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Les fils de Bach
Vignal Marc
FAYARD
37,05 €
Épuisé
EAN :9782213599663
Bach ne s'est pas contenté d'être l'immense génie que l'on sait ; il est également parvenu à transmettre à ses quatre fils ayant mené une existence adulte cette fibre musicale qui fit d'eux quatre compositeurs importants. Exemple unique dans toute l'histoire de la musique de semblable continuité, d'autant plus remarquable que chacun d'eux sut développer une personnalité artistique propre qui, si elle dut beaucoup à l'enseignement du père, ne s'affranchit pas moins très vite, sur le plan stylistique, de sa puissance emprise. Ces quatre individualités de tempérament fort différent dont la vie et le parcours musical empruntèrent des chemins non moins divers connurent des destins très variés qui ne se croisèrent qu'en de rares occasions. A l'aîné Wilhelm Friedemann (le Bach de Dresde), au caractère fantasque et instable, formidable organiste qui termina sa vie presque dans la misère, s'oppose son cadet de quatre ans, Carl Philipp Emanuel (le Bach de Berlin), musicien au contraire très en vue à son époque, lié aux écrivains et aux philosophes d'Allemagne du Nord, pionnier de la musique pour clavier, et à ce titre admiré par Haydn et Beethoven. Les deux suivants, issus du second mariage de leur père, et donc considérablement plus jeunes que leurs aînés, présentent ce même profil contrasté : le discret et sédentaire Johann Christoph Friedrich (le Bach de Bückeburg), auteur d'une oeuvre abondante aux frontières du baroque et du classicisme, a peu à voir avec son puîné, le très mondain et voyageur Johann Christian (le Bach de Londres), qui fut le seul des quatre à composer des opéras et à cultiver assidûment le style galant : raisons pour lesquelles Mozart l'appréciait tant. Injustement tombés dans l'oubli, au fur et à mesure que grandissait la gloire de leur père et que Haydn, Mozart et Beethoven devenaient des références incontournables, les fils Bach font l'objet d'un intérêt croissant. Ce livre, le premier à leur être entièrement consacré, rend compte tout à la fois de leur carrière, de leur entourage et de leur production. Auteur d'un livre somme sur Haydn couronné de nombreux prix, ainsi que d'ouvrages sur Mahler et Sibelius, Marc Vignal a par ailleurs assuré la direction du Larousse de la musique et participé à de nombreux ouvrages collectifs.
Frère cadet de Joseph Haydn, violoniste, pianiste et compositeur, Michael Haydn (17371806) reste encore trop méconnu. Pourtant ce contemporain et ami proche de Wolfgang Amadeus Mozart est rapidement devenu un compositeur de renom dans les pays germanophiles, même s'il n'a pas connu un succès aussi évident que son frère dans le reste de l'Europe. Malgré les tracas constants causés par l'archevêque Colloredo, il a su développer son art au travers de très nombreuses compositions : on peut ainsi retenir une quarantaine de symphonies mais aussi un célèbre Requiem et un beau Concerto pour alto, orgue et orchestre parmi un catalogue de plusieurs centaines d'opus. Cet ouvrage permettra enfin de (re)découvrir un auteur essentiel de la période classique, qui a fortement contribué au rayonnement de Salzbourg et de l'Autriche dans l'Europe musicale du XVIIIe siècle, affirmant ainsi l'importance de la famille Haydn.
