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Enseigner les humanités. Enjeux, programmes et méthodes de la fin du XVIIIe siècle à nos jours
Vignest Romain ; Laurenti Jean-Noël
KIME
22,40 €
Épuisé
EAN :9782841745388
Depuis plus d'un demi-siècle, l'enseignement des lettres et des autres disciplines littéraires a connu des bouleversements considérables. Il leur a été demandé de s'adapter aux " nouveaux publics " scolaires et aux évolutions sociales. Le souci de produire des individus professionnellement " employables " et " adaptables " a pris le pas sur la conception traditionnelle qui assignait à l'école républicaine la mission de dispenser un enseignement de culture, de former le jugement critique, de construire l'homme et le citoyen. Dans ces transformations, que sont devenues les " humanités " ? quelle doit être leur place aujourd'hui dans une école pour tous ? sont-elles réservées à un certain public ? quels contenus disciplinaires faut-il entendre sous le nom d'" humanités " ? quel type d'approche dans l'analyse des phénomènes humains ? et quelles méthodes pédagogiques ? Pour tenter de répondre à ces questions, l'Association des Professeurs de Lettres a voulu réunir des chercheurs et des professeurs de terrain. Afin de prendre le recul nécessaire, cet ouvrage part d'une réflexion sur le statut des humanités depuis le siècle des Lumières jusqu'à nos jours ; de là, il tente d'analyser la situation actuelle et les positions en présence, et aboutit à des propositions.
En parfaite conformité avec le programme du DFASM (Diplôme de formation approfondie en sciences médicales) et avec les Epreuves classantes nationales (ECNi), cet ouvrage rassemble les connaissances fondamentales en neurochirurgie pour le second cycle des études médicales. Il comprend deux parties : une partie "Connaissances" qui traite les items des UE relevant de la spécialité de neurochirurgie. Chaque item fait l'objet d'un chapitre comprenant un rappel des objectifs pédagogiques nationaux, un plan systématique et un encadré "Points clés" résumant les points essentiels. Le texte est accompagné de tableaux et d'illustrations qui enrichissent le propos. Une partie "Entraînement" composée de dossiers progressifs et de questions isolées corrigés, qui offre un véritable outil d'auto-évaluation et d'entraînement. L'ouvrage propose également des compléments en ligne, 39 vidéos, accessibles par flashcodes et via un site internet.
[..] il n'y a de justice, la justice ne triomphe, si jamais elle triomphe, que, comme nous l'avons déjà dit après tant d'autres, quand il y en a pour tous. Et il ne peut y avoir de justice sans la lecture ; elle ne devient possible, la justice, qu'à partir du moment où tout le monde voudra bien se plier à l'effort de lecture, à cet effort d'attention à l'être de l'autre qui s'interdit de rien faire, de rien entreprendre qui y puisse porter quelque atteinte, la moindre étant toujours une incommensurable et infinie blessure. Il n'est nullement question de ne rien faire ; comment le pourrait-on d'ailleurs, vu que même la passivité (qui probablement n'est que l'effet d'une illusion,) du regard, l'inaction et le silence ne laissent pas d'être agissants ? On ne peut pas ne pas toucher l'autre, mais il faut pouvoir toucher sans, si l'on peut dire, toucher, et, corrélativement être touché soi-même sans être touché. Que peut la littérature face à l'urgence d'un monde qui, par bien des aspects, effraie ? C'est à un éloge tout à fait inédit tant de l'écriture que de la lecture que se livre Ramanujam Sooriamoorthy dans cet ouvrage à la forme originale : aux pensées philosophiques se succèdent les haïkus puis les poèmes ; ces trois genres subliment une même réflexion sur le monde, sur le sens des mots et de la parole, ainsi que sur la place de l'homme. Dans un monde anxiogène où le fatalisme et le pessimisme semblent être des chemins faciles, son écriture travaillée et recherchée propose les mots comme étant une sortie magnifiée du désarroi humain.
Un ouvrage exceptionnel pour découvrir la beauté des plantes de nos régions d'une manière attractive et vraiment originale. 291 plantes (fleurs sauvages, arbres et arbustes) de nos régions, représentant la totalité des 137 familles botaniques que l'on trouve en Europe. Chaque espèce est décrite sur une double page où l'on trouve: Une planche en couleur présentant, sur une pleine page, 5 à 10 vues des différents organes de la plante (tiges et feuilles, fleurs, fruits et graines). Une fiche descriptive complète de la plante.
