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La querelle des femmes ou "n'en parlons plus"
Viennot Eliane
IXE
13,00 €
Épuisé
EAN :9791090062528
La querelle du féminisme a fait couler assez d'encre, à présent elle est à peu prés close : n'en parlons plus"... écrit Simone de Beauvoir en ouverture du Deuxième sexe, pour rapporter le sentiment d'irritation qui prévaut autour d'elle en 1949, quatre ans après que les Françaises sont devenues citoyennes."On en parle encore, cependant", ajoute?t?elle tout de suite après. D'où le pavé qu'elle lance dans la mare, car l'égalité est loin d'être accomplie et toutes sortes de stratégies sont mises en place pour qu'elle ne le soit pas de sitôt. L'effacement de l'histoire en fait partie, en particulier s'agissant de la très longue bataille pour ou contre l'asservissement des femmes. Née au nue siècle, avec la création des premières universités, elle a donné lieu, en Occident, à la production de moult règlements, lois, constitutions, codes ? et de milliers de textes explicitant les positions des uns et des autres. Plus qu'une histoire de cette polémique, ce livre propose une réflexion sur la manière dont elle a été occultée depuis qu'il n'est plus possible de soutenir ouvertement que les femmes sont inférieures aux hommes. Et sur l'urgence qu'il y a à retrouver cette histoire, à en identifier les acteurs et les actrices, à comprendre ce qui les mobilisait... à cesser de croire que le progrès marche tout seul et que le féminisme est né au XIXe siècle.
Le deuxième volume de cette grande enquête au coeur de l'exception française commence avec l'arrivée au pouvoir d'Henri IV, premier roi à parvenir sur le trône au nom de la "loi salique". Il se termine deux siècles plus tard, à la veille de la Révolution française. Croisant les différents domaines où se jouent les rapports de force entre hommes et femmes (politique, économie, droit, culture, religion...), Eliane Viennot met en lumière le double mouvement, très conflictuel, qui caractérise toute cette période: d'une part le début de la "longue marche" vers l'égalité; d'autre part la nouvelle offensive qui se met en place pour bloquer cette perspective, au nom du respect prétendu de la "différence naturelle des sexes". Que la querelle sur les femmes soit ancienne, nous le savions déjà. Qu'elle ait rebondi avec cette vigueur d'une génération à l'autre, de l'égalité des droits à la masculinisation de la langue française, en passant par l'accès au savoir et la capacité des femmes à gouverner, voilà qui n'avait encore jamais été montré. Biographie de l'auteur Professeure à l'université de Saint-Etienne, Eliane Viennot est membre de l'Institut universitaire de France, présidente de la Société internationale pour l'étude des femmes de l'Ancien Régime et fondatrice de l'Institut Emilie du Châtelet. Elle avait consacré le premier volume de cette vaste recherche, Paru en 2006 chez Perrin, à l'invention de la loi salique (Ve -XVIe siècles).
L'âge d'or de l'ordre masculin La France, les femmes et le pouvoir | 1804-1860 Quatrième étape d'une étude magistrale sur La France, les femmes et le pouvoir depuis le Ve siècle, ce volume explore les six premières décennies du XIXe siècle. D'un empire à l'autre, en passant par le retour de la monarchie et celui de la République, la période a vu se consolider la domination des hommes sur les femmes à un point jamais atteint jusqu'alors en France. Entreprise difficile et conflictuelle, dans une société où la question de l'égalité des sexes était débattue depuis la fin du Moyen Age, et où tant de femmes en avaient fait la démonstration. D'où le déploiement sans précédent de constitutions, de lois, de mesures règlementaires, de théories pseudo-scientifiques, de discours historiques délibérément muets sur les femmes, mais aussi de violences verbales, physiques et symboliques destinées à asseoir le nouvel ordre et à confiner le sexe dit "faible" dans les emplois les plus déqualifiés, loin des lieux de pouvoir et d'excellence. Le tout sans parvenir à désarmer celles et ceux qui pensaient qu'une autre société était possible, et qui, exploitant toutes les failles du système, se donnèrent peu à peu les moyens de changer la donne, pour que l'égalité, la liberté, ne restent pas le bien des frères.
Résumé : A comme Agadir, B comme Berkeley, C comme Caluire... D'abord, c'était une proposition ludique qui pourrait s'énoncer ainsi : "Associez à chacune des lettres de l'alphabet un lieu qui vous est familier. Racontez ce qu'il vous évoque". Vingt-six lettres, comme autant de miroirs tendus à la mémoire afin d'y capter le reflet de souvenirs dont chacun apporte avec lui la couleur, les odeurs, la lumière d'un lieu particulier. Et le moment qui lui est associé...
Cet ouvrage invite à découvrir, ou redécouvrir, l'oeuvre de Françoise Collin, figure majeure du féminisme européen de la deuxième moitié du XXe siècle, fondatrice de la revue francophone Les Cahiers du Grif. Ses livres, ses articles composent une oeuvre éclatée et pourtant très aboutie, inséparable de son cheminement personnel, de son souci constant d'allier le penser et l'agir en un même mouvement. S'y exprime, en toute liberté et responsabilité, la force créatrice de l'écrivaine d'avant-garde comme celle de la philosophe et de l'intellectuelle qui pense, à travers l'étude passionnée d'Hannah Arendt, le féminisme et le politique, et réfléchit avec Blanchot et Levinas à l'art et à l'écriture. Internationales et pluridisciplinaires, les contributions ici réunies illustrent des aspects spécifiques de son oeuvre. La juxtaposition des points de vue, des lectures, révèle les différents registres d'une pensée qui, dans un constant va-et-vient entre théorie et pratique, réflexion et engagement, s'est déployée à l'écart des écoles, des courants, des systèmes.
Répertorier les événements de son temps n'entame en rien la fiction". Poète, Emmanuèle Jawad creuse la langue jusqu'à obtenir une prose trouée, lacunaire, allégée des vides du discours. Touchés par ce travail de fragmentation, les mots éclatent de polysémie, ils s'entrechoquent et se frottent les uns aux autres dans un crépitement de significations. L'histoire qu'ils délivrent a trait à l'emprise du genre, aux stratagèmes à déployer pour s'en déprendre. Elle s'illustre de faits aléatoires et têtus, aux effets durables.
Les héros sont fatigués et la veine épique de la civilisation patriarcale s'épuise. Tant mieux ! Erudit et jubilatoire, cet essai d'Anne Larue offre un éclairage panoramique sur 4000 ans de littérature, des "grands" textes fondateurs aux comics américains et à la science-fiction. Sa lecture queer ouvre des lignes de fuite, des tangentes à prendre au plus vite pour sortir du vieux système des dominations. Qu'il s'effondre sur lui-même et devienne Atlantide !
L'Enchilada, dialogue entre texte et photos avec, dans les rôles principaux : Lydie Lee, la commanditaire de l'enquête. Fern alias Fernande, détective à corps défendant, tenue de bourlinguer de ville en ville. Camille Doctobre, qui a disparu sans laisser de traces.