Résumé : Né à Rohrau en Basse-Autriche, Joseph Haydn (1732-1809) forme avec Mozart et Beethoven la trilogie de compositeurs dominant la période dite "classique" avec une carrière s'étendant de la fin du baroque aux débuts du romantisme. Au service de quatre princes Esterházy, il a fini par acquérir de fait un statut de créateur indépendant. Il a abordé tous les genres, y compris l'opéra, et marqué de son empreinte le domaine instrumental avec notamment 106 symphonies, 68 quatuors à cordes, une cinquantaine de sonates pour piano et une quarantaine de trios avec piano. Sa renommée devint vite européenne, accrue par ses séjours à Londres (1791-92 et 1794-95), puis, dans sa dernière période, par 6 messes et surtout 2 grands oratorios, La Création et Les Saisons. Malheureux en ménage, Haydn n'eut pas d'enfant. Il forma de nombreux élèves, dont Pleyel et Beethoven, à qui il transmit symboliquement le flambeau en 1803. Les relations d'amitié et d'estime mutuelle qui existèrent entre Haydn et Mozart
Auteur d'une monumentale monographie sur Haydn, parue chez Fayard en 1988, le musicologue français Marc Vignal est l'un des plus fins connaisseurs de la Vienne musicale de la deuxième partie du XVIIe siècle. Capitale culturelle de l'Europe, la cité autrichienne aura été le berceau de compositeurs dont l'?uvre aura su résister à la patine des années, au premier rang desquels Josef Haydn et Wolfgang Amadeus Mozart. Loin de vouloir redessiner les sempiternels contours biographiques et musicologiques des deux Viennois, Marc Vignal a choisi d'en brosser le portrait croisé. Si Haydn et Mozart se sont rencontrés à plusieurs reprises, que le respect mutuel a toujours triomphé de leurs divergences esthétiques, leur personnalité est en tout point différente. Le rapport à la carrière, au pouvoir, à l'argent, aux femmes : tout ou presque les sépare. Ce sont ces différences que met en exergue le musicologue, dans une espèce de va-et-vient perpétuel. Pour qui connaît déjà le parcours de Haydn et celui de Mozart, cette invitation au voyage sera une passionnante odyssée : une épopée où s'entrechoquent des anecdotes souvent savoureuses, sur fond de bouillonnement artistique. Les néophytes, en revanche, pourront se perdre dans ce dédale d'exemples comparatifs qu'ils pourront juger rébarbatifs. --Pierre Guillaume
Vaughan Williams (1872-1958), fils d?un vicaire et petit-neveu de Darwin, apprend le piano et surtout le violon avant d?entrer au Royal College of Music, où il a comme condisciple Gustav Holst. Ses études avec Ravel à Paris sont décisives. Pendant la Première Guerre Mondiale, il est brancardier en France. De son engagement pour la chanson populaire (folk song) et pour la musique anglaise des XVIe et XVIIe siècles témoignent notamment son English Hymnal et sa célèbre Fantaisie sur un thème de Thomas Tallis. Son abondante production comprend des opéras, de grandes oeuvres chorales (Sancta Civitas), de la musique de chambre, des pages pour orchestre (Job), des concertos, neuf symphonies créées de 1910 (A Sea Symphony) à 1958, et même de la musique de film. Sa veine peut être parfois pastorale ou mystique, aussi bien que d?une extrême violence. Ilo devient un pilier de la musique et de la communauté britannique dans la première moitié du XXe siècle. Célébré et reconnu de son vivant, il repose désormais à côté de Purcell dans Westminster Abbey. Ce nouveau volume de la collection horizons vous propose de partir à la rencontre d?un maître de la musique anglaise dans cette étude inédite illustrée et complétée de nombreuses annexes.
La maladie a-t-elle un sens? Voilà une question qui nous concerne tous. Pourtant la médecine ne se la pose plus. Elle soigne en effet le corps sans se soucier de l'intégralité de la personne humaine. Et, privilégiant la compréhension des détails, elle oublie les liens qui unissent les patients au monde dans lequel ils vivent. Tombons-nous malades comme par fatalité, ou bien la maladie est-elle le moyen pour notre corps de trouver, face à des situations perturbantes, un nouvel équilibre? Nos pathologies naissent-elles de causes extérieures à nous ou, au contraire, sont-elles le symptôme d'un malaise plus profond? Thierry Janssen se confronte à ces questions avec une audace remarquable. S'appuyant sur les découvertes scientifiques les plus récentes, il retrace l'histoire de la médecine psychosomatique - véritable donneuse de sens dont il analyse les apports mais aussi les dérives. Et, comparant les théories modernes avec les croyances de peuples traditionnels comme les Aborigènes, les Douala ou les Navajo, il nous montre que, face à la souffrance, nous avons le choix d'explorer plusieurs sens. "Sens biologique" défini par la science, ou "sens symbolique" exprimé par les malades? À travers le témoignage de nombreux patients, nous découvrons, en plus, le "sens collectif" de nos maux. Celui-ci fait appel à notre responsabilité afin de prévenir les pathologies au lieu de les guérir. Ainsi, tout au long de ce livre, Thierry Janssen nous invite à renouer avec des principes de bonne santé qui sont de précieux outils au service de la vie. Et sa réflexion, aussi brillante que passionnante, annonce une autre manière de penser la médecine. Biographie de l'auteur Chirurgien devenu psychothérapeute, Thierry Janssen enseigne les principes d "une" médecine humaniste et responsable "aux professionnels de la santé, dans divers hôpitaux et facultés de médecine. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages, dont La Solution intérieure: vers une nouvelle médecine du corps et de l'esprit, publié en 2006 chez Fayard et considéré comme une référence incontournable."
