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LE BATISSEUR
VILA THIERRY
GALLIMARD
21,30 €
Épuisé
EAN :9782070785339
La première chose qu'il vit en entrant dans son cabinet de travail fut ce dessin fort complexe d'un piédestal destiné à recevoir un tabernacle pour la chapelle Pamphili et qu'il avait esquissé la veille. Le trait, hors de raison, comme voulant se retourner sur lui-même et se dissoudre en repentirs incessants, infléchissait vingt fois sa route, avec des sursauts exacerbés et contraires, et dans les brisures et les fragments de courbe qui se succédaient sans autre cause visible que le mouvement lui-même, se lisait un défi à l'univers tout entier, jeté là sur ce coin de table. Il avait écrit, dans l'emportement, au bas de la feuille: Pour échapper à l'ennui. En cette deuxième partie du XVIIe siècle, partout en Europe, s'instaure une crise de la pensée et de la Foi, entre l'oraison triomphante de la Contre-Réforme et les Lumières rationalistes qui s'annoncent. Une situation de névrose généralisée en quelque sorte, qui résonne étrangement avec notre époque, dont l'architecte Lombard Francesco Borromini (1599-1667), érudit autodidacte et mélancolique, serait une figure exemplaire. Et son architecture, une réponse aux allures d'épilogue (sinon d'épitaphe) à cinq siècles d'art religieux italien. C'est l'hypothèse de ce roman biographique qui nous fait découvrir ce formidable inventeur de formes, rival malheureux du Bernin, pendant les vingt-six dernières années de sa vie, nous entraînant au c?ur de sa réflexion, à la naissance même de son geste d'artiste bâtisseur du sacré... jusqu'à ce jour d'août 1667 où il se blessera à mort, volontairement. Biographie: Thierry Vila est né en 1947 dans la Vienne. Auteur d'articles critiques et de réflexion sur le théâtre, il a publié quatre romans: L'oiseau silencieux (Balland, 1988), La procession des pierres (Balland, 1989), Les inhumains (Julliard, 1994) et La nage (Verticales, 2001), ainsi qu'un ouvrage consacré à l'histoire de la chorégraphie au XXe siècle: Paroles de corps (Le Chérie, 1998).
La musique est l'air que je respire et la planète que j'habite", écrit Cathy Berberian quelques jours avant de mourir. Sa carrière ne ressemble à aucune autre. L'une des plus grandes chanteuses de ces cinquante dernières années évolue en marge des prises de rôle, des productions internationales, des soirées de gala au Metropolitan Opera ou à Covent Garden, des rumeurs étalées dans la presse, des cabalesSuivre son parcours conduit au coeur de l'histoire de la musique des années 1950-1980. On assiste avec elle aux expériences vocales majeures dans la musique électroacoustique, aux pratiques novatrices du théâtre musical, à la redécouverte du répertoire baroque, à l'émergence d'une conception nouvelle du récital conçu comme spectacle. Sa voix, ignorante des frontières, se déploie dans les univers les plus variés de la musique d'hier et d'aujourd'hui, d'ici et d'ailleurs, savante et populairePetite Arménienne dans l'Amérique des années trente, élevée dans un milieu modeste, Américaine dans l'Europe de l'après-guerre, femme dans un milieu presque exclusivement masculin, Cathy Berberian a lutté toute sa vie contre le courant dominant, avec pour armes un immense talent, une intelligence remarquable, un humour indéfectibleCréatrice et dédicataire des oeuvres vocales de son mari Luciano Berio, elle défriche avec lui des champs inexplorés dans le domaine de la voix et de l'utilisation du mot en musique. Par sa réceptivité et son goût de l'expérimentation, elle se place ainsi au coeur du processus de création, avec des compositeurs tels que Sylvano Bussotti, John Cage, Igor Stravinsky, et collabore aussi bien avec Peter Brook qu'avec Nikolaus Harnoncourt"De Monteverdi aux Beatles", elle fait connaître dans le monde entier la musique qu'elle aime et sert Biographie de l'auteur Marie Christine Vila, auteur d'ouvrages et d'articles sur Mozart, Jean-Jacques Rousseau, le mélodrame, l'opéra, les pratiques musicales amateurs, écrit ici le premier livre consacré â Cathy Berberian
Carmen de Bizet, España de Chabrier, Iberia de Debussy, le Boléro de Ravel : l'Espagne inspire la France, qui entretient avec elle une relation ancestrale oscillant entre attraction et rejet. Pendant un siècle (1820-1914), l'Espagne divertit le public français avec "l'espagnolade" (un exotisme à bon marché) ; elle représente aussi, au fil des échanges, une source d'inspiration et de renouvellement en profondeur du langage musical. Au tournant du XXe siècle, les compositeurs français confrontés au modèle wagnérien y trouvent l'échappée belle propice à l'expression d'une musique moderne française, qui contribue en retour à la création d'une musique moderne espagnole. Sous le ciel parisien, des émigrés, Albéniz ou Falla, oeuvrent pour sortir la musique espagnole de ses clichés, tandis qu'un Viñes met son piano au service de Ravel, Debussy ou Satie. C'est ce double mouvement d'appropriation, qui permet de sortir du pittoresque sans renier les racines musicales et culturelles, que retrace ici Marie Christine Vila à partir d'une documentation inédite.
À l?occasion d?une conférence sur l?ironie, qu?il doit donner à Barcelone, un écrivain revient sur ses années de bohème et d?apprentissage littéraire à Paris. Sous la figure tutélaire d?Ernest Hemingway, il dit son amour pour cette ville à travers les souvenirs de ses premiers pas dans l?écriture, tandis qu?il habitait dans une chambre louée par Marguerite Duras à partir de 1974. Maniant en maître l?ironie et la digression, Vila-Matas offre une promenade décalée, à la fois tendre et grinçante, dans la mythique capitale.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.