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Jean Sibelius
Vignal Marc ; Dusapin Pascal
FAYARD
60,45 €
Épuisé
EAN :9782213616636
Jean Sibelius (1865-1957) bénéficie actuellement de la faveur qui s'attache aux grands symphonistes de la fin du XIXe et du XXe siècle: Bruckner, Mahler... L'ouvrage de Marc Vignal, le premier de cette envergure consacré en français au compositeur finlandais, traite de sa vie et de son ?uvre, et, point essentiel, de sa place dans le XXe siècle musical, jusque-là peu abordée dans les ouvrages de référence. De nombreux compositeurs, et particulièrement des représentants de la musique française la plus récente, s'intéressent fortement à saproduction. Musicien universel, Sibelius n'en est pas moins un musicien national; il fut certainement, dans les milieux internationaux "cultivés", le plus célèbre des Finlandais. Il est donc capital pour le comprendre de retracer le passé de la Finlande. Unegrande place est ainsi accordée aux interférences entre la vie et l'?uvre de Sibelius et l'histoire politique et culturelle agitée de sa patrie, à laquelle certaines pièces (Karelia, Scènes historiques, Finlandia) font directement référence. La biographie détaillée s'appuie sur des documents de première main et tient compte des découvertes les plus récentes. L'étude de l'?uvre (qui comprend sept symphonies, quelque dix poèmes symphoniques, des musiques de scène et des mélodies) insiste sur les partitions majeures, qui bénéficient d'analyses approfondies soulignant l'originalité de l'écriturede Sibelius. Une attention particulière est réservée à ses rapports avec ses contemporains et successeurs (Mahler, Debussy, Strauss, Schönberg). Mettant en relief les contradictions et les doutes du personnagemais aussi la conscience qu'il avait de son propre génie, cette étude s'interroge sur les trente années de silence musical qu'a vécues le compositeur après la publication de son poème symphonique Tapiola (1926), hymne cataclysmique à la forêt nordique sur lequel se clôt sa carrière créatrice.
Beethoven, né à Bonn, est considéré par l'histoire comme un compositeur viennois, tant il a été attaché à cette ville dont il s'est rarement éloigné après s'y être installé en 1792. C'est dans la capitale de l'empire qu'il compléta saformation, auprès de Haydn en particulier, qu'il écrivit et fit jouer ses oeuvres, qu'il noua et entretint des amitiésparfois traversées d'orages. C'est le tableau des rapports de Beethoven avec cette ville que brosse ici Marc Vignal, inscrivant le compositeur dans l'histoire et dans une tradition esthétique. Il montre comment la société, en particulier l'aristocratie, accueillit Beethoven et comment, tout en contribuant à les faire évoluer, il s'adapta à une vie musicale en pleine transformation. Dans cette période qui voit la fin des chapelles princières, les conditions matérielles imposent de nouveaux rapports entre les musiciens et leur public. Recréant et dépassant les formes dont il hérite, Beethoven est aussi le compositeur en qui s'incarnent de nouveaux rapports sociaux. Biographie de l'auteur Marc Vignal est l'auteur de Joseph Haydn, Haydn etMozart, Les Fils Bach, Muzio Clementi et de JeanSibelius.
