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Rue du Théâtre français
Vidal Sara
RIVENEUVE
12,00 €
Épuisé
EAN :9782914214650
Sara Vidal pose, dans Rue du Théâtre français, un regard inhabituel sur sa ville, Marseille. Dans ce roman, écrit en forme de script théâtral et dans une langue très poétique, elle nous livre tout ce qu'une petite rue proche de la Canebière peut dire, une rue piétonne où voisinent, à l'entour, l'hôtel " Les Cytises ", refuge d'immigrés du monde entier, un lycée, le Lycée Thiers, et surtout le Théâtre français (théâtre du Gymnase - Armand Hammer) du nom d'un riche mécène, né d'un couple d'immigrés venu d'Odessa au début du siècle, exemple d'immigration réussie (mais qu'est-ce qu'une immigration réussie ?) qui fait face à la misère qui traîne dans la rue, lieu de rencontre de personnages en attente d'une vie délivrée par le théâtre, la danse, ou la poésie, des pesanteurs de leur histoire. La rue devient une scène, avec comme témoin improbable le scribe, un SDF saisi par l'écriture, qui note sur son carnet, sous le regard de ses compagnons, pouilleux comme lui, l'histoire d'oiseaux migrateurs. Un roman très actuel et saisissant.
Dans ses diverses formes, l'autisme nous confronte à la question du développement psychique d'une personne et de son rapport fondateur au tiers. Ce trouble entraîne des difficultés à entrer en relation avec autrui et à partager avec lui attentions et affects. Il ne s'agit pas d'un problème d'attachement dyadique de type éthologique mais de celui tiercéìsé et symbolisé, proprement humain. La compréhension de l'autisme ne peut donc se limiter aux seules approches neurologiques et comportementales, elle requiert une approche anthropologique, qui tient compte de la spécificité psychique humaine : celle de la place d'autrui dans le processus de développement de la symbolisation. L'approche anthropologique de Jean-Marie Vidal interroge la conception du développement psychique de l'enfant et la représentation incontournable que nous en donne la psychanalyse — seule discipline qui l'aborde frontalement dans sa dimension symbolique et affective. Elle éclaire la multitude de questions épistémologiques, sémiologiques et éthologiques que suscitent les points de butée des approches psychothérapeutiques de l'autisme et le traditionnel cadre de rencontres duelles.
Un homme vieillissant se lance dans le pari d'une nouvelle vie : se retirer du chaos du monde - en fait de sa ville en désordre -, imitant ainsi les ermites stylites des premiers siècles. Il n'y a ni ferveur religieuse, ni colonne, ni désert, mais une simple maison mal entretenue : la bicoque, au bord de la mer, surplombant une petite crique. Des hallucinations, d'étranges voisinages viennent bousculer son désir de thébaïde : une tribu d'homo sapiens orpheline de sa grotte engloutie par la mer ; le couple de ses parents faussement morts ; un petit groupe de réfugiés Syriens et Erythréens dérangeant les buissons des oiseaux et les maisons vides qui attendent l'été ; les policiers à leur suite ; un couple de très jeunes gens survivant au naufrage... Un neveu, Kevin, va servir de lien entre la déraison et la réalité, entre la solitude de la bicoque et les débordements du monde.
Résumé : L'histoire de la modernité est d'abord celle d'une discrimination : en érigeant la vitesse en modèle de vertu sociale, les sociétés modernes ont inventé un vice, celui de la lenteur - cette prétendue incapacité à tenir la cadence et à vivre au rythme de son temps. Partant d'une violence symbolique et d'un imaginaire méconnu, Laurent Vidal fait la genèse des hommes lents, ces individus mis à l'écart par l'idéologie du Progrès. On y croise tour à tour un Indien paresseux et un colonisé indolent à l'époque des grandes découvertes, des ouvriers indisciplinés dans le XIXe siècle triomphant ; plus proches de nous, le migrant en attente ou le travailleur fainéant restent en marge de l'obsession contemporaine de l'efficacité. Mais l'auteur révèle avant tout la façon dont ces hommes s'emparent de la lenteur pour subvertir la modernité, à rebours de la cadence imposée par les horloges et les chronomètres : de l'oisiveté revendiquée aux ruses déployées pour s'approprier des espaces assignés, les hommes lents créent des rythmes inouïs, jusque dans les musiques syncopées du jazz ou de la samba. En inventant de nouveaux modes d'action fondés sur les ruptures de rythme - telles les stratégies de sabotage du syndicalisme révolutionnaire -, ils nous offrent un autre regard sur l'émancipation. Mêlant la rigueur de l'historien à la sensibilité d'un écrivain qui puise aussi bien dans la littérature que dans les arts, cet essai ouvre des horizons inédits pour repenser notre rapport à la liberté.
