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Lectures d'Aragon , les voyageurs de l'imperial
Vigier Luc
PU RENNES
15,00 €
Épuisé
EAN :9782868476289
Les études ici réunies se consacrent à l'exploration d'un roman d'Aragon finalement peu lu, Les Voyageurs de l'impériale, troisième étape du cycle du Monde réel. Achevé en 1939 mais publié dans des circonstances difficiles, il ne verra le jour dans sa version complète qu'en 1947 et sera réécrit par son auteur en 1965. Des spécialistes de l'?uvre d'Aragon se sont attachés à souligner la richesse à la fois poétique et politique de ce roman. Le travail du romancier, de la conception à l'écriture et de celle-ci à la réécriture se trouve ainsi éclairé à la lumière des connaissances apportées par les recherches les plus récentes qui, par leur diversité, restent fidèles à la dimension polyédrique du roman. On retrouvera tout d'abord une étude remarquable de l'histoire complexe et quelque peu " diabolique " de la publication du roman, dont Aragon disait qu'elle constituait un " étrange témoignage " des conditions d'édition sous l'Occupation. Sur le plan de l'analyse du roman, on s'est ensuite attaché à explorer les rapports des Voyageurs de l'impériale au politique, tant au niveau de la conception du rôle théorique du romanesque que dans sa dimension plus proprement historique et critique. Mais d'autres sources de la spécificité de ce roman sont à chercher du côté des intertextes dont Aragon joua dans toute son ?uvre, jusque dans l'illustration tardive des Voyageurs. On s'est intéressé par ailleurs aux problèmes de la mise en fiction dont ce roman offre une singulière mise en abyme. Enfin, l'exploration des représentations troublées du père et de la femme contribue à mettre en valeur la complexité des poétiques de l'être chez Aragon.
Des Cahiers Aragon pour découvrir et parcourir l'oeuvre de Louis Aragon, énigmatique, prodigieusement créative, folle certainement, en dehors de toute école. Des écrivains, des universitaires, des artistes apportent ici leur éclairage, leur lecture, leur sentiment. Identité, passion, aventures éditoriales immenses, vieillesse, images, poésie, roman, Aragon dans diversité, sa force et ses dislocations. Et dans les marges, l'histoire des rencontres, toujours singulières, avec l'un des auteurs les plus oubliés du vingtième siècle.
Ce livre est né d'un sentiment inédit du paysage parisien. Comme un paysan ouvrant à tout de grands yeux, le poète nous apprend à voir d'un regard neuf les passages, les boutiques des coiffeurs à bustes de cire, les bains, les immeubles les plus ordinaires, les affiches, les extraits de journaux, semblables aux collages des peintres. Deux morceaux célèbres du livre, Le Passage de l'Opéra et Le Sentiment de la nature aux Buttes-Chaumont donnent l'éveil à "la lumière moderne de l'insolite". Deux autres textes essentiels du Paysan de Paris: Préface à une mythologie moderne et Le Songe du paysan, en. sont à la fois l'introduction et la conclusion, le point de départ et le point d'arrivée d'une pensée prise dans sa variation.
Scénarios, croquis, crayonnés, storyboards, expositions d'archives anciennes ou vivantes, témoignages d'artistes, la bande dessinée nous adresse depuis plusieurs décennies des signaux puissants qui sont autant d'injonctions à une approche génétique de ses processus de création. La revue Genesis avait déjà ouvert ses pages à l'architecture, au cinéma, à la musique, aux arts plastiques et à la photographie. Elle répond aujourd'hui à la nécessité critique de donner toute sa place au " neuvième art " en interrogeant la narration graphique dans l'extraordinaire diversité de ses moyens et de ses métamorphoses. Des naissances de l'idée scénaristique à la planche imprimée, de l'esquisse à l'album, c'est à la découverte d'un véritable univers que nous invite la genèse de la BD. Plonger dans l'archéologie des carnets, comprendre l'évolution du trait et des couleurs, reconstituer les étapes successives des crayonnés : c'est observer, comme on a appris à le faire pour les brouillons littéraires, les bifurcations, les renoncements, les repentirs, les décisions de la main aux prises avec la pensée graphique. Pour la première fois dans l'histoire de la génétique, la bande dessinée est ici saisie à l'état naissant, à travers cette " pensée-dessin " qui lui est propre, et à la faveur d'une exploration que nous avons voulue résolument intérieure à l'acte créatif. Les paysages inédits que tracent les archives de la BD font apparaître des sentiers de la création encore mal connus : autant de pistes et de révélations que la recherche génétique, grâce à son héritage théorique, est sans doute la mieux à même de formuler et d'approfondir pour renouveler l'approche d'un des secteurs les plus vivants de la création contemporaine.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.