Bach ne s'est pas contenté d'être l'immense génie que l'on sait ; il est également parvenu à transmettre à ses quatre fils ayant mené une existence adulte cette fibre musicale qui fit d'eux quatre compositeurs importants. Exemple unique dans toute l'histoire de la musique de semblable continuité, d'autant plus remarquable que chacun d'eux sut développer une personnalité artistique propre qui, si elle dut beaucoup à l'enseignement du père, ne s'affranchit pas moins très vite, sur le plan stylistique, de sa puissance emprise. Ces quatre individualités de tempérament fort différent dont la vie et le parcours musical empruntèrent des chemins non moins divers connurent des destins très variés qui ne se croisèrent qu'en de rares occasions. A l'aîné Wilhelm Friedemann (le Bach de Dresde), au caractère fantasque et instable, formidable organiste qui termina sa vie presque dans la misère, s'oppose son cadet de quatre ans, Carl Philipp Emanuel (le Bach de Berlin), musicien au contraire très en vue à son époque, lié aux écrivains et aux philosophes d'Allemagne du Nord, pionnier de la musique pour clavier, et à ce titre admiré par Haydn et Beethoven. Les deux suivants, issus du second mariage de leur père, et donc considérablement plus jeunes que leurs aînés, présentent ce même profil contrasté : le discret et sédentaire Johann Christoph Friedrich (le Bach de Bückeburg), auteur d'une oeuvre abondante aux frontières du baroque et du classicisme, a peu à voir avec son puîné, le très mondain et voyageur Johann Christian (le Bach de Londres), qui fut le seul des quatre à composer des opéras et à cultiver assidûment le style galant : raisons pour lesquelles Mozart l'appréciait tant. Injustement tombés dans l'oubli, au fur et à mesure que grandissait la gloire de leur père et que Haydn, Mozart et Beethoven devenaient des références incontournables, les fils Bach font l'objet d'un intérêt croissant. Ce livre, le premier à leur être entièrement consacré, rend compte tout à la fois de leur carrière, de leur entourage et de leur production. Auteur d'un livre somme sur Haydn couronné de nombreux prix, ainsi que d'ouvrages sur Mahler et Sibelius, Marc Vignal a par ailleurs assuré la direction du Larousse de la musique et participé à de nombreux ouvrages collectifs.
Frère cadet de Joseph Haydn, violoniste, pianiste et compositeur, Michael Haydn (1737-1806) reste encore trop méconnu. Pourtant ce contemporain et ami proche de Wolfgang Amadeus Mozart est rapidement devenu un compositeur de renom dans les pays germanophiles, même s'il n'a pas connu un succès aussi évident que son frère dans le reste de l'Europe. Malgré les tracas constants causés par l'archevêque Colloredo, il a su développer son art au travers de très nombreuses compositions: on peut ainsi retenir une quarantaine de symphonies mais aussi un célèbre Requiem et un beau Concerto pour alto, orgue et orchestre parmi un catalogue de plusieurs centaines d'opus. Cet ouvrage permettra enfin de (re)découvrir un auteur essentiel de la période classique, qui a fortement contribué au rayonnement de Salzbourg et de l'Autriche dans l'Europe musicale du XVIIIe siècle, affirmant ainsi l'importance de la famille Haydn.
Résumé : Né à Rohrau en Basse-Autriche, Joseph Haydn (1732-1809) forme avec Mozart et Beethoven la trilogie de compositeurs dominant la période dite "classique" avec une carrière s'étendant de la fin du baroque aux débuts du romantisme. Au service de quatre princes Esterházy, il a fini par acquérir de fait un statut de créateur indépendant. Il a abordé tous les genres, y compris l'opéra, et marqué de son empreinte le domaine instrumental avec notamment 106 symphonies, 68 quatuors à cordes, une cinquantaine de sonates pour piano et une quarantaine de trios avec piano. Sa renommée devint vite européenne, accrue par ses séjours à Londres (1791-92 et 1794-95), puis, dans sa dernière période, par 6 messes et surtout 2 grands oratorios, La Création et Les Saisons. Malheureux en ménage, Haydn n'eut pas d'enfant. Il forma de nombreux élèves, dont Pleyel et Beethoven, à qui il transmit symboliquement le flambeau en 1803. Les relations d'amitié et d'estime mutuelle qui existèrent entre Haydn et Mozart
En 2014, la victoire électorale des nationalistes hindous, remportée en grande part grâce au populisme de leur leader, Narendra Modi, a fait basculer l'Inde dans la démocratie ethnique. Les tenants du sécularisme, des militants politiques aux universitaires en passant par les organisations non gouvernementales, ont été mis au pas. Cibles traditionnelles des nationalistes hindous, les membres des minorités religieuses - les chrétiens et les musulmans en particulier - ont été relégués au rang de citoyens de seconde zone. Non seulement leur mise à l'écart au sein des institutions indiennes - y compris les assemblées élues - est sans précédent, mais ils sont victimes de violences et d'une police culturelle visant tant leurs pratiques religieuses que leurs activités économiques. Cette transformation de la scène politique indienne s'explique par le pouvoir que le mouvement nationaliste hindou, fondé dans les années 1920, a acquis au fil du temps - au plan électoral comme sur le terrain, à travers l'infiltration systématique de l'appareil d'Etat et un dense réseau de militants actifs sur les réseaux sociaux. En retraçant la montée en puissance de Narendra Modi dans son Etat du Gujarat dès les années 2000, puis à l'échelle du pays, Christophe Jaffrelot livre une analyse saisissante de l'essor du national-populisme au sein de la plus grande démocratie du monde.