La Revue Blanche, dont l'aventure n'a guère duré plus de dix ans, a joué en France un rôle-charnière essentiel. La plupart des écrivains, peintres, musiciens, hommes politiques, intellectuels les plus marquants de la fin du XIXe et du début du XXe siècle y ont collaboré ou l'ont côtoyée. Créée, financée et dirigée par les trois frères Natanson, jeunes Juifs polonais, avec la complicité enthousiaste de leurs condisciples du Lycée Condorcet, la Revue Blanche devient vite un lieu de débat sur tous les sujets qui agitent la France. Elle mène des combats politiques sous l'impulsion d'anarchistes comme Fénéon, Mirbeau ; de socialistes, tels Blum, G. Moch, Péguy ; de dreyfusards et de fondateurs de la Ligue des droits de l'homme, comme Reinach et Pressensé. En témoignent ses campagnes dénonçant le génocide arménien, les dérives coloniales, la barbarie des interventions, européenne en Chine, anglaise en Afrique du Sud, et la diffusion des pamphlets de Tolstoï, Thoreau, Nietzsche, Stirner... Elle promeut les peintres Nabis, les Néo-impressionnistes et l'Art nouveau, anticipe le fauvisme, le futurisme et les arts premiers. Toulouse-Lautrec, Bonnard, Vuillard, Vallotton, Hermann-Paul, Cappiello illustrent les articles de la revue et les ouvrages publiés par ses Editions. Après avoir soutenu fidèlement Mallarmé, la Revue Blanche accueille Proust, Gide, Claudel, Jary, Apollinaire qui y débutent, tandis qu'elle édite une nouvelle traduction des Mille et une nuits et Quo Vadis, le premier best-seller du siècle. Elle salue l'innovation dramatique avec Antoine et Lugné-Poe, Ibsen, Strindberg et Tchékhov, sans oublier le triomphe de l'école française de musique avec Debussy. Humour et esprit de fête, liberté, engagement et créativité, pacifisme, laïcité, mondialisation sont les valeurs promues par cette génération emportée dans le sillage de la Revue Blanche. Cet ouvrage illustré et nourri de nombreuses citations décrypte l'histoire de cette avant-garde, nous familiarise avec ses membres, ses réseaux, ses utopies et ses réalisations. Il donne la mesure de l'étape majeure alors franchie par la société française vers le modèle culturel et politique qui est le sien aujourd'hui. . . Paul-Henri Bourrelier ; ingénieur général au corps des mines a dirigé plusieurs établissements publics. Chargé d'inspections aux ministères de l'industrie et de l'Ecologie et de missions de coopération internationales, il anime actuellement l'Association Française pour la prévention des catastrophes naturelles, et un programme d'économie d'énergies en Chine. Il a également fait des communications sur Mirbeau, Lorrain et l'affaire Dreyfus.
Abromont Claude ; Montalembert Eugène de ; Fourque
Extrêment complet et passionnant, un guide à conseiller à tous les musiciens, qu'il soit étudiant, professionnel ou simplement mélomane." --Piano, le Magazine
En 2014, la victoire électorale des nationalistes hindous, remportée en grande part grâce au populisme de leur leader, Narendra Modi, a fait basculer l'Inde dans la démocratie ethnique. Les tenants du sécularisme, des militants politiques aux universitaires en passant par les organisations non gouvernementales, ont été mis au pas. Cibles traditionnelles des nationalistes hindous, les membres des minorités religieuses - les chrétiens et les musulmans en particulier - ont été relégués au rang de citoyens de seconde zone. Non seulement leur mise à l'écart au sein des institutions indiennes - y compris les assemblées élues - est sans précédent, mais ils sont victimes de violences et d'une police culturelle visant tant leurs pratiques religieuses que leurs activités économiques. Cette transformation de la scène politique indienne s'explique par le pouvoir que le mouvement nationaliste hindou, fondé dans les années 1920, a acquis au fil du temps - au plan électoral comme sur le terrain, à travers l'infiltration systématique de l'appareil d'Etat et un dense réseau de militants actifs sur les réseaux sociaux. En retraçant la montée en puissance de Narendra Modi dans son Etat du Gujarat dès les années 2000, puis à l'échelle du pays, Christophe Jaffrelot livre une analyse saisissante de l'essor du national-populisme au sein de la plus grande démocratie du monde.