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Mai-juin 1968. Huit semaines qui ébranlèrent la France
Vigna Xavier ; Vigreux Jean
EUD
22,00 €
Épuisé
EAN :9782915611700
Contre la réduction du printemps 1968 à un monôme étudiant, ce livre entend restituer l'épaisseur conflictuelle de ce qui fut un des événements majeurs de l'histoire du siècle dernier. Pendant huit semaines en effet, la société française connut un ébranlement considérable: dans les universités évidemment, mais également dans les usines et sur tous les lieux de travail, dans les campagnes enfin. Il fallait par conséquent décentrer l'analyse au-delà des rives de la Seine vers d'autres régions et envisager la multiplicité des acteurs de ces épisodes: les étudiants comme les ouvriers et tous les salariés, mais aussi les paysans, et bien évidemment l'Etat, qui n'est pas resté impavide; les organisations politiques et syndicales, au-delà du seul mouvement ouvrier; les répertoires d'action (les manifestations, les grèves) comme les stratégies pour réprimer et/ou désamorcer la conflictualité (élections et amnisties). Mais comprendre 68 suppose aussi d'opérer une double mise en perspective: en situant ce printemps dans une conflictualité séculaire d'une part, en regard des mouvements de contestation qui secouent le monde d'autre part. Si ce livre n'offre pas un récit du printemps, il permet en revanche de mesurer combien ces huit semaines ébranlèrent la France.
C'est lorsqu'un cycle se termine qu'il faut le raconter. Or, depuis la fin des années 1970, au rythme de la désindustrialisation, le nombre d'ouvriers décline inexorablement. Spécialiste de l'histoire sociale de la France contemporaine, Xavier Vigna a donc décidé de retracer la vie et l'évolution de ces hommes et de ces femmes qui ont profondément marqué la France du XXe siècle. Faisant la part belle aux témoignages, il nous décrit leur quotidien: leur travail, leurs engagements, leurs combats, mais aussi leur vie de famille, leurs logements, leurs loisirs. Enfin, il se penche sur les grands moments qui ont scandé leur histoire, du Front populaire à Mai 1968, en passant par les deux guerres mondiales et la crise des années 1930. Balayant bien des clichés - comme les liens indéfectibles entre partis de gauche et classe ouvrière - et investissant d'autres thèmes - les femmes, les immigrés, la "centralité" ouvrière -, cette synthèse novatrice nous livre les clés pour saisir la force et la complexité d'un monde qui incarne le XXe siècle français dans son aspiration à la solidarité comme dans sa récente déstabilisation.
La mémoire de 68 a largement valorisé le mouvement étudiant. Pourtant, 68 constitue également le plus puissant mouvement de grèves ouvrières que la France a connu, et qui ouvre ensuite une phase décennale de contestation dans les usines. C'est cette séquence d'insubordination ouvrière que Xavier Vigna retrace dans une étude historique pionnière qui s'appuie sur des archives inédites. En croisant tracts, rapports de police et films militants, ce livre analyse d'abord l'événement que constituent les grèves de mai-juin 1968, bien au-delà de la seule scène parisienne souvent réduite à la forteresse de Billancourt , et en montre le caractère inaugural. Dès lors, l'insubordination perdure et se traduit par de multiples illégalités. La parole ouvrière qui la nourrit conteste l'ensemble de l'organisation du travail. Relayée selon des modalités complexes par les organisations syndicales et les groupes d'extrême-gauche, cette insubordination échoue pourtant face à la crise économique. Ainsi, ces années 68 constituent également une séquence ouvrière, dont cet essai d'histoire politique des usines entend restituer l'ampleur. Livre d'histoire par conséquent à rebours des discours convenus sur Mai 68 , et d'une histoire ouvrière qui se confronte à la sociologie du travail d'alors, il renouvelle largement notre connaissance d'une période ardente et cruciale, celle des années 68. . . Agrégé d'histoire, Xavier Vigna est maître de conférences d'histoire contemporaine à l'Université de Bourgogne. Membre du Centre Georges Chevrier (UMR 5605), il poursuit des recherches sur la conflictualité sociale et politique dans le second XXe siècle.