La figure du voyageur-philosophe est volontiers associée aux récits de l'âge classique, qu'elle emprunte la forme de la fiction ou celle du témoignage autobiographique. Descartes fonde sa philosophie de la méthode sur l'expérience de l'errance et de l'exil ; jusqu'au XVIIIe siècle, le Voyage philosophique accompagne les grandes découvertes et l'ambition encyclopédique de recenser tous les territoires, les modes de gouvernement et les aires linguistiques. Les liens entre voyage et philosophie semblent ensuite se distendre, au fur et à mesure que s'autonomise la littérature et que se développent la promenade romantique et le voyage d'agrément. Mais peut-on réellement parler d'une fin, ou du moins d'une éclipse du voyage philosophique, et ce phénomène coïncide-t-il avec la fracture historique qui fait éclater le système des Belles-lettres où littérature, histoire et philosophie étaient encore unies ? Le présent ouvrage se propose d'interroger le devenir du voyage philosophique à partir du XIXe siècle et les formes de sa résurgence, à la fois du côté de la littérature et de la philosophie, dans un esprit de dialogue entre les disciplines. De Friedrich Nietzsche, qui élabore sa philosophie de l'esprit libre à partir de ses voyages, à Bruce Bégout, qui revisite la figure du philosophe-voyageur sous la forme du nomade motorisé, la pensée philosophique ne cesse d'être stimulée par l'errance ou d'orienter celle-ci. Y a-t-il lieu de distinguer une écriture philosophique et une écriture littéraire du voyage, et quelle est la place de l'expérience et du vécu, de la description ou de la conceptualisation, selon l'identité ou le champ de compétences que revendique le voyageur ? Voyager en philosophe renvoie aux multiples façons de décentrer l'écriture et la pensée, y compris pour proposer ce que Pierre Macherey appelle une "philosophie littéraire" : que fait la littérature de voyage à la philosophie, et inversement, que fait la philosophie à la littérature de voyage ?
Qui était vraiment Gustave Flaubert ? On le savait en proie à de grandes contradictions, mais qui aurait pu dire que cette critique permanente de la Bêtise, cette souffrance de l'écrivain à la tâche, cette obsession du style étaient le résultat de névroses, d'un rapport des forces psychiques entre revendications pulsionnelles et inhibitions ? Et si la "grande synthèse" poétique à laquelle il aspirait tant n'était que le regret ou le constat de l'absence d'un Moi unifié ? Patrick Mathieu, en étudiant la Correspondance et les oeuvres de Flaubert, nous fait découvrir un auteur en constant décalage avec lui-même, jouant double-jeu dans le théâtre de la vie, et dont la souffrance affichée, revendiquée, n'est pas qu'artistique : elle puise ses origines au fond de son être, dès son plus jeune âge, dans un dégoût permanent de la vie qu'il tentera difficilement de masquer avec sa "marotte" , la littérature. C'est que Flaubert porte en lui le faix de secrets, selon lui "indisables" , de nature sexuelle, et il a choisi de les révéler de façon cryptée par le biais de la médiation littéraire : pour ce faire, il portera publiquement une autre croix, celle de la Littérature, maîtresse exigeante, fondant ainsi malgré lui le nouveau mythe de l'écrivain dévoué au labeur du style et vivant en martyr la Passion de l'Art.
Dans le sillage de Flaubert sont nées, dans tous les domaines artistiques, des adaptations et des créations multiples, reflétant la réception contrastée de son oeuvre de par le monde : le cinéma, le théâtre, la musique, l'opéra, la bande dessinée, nous offrent aujourd'hui une très large palette d'intertextes attestant la vitalité d'une oeuvre constamment lue, relue, réécrite, traduite, retraduite, bref, constamment (ré)interprétée, en vertu d'intentions parfois contrastées, méritant une étude attentive, en vertu peut-être aussi de l'inquiétude fondamentale qui traverse l'oeuvre de Flaubert et dont ces postérités sont, chacune à leur manière, les échos entêtants. L'étude de ces "dérivés" flaubertiens révèle aussi bien les procédés d'actualisation de la filiation ainsi revendiquée, que les singulières métamorphoses induites par les lectures de Flaubert en d'autres langues et au sein d'autres cultures. Ce volume rassemble les travaux de chercheurs internationaux, qui, à l'étranger et en France, nous offrent un vaste panorama de ces créations.