Le commissaire Gradenne prend froid dans l?hiver du Jura. A la manière de Maigret, enquête « grippée », gendarmes trop « pressés » comme ce corps broyé par la machine?Quelle idée aussi de confier à des officiers de marine à la retraite le renflouement d?une usine, dans ce « port de mer » sous la neige, au milieu des forêts!Vous reprendrez bien de cette Morteau, mijotée dans la potée de la veille, accompagnée d?un Poulsard?? Avec un Comté de plus de dix-huit mois, on vous recommande ce jeune lieutenant de 30 ans d?âge sans beaucoup d?affinage à la PJ, mais avec du? nez, avisé et goûteux!
Le nouveau monde de l'oncle Henry La fin de la guerre froide semblait déboucher sur un monde simplifié: au centre, une Amérique victorieuse et sans rivale, seule superpuissance capable de dicter son ordre mondial et de diffuser partout son mode de vie et ses valeurs. La magistrale leçon d'histoire et de diplomatie d'Henry Kissinger détruit cette illusion: l'Amérique, prévient celui qui a inspiré pendant près de dix ans sa politique étrangère, va devoir réformer profondément sa vision du monde et ses méthodes d'action, sous peine de se réfugier à nouveau dans un isolationnisme aussi dangereux qu'illusoire. Il lui faudra évoluer dans un système complexe d'équilibre des forces, une notion avec laquelle elle est justement en "délicatesse". Cette révision déchirante concerne d'abord le rêve américain de sécurité collective: incarné pendant près d'un siècle par Woodrow Wilson, l'architecte de la paix de Versailles, il se nourrit de grands principes (l'autodétermination), de volonté de coopération, de partage des valeurs (américaines) et du respect du droit international. Cette doctrine prenait le contre-pied d'une conception européenne qui avait dominé les affaires internationales pendant près de trois siècles avant de s'effondrer. Richelieu, Metternich et Bismarck avaient inventé les concepts d'Etat-nation et de souveraineté, dans un équilibre où chacun, toujours prêt au conflit, se déterminait selon son intérêt national et sa marge de manoeuvre. Or la doctrine wilsonienne n'est plus pertinente, et le nouvel ordre "ressemblera davantage aux systèmes étatiques des xviiie et xixe siècles qu'aux schémas rigides de la guerre froide". Il comprendra cinq ou six grandes puissances - les États-Unis, la Chine, la Russie, le Japon, l'Europe (si elle est unie) et peut-être l'Inde -, entre lesquelles s'établira un jeu mouvant. Et l'ancien conseiller des princes conclut sa grande fresque en suggérant à Bill Clinton de s'intéresser "au style de Bismarck". Les solutions les plus inventives, affirme-t-il, consisteront à "construire des structures mixtes, en chevauchement", fondées sur des principes, des préoccupations de sécurité, ou des intérêts économiques communs. Mais le rodage de ce système, dit-il, "prendra sans doute plusieurs décennies"... --Vincent Giret--
Résumé : C'était une ville étrange qui, pareille à une créature préhistorique, paraissait avoir surgi brusquement dans la vallée par une nuit d'hiver pour escalader avec peine le flanc de la montagne. Tout, dans cette ville, était ancien et de pierre, depuis les rues et les fontaines jusqu'aux toits des grandes maisons séculaires, couverts de plaques de pierre grise semblables à de gigantesques écailles. On avait de la peine à croire que sous cette puissante carapace subsistait et se reproduisait la chair tendre de la vie. Oui, c'était une ville tout ce qu'il y avait d'étrange. Quand on marchait dans la rue, on pouvait par endroits, en étendant un peu le bras, accrocher son chapeau à la pointe d'un minaret. Bien des choses y étaient singulières et beaucoup semblaient appartenir au royaume des songes. Préservant à grand mal la vie humaine dans ses membres et sous sa carapace de pierre, elle ne lui en causait pas moins bien des peines, des écorchures et des plaies, mais quoi de plus naturel, puisque c'était une ville de pierre et que son contact était rugueux et glacial. Non, ce n'était pas facile d'être enfant dans cette ville-là.