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Jacques Viot, l'inconnu célèbre. Une biographie romanesque
Vigne Daniel ; Meyer Anthony jp
L'HARMATTAN
24,00 €
Épuisé
EAN :9782336414003
Surréaliste et découvreur de Miró, courtier en peinture pour la galerie de Pierre Loeb, Jacques Viot, ce fils de grande famille, détourne un tableau de Modigliani qu'il perd au poker. Obligé de quitter Paris, sa fuite le conduit à Tahiti, où il exerce officiellement, sous une fausse identité, la fonction de magistrat. Un chef-d'oeuvre d'imposture, alors qu'il est recherché par toute la police française... Ce parcours déjà peu commun conduit le lecteur à l'accompagner successivement dans les tranchées de la Première Guerre mondiale, le Saint-Germain-des-Prés des galeries, aux soirées du Boeuf sur le Toit, en promenade dans leswinging Paris, en Papouasie-Nouvelle-Guinée avec l'éblouissement des joyaux de l'art premier... Plus tard, devenu scénariste du Jour se lève, film de Marcel Carné, et après l'écriture de quarante scénarii, il obtient au festival de Cannes en 1959 la Palme d'or pour Orfeu Negro qui remporte la même année l'Oscar du meilleur film étranger à Hollywood. Les trois vies de Jacques Viot sont bien plus qu'un roman mais une exceptionnelle traversée du XXe siècle.
A partir de courtes méditations nées d'une chronique à la radio, le philosophe Daniel Vigne s'interroge sur le sens de notre vie comme de ce que nous avons de plus précieux. Chercher la direction, la signification, les enjeux de cette existence dans laquelle, dirait Pascal, "nous sommes embarqués". Les sujets abordés sont regroupés en sept rubriques, qui évoquent successivement: l'étonnement comme accueil du sens, le monde comme éclat du sens, le temps comme élan du sens, le langage comme voix du sens, le corps comme n?ud du sens, quelques objets pleins de sens, et quelques conduites insensées... Sur ces divers thèmes, on ne trouvera ici ni discours savant, ni exposé systématique. Le but est moins de donner des solutions que d'ouvrir des horizons, de proposer des repères, des clés, des intuitions qui nous aident à vivre. Il est d'utiliser au mieux notre intelligence pour l'orienter vers la vérité. Ces réflexions sur le sens sont donc, au fond, des questions de bon sens. Le fait qu'elles soient posées par un professeur de philosophie ne doit inquiéter personne: il s'agit avant tout de favoriser l'"étonnement d'exister".
Quelle est donc la signification de l'âme en général ? Existe-t-elle réellement ? Est-elle une pure conscience ? L'a-t-on pesée au moment de la mort ? Est-elle aussi légère qu'une plume ? Est-elle tout simplement un parasite conceptuel pour l'esprit rationaliste ? Telles sont les différentes questions auxquelles cet ouvrage apportera des réponses claires et précises. N'oublions jamais que tant que l'on ne souffrira pas de l'ignorance, l'âme n'éprouvera pas le désir de conquérir la cause ultime du pourquoi de la vie ! Cette publication est donc une aubaine pour un lectorat curieux d'en savoir un peu plus sur sa propre intériorité.
Une nuit, Martin Guerre disparaît, abandonnant sans prévenir femme et enfant. Presque dix ans plus tard, le voici de retour. Fêté par sa famille et son village, il reprend place parmi les siens. Bientôt se propage une rumeur selon laquelle il serait un imposteur! Procès, disputes, tentatives d'assassinat: c'est l'affrontement général entre ses partisans et ses adversaires. De cette histoires vraie, située dans la France du XVIème siècle, Jean- Claude Carrière a tiré un récit captivant doublé d'une belle réflexion sur l'identité.
Résumé : Tandis que les gratte-ciel poussent à Port Moresby, capitale de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, la société papoue et les peuples qui la composent sont en pleine confusion. Comment profiter des bienfaits du monde moderne sans participer sa propre acculturation ? Le réalisateur Daniel Vigne, auteur de deux documentaires tournés dans la vallée et sur les haute plateaux du Sepik, nous entraîne à la découverte des traditions guerrières de tribus sempiternellement en conflit les unes avec les autres, de leurs arts, de leurs croyances. Il nous fait pénétrer au coeur des secrètes maisons des hommes et des rites initiatiques de scarification. Il nous emmène aux abords d'une exploitation aurifere, parangon de l'activité minière qui ravage la Papouasie, son écosystème et ses populations. A la croisée des genres, La Maison des hommes nous conduit dans un pays en pleine transition qui voit s'évanouir ces sociétés dites primitives, poussées à la déliquescence par les messies miniers et les ingénieurs de la foi. Tous ceux qui, au prétexte d'apporter salut et civilisation, n'ont pour ambition que d'élargir l'horizon de leur emprise et de leurs intérêts.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.