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Histoires des ouvriers en France au XXe siècle
Vigna Xavier
PERRIN
24,00 €
Épuisé
EAN :9782262028879
C'est lorsqu'un cycle se termine qu'il faut le raconter. Or, depuis la fin des années 1970, au rythme de la désindustrialisation, le nombre d'ouvriers décline inexorablement. Spécialiste de l'histoire sociale de la France contemporaine, Xavier Vigna a donc décidé de retracer la vie et l'évolution de ces hommes et de ces femmes qui ont profondément marqué la France du XXe siècle. Faisant la part belle aux témoignages, il nous décrit leur quotidien: leur travail, leurs engagements, leurs combats, mais aussi leur vie de famille, leurs logements, leurs loisirs. Enfin, il se penche sur les grands moments qui ont scandé leur histoire, du Front populaire à Mai 1968, en passant par les deux guerres mondiales et la crise des années 1930. Balayant bien des clichés - comme les liens indéfectibles entre partis de gauche et classe ouvrière - et investissant d'autres thèmes - les femmes, les immigrés, la "centralité" ouvrière -, cette synthèse novatrice nous livre les clés pour saisir la force et la complexité d'un monde qui incarne le XXe siècle français dans son aspiration à la solidarité comme dans sa récente déstabilisation.
Cet ouvrage explore une séquence à la fois proche et lointaine de la société française, de 1968 à 1995. Des grandes grèves de 1968 au mouvement social de 1995 contre le plan Juppé, c'est une période que bien des lecteurs ont traversée, mais que les plus jeunes ignorent ou méconnaissent. L'auteur a le souci de restituer le cadre de cette époque et les évolutions structurelles (urbanisation, désindustrialisation, etc.) qui l'ont marquée sans négliger les " petites madeleines " familières aux plus anciens : le Minitel ou le Walkman, la victoire de Yannick Noah à Roland-Garros en 1983 ou la Camif. Ce livre met également en lumière des éléments rarement considérés : l'importance des Portugais ou des Turcs dans l'immigration, les mobilisations des personnes en situation de handicap dans l'après-68 ou encore la consistance du conservatisme dans une France qui subit une crise au long cours. Bien que ces décennies soient encore dans beaucoup de mémoires, cette histoire permet de les redécouvrir.
Publications et travaux sur l'histoire du Front populaire ne manquent pas. L'inscription de l'événement dans la mémoire nationale en tant qu'épisode historique majeur est profonde et multiple. Et si le rapport entre cette histoire et cette mémoire a perdu de sa vivacité, on ne peut s'interdire, bien au contraire, de penser leur relation en cette occasion où la demande mémorielle ne pèse pas comme en d'autres temps sur l'offre historienne. C'est ce que veut faire ce livre. La référence à l'expérience y renvoie certes à la mémoire et à la visite récurrente de l'événement à la lumière: des commémorations successives. Mais elle vise aussi l'importance de l'événement dans la trajectoire de ses acteurs : leur participation au Front populaire, de façon plus ou moins active, a façonné durablement leur politisation. Il a constitué un événement fondateur pour une génération de militants qui ont marqué le mouvement ouvrier et la gauche jusque dans les années 1970. C'est de ce point de vue que la dimension internationale du Front populaire apparaît comme un creuset, où exilés et émigrés participent d'une culture antifasciste qui devient la matrice d'un engagement politique durable prolongé dans les combats de la résistance et ceux de l'après-guerre. L'attention ici portée aux différentes dimensions du Front populaire, alliance politique, courant idéologique, mouvement social ou expérience gouvernementale est particulièrement fructueuse dans le cadre d'une réflexion attentive à la longue durée. S'il ne s'agit nullement de nier l'originalité du Front populaire comme événement, il est important cependant de l'inscrire dans l'histoire politique et sociale séculaire nationale et internationale, tant du point de vue de ses références idéologiques et institutionnelles que des pratiques politiques collectives et individuelles. En cela l'actualité du Front populaire garde tout son sens au moment où la gauche préoccupée de l'avenir revisite son histoire.
Une histoire sociale et politique de la " classe ouvrière ". Loin des idées reçues, cet ouvrage sans équivalent raconte et explore " le siècle ouvrier ". Faisant la part belle aux témoignages, l'auteur trace les contours du quotidien ouvrier : travail, engagements, combats, mais aussi vie de famille, logements, loisirs. Il inscrit l'histoire de ces hommes et ces femmes dans un siècle scandé par les crises, du Front populaire à Mai 1968, en passant par les deux guerres mondiales et la crise des années 1930. Balayant bien des clichés - comme les liens indéfectibles entre partis de gauche et classe ouvrière - et investissant d'autres thèmes - les femmes, les immigrés, la " centralité " ouvrière -, cette synthèse novatrice nous livre les clés pour saisir la force et la complexité d'un monde qui incarne le XXe siècle français dans son aspiration à la solidarité comme dans sa récente déstabilisation.
Ce recueil constitue à la fois une somme polyphonique du travail d'Alessandro Portelli et une introduction à son oeuvre, inédite en français. Le livre repose sur deux lignes directrices. La première est d'ordre social et politique : elle aborde l'histoire de la ville ouvrière et de l'usine en Italie, en lien avec l'histoire des conflits sociaux et politiques à l'époque contemporaine ? elle se déploie également vers l'analyse de l'histoire syndicale et des luttes pour les droit civiques aux Etats-Unis. La seconde ligne directrice est celle du rôle de l'histoire orale comme moteur du récit historique et comme révélateur des pratiques de la langue. La richesse des terrains s'étend à l'étude des musiques populaires américaines et italiennes ? à l'histoire de la résistance ouvrière italienne pendant la Seconde Guerre mondiale face aux répressions fascistes ? à l'histoire de conflits plus récents et des mouvements étudiants contemporains. Ce recueil est notamment constitué des matériaux inédits issus des deux terrains majeurs de Portelli : la mémoire ouvrière des mines de la région des Appalaches à Harlan County (Kentucky, EtatsUnis) et celle de la ville sidérurgique de Terni (Ombrie, Italie). Ces deux terrains ont fait l'objet de publications de référence que nous avons prévu d'éditer à la suite de ce recueil (en 2026 et 2027).
