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Dîner de gala. L'étonnante aventure des Brigands Justiciers et de l'Empire du Milieu
Videlier Philippe
GALLIMARD
23,90 €
Épuisé
EAN :9782070137213
Ce livre raconte les aventures, dans la première moitié du XXe siècle, de la cohorte des Bandits Justiciers, autrement appelés Redresseurs de Torts ou Brigands Rouges: ainsi nomme-t-on l?Armée des communistes chinois qui triomphera en 1949, après de longs et coûteux combats. Leur chef est un fils de paysans du Hunan, destiné à régner sans partage sur le Parti puis sur la Chine. Quand le récit commence, le pays est déchiré par la guerre civile. Les puissances étrangères ? France, Angleterre?, mais surtout l?envahisseur japonais ? se disputent les dépouilles de l?Empire, tandis que le Kuomintang de Tchang Kaï-Chek tente de prendre le pouvoir, luttant à la fois contre les étrangers et contre ses rivaux communistes. Mao s?impose d?abord dans un petit fief reculé des montagnes. Il construit patiemment l?Armée Rouge avec quelques comparses et, tout en combattant les Japonais, parvient à repousser quatre campagnes successives de Tchang Kaï-Chek. La cinquième campagne sera terrible: le Kuomintang engage un million d?hommes, et l?Armée Rouge doit fuir, harcelée par les nationalistes et par les habitants des régions traversées, minée par des rivalités intérieures. La Longue Marche, d?octobre 1934 à octobre 1935, voit le corps d?armée dirigé par Mao perdre près de cent mille hommes sur cent trente, avant de trouver refuge dans une zone communiste stable. Ce désastre sera plus tard transformé par le Président-poète en triomphe légendaire. Mao, qui a appris des Soviétiques la pratique des purges, assoit son emprise sur le Parti. En 1949, il proclame l?avènement de la République populaire de Chine. Viendront ensuite les épisodes terribles des Cent Fleurs, du Grand Bond en avant et de la Révolution Culturelle... Cette épopée cruelle et picaresque nous est racontée sous la forme d?un récit d?aventures à la façon de Au bord de l?eau. Les personnages ont nom Tête-de-Fouine, Petit-Chien dit Rouge-Vertu, Liu-Gros-Nez, le Mandarin-Versatile, le Dragon-Borgne, l?Ours-Téméraire ou Deuxième-Couteau. Le ton, plein d?ironie narquoise, n?est pas celui du récit historique, bien que l?auteur s?appuie sur une documentation extraordinairement précise, jusque dans le moindre détail de la vie quotidienne de ces combattants légendaires: il n?y manque pas une sandale à semelle de paille ni une écuelle de porc au piment. Le récit est à la fois pétillant d?humour et nourri d?une quantité d?anecdotes souvent affreuses ("La Révolution n?est pas un dîner de gala", faisait observer le grand Timonier). Philippe Videlier confirme, avec ce livre, l?invention d?un genre: le conte historique, genre qu?il avait déjà expérimenté dans ses ouvrages précédents. Le résultat est saisissant d?intelligence, et l?humour grinçant qui baigne le texte replace l?atrocité des faits dans le grand manège de l?histoire des hommes, avec sa musique lancinante.
Derrière les triples murailles du palais de Yildiz, à Constantinople, porte de l'Europe, le Sultan trame de noirs complots. Le sang coule sur la Corne d'Or. Le sang coule en Anatolie. Des comités secrets, les exilés politiques de Paris, les militaires de Salonique organisent la révolution. Mais l'aventure tournera mal : guerre dans les Balkans, au Caucase, terreur sur l'Empire ottoman. 1915. L'ordre d'anéantissement des Arméniens est donné. Ce qui avait des allures de conte, l'histoire du Sultan et des trois Pachas, se terminera en tragédie.
Résumé : Un communard libéré des bagnes de Nouvelle-Calédonie, une intrépide féministe passionnée par Jules Verne, des aventuriers italiens, des gardes hindous, des officiers anglais : on croisait forcément des gens hardis à la pointe de l'Arabie, à l'Hôtel de l'Univers, dans la cité d'Aden. Arthur Rimbaud, devenu un autre, y fit escale. En ce point du globe s'attardèrent le philosophe Paul Nizan et le poète Philippe Soupault. Selon un géographe, le mot Eden a la même origine que le mot Aden. Cela reste à voir. Rejetant les dominations coloniales, l'Orient arabe a voulu entrer en modernité. Au Caire, à Damas, à Bagdad, des colonels enfilèrent l'uniforme du progrès. Aden choisit la révolution. Depuis le parvis de l'Hôtel de l'Univers, c'est toute l'épopée de notre temps qui est observée à travers l'histoire du monde arabe, creuset où entrent en fusion les appétits des puissances planétaires. On retrouve ici le ton propre à Philippe Videlier : une ironie à la fois caustique et nonchalante, usant d'un style imperturbable pour décrire le cours sanglant de l'histoire en s'appuyant sur une documentation riche et précise.
