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Politiques de sobriété
Villalba Bruno
POMMIER
24,99 €
Épuisé
EAN :9782746525214
La crise énergétique, doublant à présent la crise environnementale liée à l'exploitation des ressources fossiles, a rendu la sobriété inévitable. L'idée, pourtant, n'est pas neuve : de l'éthique personnelle promue par les épicuriens ou les stoïciens à la "sobriété heureuse" de Pierre Rabhi, en passant par la tempérance comme vertu théologale chrétienne, l'histoire de la sobriété plonge loin ses racines dans les sociétés de subsistance. Mais qu'en est-il dans nos sociétés d'abondance récente désormais sous contrainte écologique ? Pour Bruno Villalba, il manque encore à la sobriété de devenir politique. Quelles seraient les conditions de cette politisation ? Quels en seraient les effets autres que le seul rationnement ? Et comment, en ce cas, les politiques de sobriété ne nous conduiraient-elles pas à réexaminer à nouveaux frais un certain nombre de concepts-clés de la démocratie représentative, comme la justice sociale et l'égalité ? En réalité, loin de consister simplement en l'élargissement d'une éthique personnelle, une politique de sobriété impliquerait de réviser en profondeur les conditions de bien-être de notre société matérialiste, hédoniste et pluraliste. Sommes-nous réellement prêts à renoncer à un imaginaire de l'abondance et à adapter notre liberté aux limites planétaires ?
Résumé : L'écologie politique se présente comme le cinquième grand discours sur la modernité, après le libéralisme, l'anarchisme, le communisme et le socialisme. En France, il apparaît au début des années 1970 en proposant une nouvelle relation entre le projet émancipateur de l'individualisme et la capacité de la Terre à y répondre. Mais il est parallèlement à la recherche d'un courant politique en mesure de le promouvoir dans l'arène électorale. Cet ouvrage examine les conditions de la construction de l'écologie politique, en insistant sur le pluralisme de ses sources théoriques - parfois contradictoires -, ses évolutions stratégiques et ses fluctuations électorales. Il confronte les processus internes (constructions partisanes, concurrences entre formations écologistes, régulations militantes, etc.) aux processus politiques externes (règles du jeu politique, offre idéologique). Il procède enfin à une contextualisation de cette histoire au regard de l'amplification des crises écologiques planétaires et de l'apparition de nouvelles contributions théoriques et militantes.
Hiez David ; Villalba Bruno ; Vallançon François ;
La désobéissance civile constitue un défi au Droit et aux règles de la démocratie représentative. La désobéissance civile s'enracine dans une histoire ancienne et complexe, que notre société, de plus en plus technicienne et individualiste, réactive. L'acte désobéissant connaît aujourd'hui un regain de vigueur, s'appuyant sur de nouveaux registres de légitimité. La contestation de la règle oblige les systèmes juridiques et politiques, notamment nos démocraties représentatives pluralistes, à reformuler les fondements de l'obéissance du citoyen à la loi. C'est que, contrairement aux contestations de type révolutionnaire, la désobéissance civile est une remise en cause de la règle juridique d'autant plus complexe qu'elle ne se situe pas en dehors du système légal mais en son sein, se revendiquant même comme une forme de participation démocratique à la production de la norme. Loin d'être un simple acte de négation de l'ordre politique, elle se revendique comme une contribution - dont l'expression est certes particulière - à l'extension du champ de la confrontation politique, en dehors des arènes représentatives. Ces interrogations relatives à la normativité ont déjà fait l'objet de recherches dans les diverses disciplines qui étudient le phénomène juridique. La science politique a, de son côté, étudié le mécanisme en suivant les formes de mobilisation que génère la figure du désobéissant. En revanche, il n'est pas habituel de les faire se rencontrer pour un travail inter-disciplinaire et encore moins autour de la désobéissance civile. Dans cette matière où débats théoriques et actions pratiques sont si intimement mêlés, il semble profitable de confronter ces deux points de vue. Ce livre propose donc un échange croisé et parfois contradictoire, sur les raisons et fins de la désobéissance civile. Biographie de l'auteur David Hiez, professeur de droit civil et de théorie du droit à l'université du Luxembourg, "La clause de conscience ou la conscience source de droit", Mélanges Jesta, Dalloz, 2006. Bruno Villalba, maître de conférences en sciences politiques à l'Institut d'Etudes Politiques de Lille, et membre du Centre d'Etudes et de Recherches administratives, politiques et sociales (CNRS, UMR 8026), Des Milieux et des hommes: fragments d'histoires croisées (avec T. Muxart, F.-F. Vivien, et J. Burnouf dir), Paris, Elsevier, Coll. Environnement, 2002).
