'ordre environnemental, technique ou sociétal suscitent des prises de position tranchées et des controverses d'ampleur, comme si les problèmes soulevés appartenaient à l'instantané d'une contemporanéité agitée. Or, il apparais que les phases de mutation liée à l'émergence de nouvelles énergies ont été récurrentes depuis le XVIII` siècle, se heurtant parfois à des verrous technologiques, des impasses, des défiances. Malgré tout, des filières énergétiques se sont peu à peu imposées à l'existant générant des ascendances techniques et de nouveaux usages. Les acres de ces 6" Journées d'Histoire Industrielle ont pour ambition de s'interroger sur ces dynamiques comme sur ces échecs rappelant en somme qu'aucun système ne reste figé.
Hoppenot Eric ; Baudelle Yves ; Morzewski Christia
Ce volume propose des lectures inédites d'une partie relativement peu connue de l'oeuvre de Blanchot (hormis Thomas l'Obscur), ses premiers romans, Aminadab, Thomas l'Obscur et Le Très Haut. Les études proposées analysent les différents romans notamment dans leur contexte historique et philosophique. Elles mettent également en exergue la singularité esthétique d'une des oeuvres les plus originales du XXe siècle.
Nogry Sandra ; Boulc'h Laetitia ; Villemonteix Fra
Le rapport de l'école primaire aux technologies numériques fait l'objet d'une attention constante et suscite encore aujourd'hui de nombreuses questions : quels sont les usages qui en sont faits en classe ? Quelles modifications des pratiques pédagogiques induisent-elles ? Sur un autre plan, comment l'action pédagogique mobilisant ces instruments est-elle accompagnée ? C'est à ce double enjeu que tente de répondre cet ouvrage. En mobilisant différents cadres théoriques, il propose un ensemble de recherches récentes sur ces questions vives. L'influence des tablettes sur les pratiques d'écriture en classe ainsi que la question très actuelle de l'apprentissage de l'informatique à l'école primaire sont abordées. L'évolution des modes et pratiques de supervision pédagogique en France et dans différents pays d'Afrique subsaharienne est également développée. Cet ouvrage présente l'originalité de s'inscrire dans un contexte francophone, il met en avant la contribution des recherches en éducation aux débats sur le numérique à l'école.