Ouvriers et travailleurs sont des figures bien connues, mais leurs contours n'ont cessé d'évoluer aux XIXe et XXe siècles en Europe. A partir d'un réexamen de la manière dont on a écrit leur histoire, le propos de cet ouvrage ambitieux est de redessiner ces figures. Rassemblant une vingtaine des meilleurs spécialistes de huit pays, le livre montre sous un jour nouveau ces hommes et ces femmes, engagés dans des métiers et des activités exigeantes, à travers des territoires, depuis les Asturies jusque dans la vallée de la Clyde écossaise, ou des thématiques, la santé ou le chômage, les statuts ou les mobilisations. Par là, en même temps qu'une histoire plurielle du travail se dessine, de nouvelles pistes apparaissent pour continuer à étudier celles et ceux qui constituent les classes subalternes de nos sociétés.
Cet ouvrage explore une séquence à la fois proche et lointaine de la société française, de 1968 à 1995. Des grandes grèves de 1968 au mouvement social de 1995 contre le plan Juppé, c'est une période que bien des lecteurs ont traversée, mais que les plus jeunes ignorent ou méconnaissent. L'auteur a le souci de restituer le cadre de cette époque et les évolutions structurelles (urbanisation, désindustrialisation, etc.) qui l'ont marquée sans négliger les " petites madeleines " familières aux plus anciens : le Minitel ou le Walkman, la victoire de Yannick Noah à Roland-Garros en 1983 ou la Camif. Ce livre met également en lumière des éléments rarement considérés : l'importance des Portugais ou des Turcs dans l'immigration, les mobilisations des personnes en situation de handicap dans l'après-68 ou encore la consistance du conservatisme dans une France qui subit une crise au long cours. Bien que ces décennies soient encore dans beaucoup de mémoires, cette histoire permet de les redécouvrir.
Souvent admirés pour leur esthétique, les châteaux néogothiques de Bourgogne n'avaient suscité qu'un faible intérêt universitaire jusqu'à présent. Ce paradoxe est aujourd'hui dépassé, les styles "néo" ne sont plus objets de mépris mais d'un vif intérêt de la part des historiens de l'art. Dans cet ouvrage, l'étude approfondie du château de La Rochepot est renforcée par celle d'une trentaine d'édifices, célèbres ou méconnus, mais tous remarquables par la qualité architecturale qui leur a été donnée entre 1820 et 1940. Ce livre atteste non seulement de la valeur artistique de ces châteaux mais il les replace également dans un contexte national et local de longue durée, pour mieux saisir les nouveautés et les continuités, les originalités et les conformismes. Ainsi, au gré de riches archives et de nombreuses illustrations, c'est un moment très riche de l'histoire bourguignonne qui apparaît dans ses oeuvres et ses différents protagonistes.
La mort accidentelle d'Albert Camus, l'intellectuel solitaire et solidaire, le 4 janvier 1960 à Villeblevin (Yonne), a sidéré le monde entier. Quand on évoque Albert Camus, icône de la littérature française, ce sont les écrits du romancier, L'Etranger, La Peste, La Chute que l'on cite spontanément. Mais il était aussi dramaturge, éditorialiste de génie, essayiste, philosophe et citoyen du monde, ne se dérobant jamais face à un combat pour condamner toutes les formes de totalitarismes et l'horreur nazie. L'Algérie, son pays d'origine, fait partie intégrante de sa vie et de son oeuvre. L'originalité du présent essai est de retracer la trajectoire exceptionnelle d'un gamin pauvre du quartier Belcourt à Alger au Prix Nobel de littérature. Mais au-delà d'une simple biographie, ce texte cerne une production littéraire qui reste un témoignage essentiel sur les bouleversements du XXe siècle et sur des faits qui sont encore de notre temps. Dans un monde absurde, l'être humain doit faire au mieux pour accomplir sa destinée d'Homme.