Tout un numéro de la revue Riveneuve Continents dédié aux Lettres sénégalaises avec pour thématique la jeunesse pour explorer, avec de nombreux écrivains et écrivants connus ou inconnus, du pays ou de la diaspora, le vague à l'âme des nouvelles générations entre blocage et mondialisation. - Le 31e numéro de la revue RIveneuve Continents née en 2004. - Des contributions prestigieuses comme le philosophe Souleymane Bachir Diagne ou des jeunes rappeurs de Dakar en passant par des écrivains confirmés ou novices - Les thèmes qui préoccupent la jeunesse sénégalaise aujourd'hui et qui se retrouvent dans tous les types d'écriture ; déconstruction décoloniale et patriarcale, blocage de la société, identités fermées ou ouvertes, citoyenneté en crise comme l'emploi ou l'éducation, modernité et tradition, rester et partir... - Des illustrations d'artistes contemporains en N&B et en couleurs
Résumé : Le deuxième recueil de textes poétique puissants et évocateurs du très grand guitariste Titi Robin de renommée mondiale préfacé par le Goncourt Yvon Le Men. - Un auteur guitariste virtuose et de renommée mondiale - Une collection de textes poétiques qui s'accompagnent à la guitare dans une langue très évocatrice et puissante - Un préfacier Prix Goncourt : Yvon Le Men - Des illustrations du grand caligraphe Rachid Koraichi - Le deuxième recueil de Titi Robin
Bruno Bettelheim avait privilégié dans sa Psychanalyse des contes de fées les récits des frères Grimm au détriment de ceux de Perrault. Ne se centrant que sur l'enfant-héros, il envisageait alors ces fictions comme l'illustration exclusive de fantasmes infantiles. Tenus pour secondaires, les nombreux adultes de ces récits représentent pourtant le contexte qui entoure l'enfant. Ils sont tour à tour parents, tuteurs ou prédateurs. Dans les masures ou les châteaux, les enfants des contes sont confrontés à la maltraitance, au cannibalisme ou à l'inceste. Ils échappent souvent de peu au passage à l'acte de ceux qu'ils croisent sur leur route ou côtoient dans leur famille. Interroger les comportements et les pensées de ces adultes apporte alors de nouvelles clés dans la compréhension du développement de l'enfant-héros. Loin de se résumer à d'inoffensives histoires, ces "contes de fées" dévoilent ainsi leur vraie nature...
Kirk Douglas est né Yssur Danielovitch Demsky le 9 décembre 1916 dans l'Etat de New-York. Il aura donc 103 ans pour Noël 2019. En dehors de son autobiographie (Le fils du chiffonnier, bestseller mondial en 1988) et de plusieurs titres (J'ai croisé ma chance par accident, Dernier tango à Brooklyn), le lecteur francophone n'a pas accès à son dernier ouvrage (Let's face it), et curieusement à aucune biographie française depuis le Kirk Douglas de Roland Lacourbe en 1980, sur celui qui reste le dernier des grands monstres sacrés encore vivants du cinéma américain des années 50 et 60. La collection Riveneuve Cinéma permet d'offrir la biographie et la filmographie d'un acteur d'exception, mais aussi des analyses de chacun de ses films. Issu d'une famille d'immigrés juifs biélorusses, il s'illustre dans tous les genres. Il tourne dans le western La Captive aux yeux clairs et dans de grands classiques comme Les Ensorcelés et La vie de Vincent Van Gogh, tous deux réalisés par Vicente Minnelli, et joue Spartacus, un des rôles qui lui collera le plus à la peau. L'acteur se retire du cinéma en 1993, après une crise cardiaque. Il reçoit un Oscar d'honneur pour l'ensemble de sa carrière en 1996.