Résumé : "Quelles que soient les circonvolutions et les digressions, demeure cependant une lancinante question : d'où vient et jusqu'où peut aller cette aversion pour les chiens ? "Philippe VidelierFini de rire en Turquie. Le Président n'aime ni l'humour ni les opposants. Ses ministres dévoués traitent de ls de chiennes et de bâtards ceux qui se risquent à le railler. Pour un dessin, Charlie Hebdo s'est attiré les foudres d'Ankara. La caricature n'est pourtant pas étrangère à la culture ottomane et a eu son heure de gloire au temps des sultans. Un temps que le président ne cesse de vanter. Or, un jour dans le passé, il était venu à l'idée des Jeunes Turcs d'exterminer les chiens. Et ce n'était qu'un début... des animaux aux hommes il n'y eut qu'un pas à franchir. En ces temps d'exacerbation des nationalismes et de violences primitives ce plaidoyer tire la sonnette d'alarme.
Résumé : Le boxeur Pietrantonio Di Mauro, venu de Roccasecca, un village pelé au sud de Rome, est assassiné dans un bal à Villeurbanne en 1932. L'élucidation du meurtre de ce militant fasciste va vite devenir un enjeu politico-médiatique. Au cours de l'enquête, les suspects, anarchistes ou communistes, seront tour à tour emprisonnés, innocentés, de nouveau traqués par les services secrets tout-puissants de Mussolini, la redoutable OVRA, jusqu'à la déclaration de guerre. En arrière-plan, le roman déroule la fresque de l'épopée fasciste, d'abord triomphale mais qui peu à peu se mue en désastre, jusqu'à l'écroulement final : le corps du Duce et celui de sa maîtresse exposés à Milan, pendus par les pieds. On retrouve ici la méthode et le style tout à fait singuliers de Philippe Videlier. La folle aventure fasciste arbore les couleurs d'une farce grinçante. Le récit, d'une implacable précision documentaire, est ponctué par les apparitions bouffonnes d'un super-héros jailli d'une bande dessinée à la gloire du régime. Le personnage de Mussolini, délirant de narcissisme, se piquant d'art, adulé par les foules en Italie et en Amérique - mais aussi, on a tendance à l'oublier, en France et en Europe -, domine le livre de sa stature à la fois effrayante et grotesque, au fil d'une reconstitution exceptionnelle.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.
Résumé : Et vous, quel geste vous trahit ? Il y a les gestes qui disent l'embarras, d'autres la satisfaction de soi, certains encore le simple plaisir d'exister, là maintenant, sur cette terre. Mais tous nous révèlent, dans nos gloires comme nos petitesses, nos amours comme nos détestations : le selfie, geste roi de nos vies modernes ; le " vapotage ", qui relègue l'art de fumer à un plaisir furtif, presque honteux ; les hommes de pouvoir qui se grattent le dessous de leur chaussette ; cette façon qu'on a parfois de tourner le volant avec la paume de la main bien à plat ; un verre qu'on tient à la main sans le boire...
Résumé : A Pointe-Noire, dans le quartier Voungou, la vie suit son cours. Autour de la parcelle familiale où il habite avec Maman Pauline et Papa Roger, le jeune collégien Michel a une réputation de rêveur. Mais les tracas du quotidien (argent égaré, retards et distractions, humeur variable des parents, mesquineries des voisins) vont bientôt être emportés par le vent de l'Histoire. En ce mois de mars 1977 qui devrait marquer l'arrivée de la petite saison des pluies, le camarade président Marien Ngouabi est brutalement assassiné à Brazzaville. Et cela ne sera pas sans conséquences pour le jeune Michel, qui fera alors, entre autres, l'apprentissage du mensonge. Partant d'un univers familial, Alain Mabanckou élargit vite le cercle et nous fait entrer dans la grande fresque du colonialisme, de la décolonisation et des impasses du continent africain, dont le Congo est ici la métaphore puissante et douloureuse. Mêlant l'intimisme et la tragédie politique, il explore les nuances de l'âme humaine à travers le regard naïf d'un adolescent qui, d'un coup, apprend la vie et son prix.
Biographie de l'auteur Edouard Louis a 21 ans. Il a déjà publié Pierre Bourdieu : l'insoumission en héritage (PUF, 2013). En finir avec Eddy Bellegueule est son premier roman.