Dans cette vaste synthèse, Michel Abitbol retrace l'histoire d'Israël, de sa naissance, en 1948, à nos jours. Après avoir analysé les origines du nationalisme juif et du sionisme, il décrypte l'arrière-plan historique de la déclaration Balfour de 1917 et la résolution de l'ONU du 29 novembre 1947 préconisant le partage de la Palestine entre un Etat juif et un Etat arabe. L'auteur évoque ensuite les sources du conflit entre Juifs et Arabes, puis suit, pas à pas, l'évolution du mandat britannique dans ses atermoiements et ses contradictions, l'édification d'un Etat juif démocratique en même temps que l'émergence d'une " nation " israélienne et d'une culture hébraïque moderne nées du brassage des vagues successives d'immigrants. Le " retour des exilés ", marqué par des réussites exceptionnelles, aboutit à des clivages économiques, sociaux, religieux et culturels mettant à mal la cohésion de la jeune société israélienne dans un contexte de guerres meurtrières auquel ni la victoire de juin 1967 ni les accords d'Oslo avec les Palestiniens en 1993 ne mirent un terme. La montée des extrémismes rend plus incertaine que jamais l'établissement d'une paix durable dans la région. S'appuyant sur des sources variées et solides, Michel Abitbol apporte les éléments indispensables permettant d'appréhender dans toute sa complexité l'histoire sans pareille de l'Etat juif.
Loin, comme ses prédécesseurs, de décrire la bataille telle qu'elle est jugée d'en haut, à la manière de l'état-major, John Keegan la restitue par le bas, telle qu'elle est vécue par les soldats. Cette nouvelle approche de l'histoire militaire, qui va au-delà des récits factuels, révèle toute la dimension humaine du combat. Pour illustrer son propos, Keegan raconte et décortique trois batailles charnières: Azincourt (1415), Waterloo (1815) et La Somme (1916). Un livre fondateur devenu un classique servi par une nouvelle traduction.
Avec 1915, l'enlisement, second volume de sa série consacrée à la Grande Guerre, Jean-Yves Le Naour continue de retracer au plus près le quotidien des Français durant ces quatre années de malheur. Alternant les points de vue d'en haut et d'en bas, s'attachant aux rumeurs comme aux faits établis, au ressenti aussi bien qu'au vécu, l'auteur nous livre un récit haletant. En 1915, le conflit entre dans une phase particulièrement meurtrière, marquée par des offensives aussi terribles qu'inutiles, rendues plus cruelles encore depuis l'usage des gaz asphyxiants. La guerre est partout: à Londres ou à Paris, sous les bombardements des zeppelins, sur la mer, en Afrique et au Moyen-Orient où les Turcs ont lancé le djihad contre les Alliés, au nom du panislamisme, tout en se livrant au génocide des Arméniens... Tandis que les Allemands étrillent la Russie et écrasent la Serbie, les Alliés enchaînent les échecs. Sourd aux critiques, le général Joffre conduit la guerre comme il l'entend: 320 000 Français sont ainsi sacrifiés en pure perte. La crise politique et la lassitude grandissent sur les décombres d'une Union sacrée qui a vécu, comme en témoignent les archives des Renseignements généraux jusqu'ici inexploitées. Pour les Français, 1915 est bien l'année la plus dramatique de toute la guerre, celle des horizons bouchés.
Résumé : Début 1916, Joffre planifie une offensive générale des Alliés, simultanément sur la Somme, le front russe, les Balkans et l'Italie. Mais les Allemands attaquent les premiers, à Verdun, le 21 février : 1,5 million d'obus s'abattent en une seule journée sur 12 kilomètres de front français ! Une puissance de feu jamais vue jusque-là. Le début de l'enfer... Sur la scène internationale, 1916 est marquée par la révolte arabe contre les Turcs, menée par Lawrence d'Arabie ; la Russie qui jette ses dernières forces dans la bataille avec l'offensive Broussilov et qui se désagrège de l'intérieur : la question n'est plus de savoir s'il va y avoir une révolution, mais quand elle aura lieu et sous quelle forme ; ou encore l'épuisement de l'Allemagne qui, asphyxiée par le blocus britannique, lance la guerre sous-marine à outrance. 1916, enfin, c'est aussi et surtout une vie politique française particulièrement tendue : le mouvement pacifiste s'organise, les socialistes se divisent, l'Union sacrée se meurt, la Chambre et le Sénat se réunissent en comité secret pour se débarrasser de Joffre et d'Aristide Briand, etc. Avec le talent narratif qu'on lui connaît, Jean-Yves Le Naour nous fait entrer dans les coulisses du conflit, alternant les points de vue du pouvoir et du peuple, et même ceux des Anglais et des Allemands grâce au dépouillement des archives diplomatiques. Il fait ainsi tomber nombre de préjugés et d'idées reçues, dont le mythe de Pétain-vainqueur de Verdun : sa mise en avant a en fait répondu à un plan politique cherchant à diminuer Joffre ! Un récit vivant, poignant, qui mêle avec brio faits, sentiments et réalités de la guerre.