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PLATONISME ET INTERPRETATION DE PLATON A L'EPOQUE MODERNE
VIEILLARD-BARON
VRIN
34,00 €
Épuisé
EAN :9782711609802
De Reuchlin à Kleuker, Platon est interprété comme le grand philosophe héritier de la sagesse traditionnelle issue de la Kabbale ou des Chaldéens. Ce n'est qu'à partir de la seconde moitié du XVIIIe siècle que commence une interprétation plus rationaliste de Platon, avec Hegel et Schelling. Cette interprétation implique un platonisme de fait, c'est-à-dire une assimilation de Platon à l'intérieur d'une démarche philosophique nouvelle. Elle s'inscrit dans le cadre d'une nostalgie de la Grèce, à la base de la réflexion politique et métaphysique du jeune Hegel. La dernière partie de l'ouvrage montre la persistance de grands philosophèmes platoniciens à l'époque moderne. A travers la question des correspondances et des harmoniques entre l'âme, le monde et Dieu, se révèle la grande interrogation suivante : comment penser le platonisme selon la mobilité et sans référence à une philosophie de la substance et de l'immuabilité?
L'exceptionnelle célébrité de Bergson, en particulier à partir de L'évolution créatrice (1907), a contribué à vulgariser - à déformer aussi - sa pensée. Un siècle plus tard, son oeuvre est essentielle pour comprendre l'évolution de la philosophie, surtout en France, au XXe siècle. Même les auteurs qui l'ont critiqué, comme Sartre ou Merleau-Ponty, lui sont très largement redevables des cadres de leur réflexion. Alors qu'une réévaluation de l'importance du spiritualisme positiviste dont il est le chef de file s'impose, cet ouvrage est une introduction à l'oeuvre de Bergson. Il montre combien ce philosophe, prix Nobel de littérature et acteur politique, répond aux problèmes de son temps en créant son propre langage et ses propres concepts, pour exprimer des idées dont la fécondité reste aujourd'hui encore très sensible.Jean-Louis Vieillard-Baron est professeur à l'Université de Poitiers et dirige le Centre de recherche sur Hegel et l'idéalisme allemand (CRHIA).
Le problème du temps traverse l'histoire de la philosophie. Il apparaît d'abord comme ce qui s'oppose à l'être, puis il vient à se substituer à l'être même. A travers une lecture des philosophes qui ont pensé le temps, et surtout Platon, saint Augustin, Hegel et Bergson, Jean-Louis Vieillard-Baron poursuit, depuis plus de quinze ans, une réflexion qui vise à mettre e place tous les problèmes posés par le temps : le présent et l'actualité, l'instant et la ponctualité, le flux et la continuité, la répétition et la création. Il étudie ici la conscience du temps et son rapport à la philosophie de l'esprit, le concept d'instant et son histoire, et enfin l'itinéraire qui conduit du temps cosmique des Anciens au temps historique des Modernes.
Montrer, en partant de Hegel, la richesse et la diversité des formes de l'idéalisme allemand, c'est faire la preuve que l'hégélianisme n'est pas un système fermé et figé, mais qu'il permet d'intégrer ces diverses attitudes de pensée sans négliger leurs différences. Tel est le but de ce livre.Si l'idéalisme métaphysique est caractérisé par l'orientation de la réflexion vers l'absolu, l'idéalisme allemand est l'idéalisme par excellence. C'est avec Kant, Fichte, Schelling et Hegel, mais aussi Novalis et Hölderlin, que cet ouvrage aborde (en éclairant leurs origines et leur actualité) les grands thèmes spéculatifs - Imagination et Raison - Poésie et Philosophie - Raison et Religion - Esprit, Nature et histoire -, mais aussi les multiples répercussions de l'idéalisme allemand dans le destin de la pensée jusqu'à Bergson.Au terme de ce parcours apparaît la vraie dimension gnostique de ces philosophies : la doctrine de la science chez Fichte, le savoir absolu ou les sciences philosophiques chez Hegel, la religion philosophique chez Schelling. Pour tous ces penseurs, la philosophie est la voie du salut en ce qu'elle se fonde sur une conversion spirituelle qui s'oppose à toutes les opinions individuelles.
J'en connais à qui quand je demande ce qu'il sait, il me demande un livre pour me le montrer ; et il n'oserait me dire qu'il a le derrière galeux, s'il ne va sur le champ étudier en son lexicon, ce que c'est que galeux et ce que c'est que le derrière. Quand bien nous pourrions être savants du savoir d'autrui, au moins sages ne pouvons-nous être que de notre propre sagesse. " Montaigne, Essais, I, XXV, Du pédantisme.