La vidéosurveillance fait désormais partie des outils utilisés dans les politiques sécuritaires. Les récentes évolutions techniques rendent son usage de plus en plus intrusif dans la vie privée mais aussi dans l'espace public. Cet ouvrage explore une dimension encore inédite de la vidéosurveillance. Elle réside dans le caractère automatique de la détection des "comportements anormaux" dans l'espace public. L'anormalité est un enjeu fondamental dans la définition de la citoyenneté, en établissant une frontière entre ce qui est jugé acceptable et ce qui doit être réprimé. Or, des projets de recherches appliqués récents tentent de coupler l'usage de la vidéosurveillance avec une évaluation automatique de l'anormalité. Désormais, les algorithmes contribuent à définir ces comportements anormaux et donc, dessinent les figures de l'anormal. L'automaticité modifie considérablement les capacités d'appréciation de la normalité, jusqu'ici de la compétence du juge et des pouvoirs publics. La convergence des techniques (vidéo, base de données informatiques...) contribue à modifier profondément les frontières de l'espace public et, par conséquent, de l'espace démocratique. L'ouvrage présente les débats interdisciplinaires qui ont eu lieu à l'occasion d'une application technique actuellement en cours. S'interroger sur ce qu'est un comportement anormal permet de rappeler les modalités d'élaboration de la normalité dans une démocratie.
Résumé : "La planète double face : science & société". Face science : comprendre la Terre à partir de la traduction d'un article scientifique. Face société : changer le monde grâce à son interprétation par un chercheur francophone. Ni plus, ni moins.
Résumé : Ce petit manifeste, écrit sur un coup de sang par l'auteur de Petite Poucette en colère contre tous les Grands Papas Ronchons qui empêchent de regarder devant nous avec espoir, a été tout d'abord offert à tout acheteur de deux livres de poche de Michel Serres. Devant l'enthousiasme qu'il a suscité et les nombreuses demandes qui nous sont parvenues, nous avons décidé de le publier sous forme d'un tout petit livre : " Dix Grands Papas Ronchons ne cessent de dire à Petite Poucette, chômeuse ou stagiaire qui paiera longtemps pour ces retraités : " C'était mieux avant ". Or, cela tombe bien, avant, justement, j'y étais. Je peux dresser un bilan d'expert. Qui commence ainsi : avant, nous gouvernaient Franco, Hitler, Mussolini, Staline, Mao... rien que des braves gens ; avant, guerres et crimes d'état laissèrent derrière eux des dizaines de millions de morts. Longue, la suite de ces réjouissances vous édifiera. "
Résumé : Pourquoi la gravité, force pourtant la plus immédiate à nos sens (repensez à la pomme de Newton !) serait-elle insoutenable ? Si Einstein l'a apprivoisée dans sa Théorie de la relativité générale, les physiciens quantiques se cassent les neurones dessus : la gravité résiste à l'infiniment petit... C'est l'une des grandes énigmes de la cosmologie... peut-être en passe d'être résolue. Pour résoudre l'énigme, Gabriel Chardin propose un nouveau modèle d'Univers ? rien que cela ! ? dans lequel il donne un rôle de premier plan à l'antimatière, cette mystérieuse matière dont on avait perdu la trace depuis le big bang... et qu'il traque depuis 40 ans. Une thèse révolutionnaire pour un grand livre de science.
Depuis les années 1970, la molécule d'ADN était considérée comme l'unique support de l'hérédité, mais ce cadre conceptuel est peut-être devenu trop étroit. Car depuis que les chercheurs étudient les mécanismes moléculaires qui modulent l'expression du patrimoine génétique en fonction du contexte, ils vont de surprise en surprise. Ainsi, notre environnement au sens large, nos comportements entre autres provoquent de façon pérenne des modifications "épigénétiques". Des modifications aux répercussions sociétales potentiellement considérables...
Philosophe, membre de l'Académie française, professeur à Stanford University, Michel Serres est l'auteur de très nombreux essais dont, notamment, la série des Hermès (Minuit), Les Cinq Sens (Grasset), Le Tiers-Instruit (Bourin), La Légende des Anges (Flammarion) et plus récemment Hominescence et En amour sommes-nous des bêtes? (Le Pommier).