Le bicentenaire de l'indépendance du Brésil (1822) est l'occasion de (re)découvrir le fonds méconnu du "âVoyage en Amérique du Sudâ" d'Albert Kahn, et en particulier les vues de Rio de Janeiro. L'exposition du musée du Nouveau Monde et l'ouvrage qui l'accompagne s'inscrivent ainsi dans l'histoire du regard photographique français sur le Brésil et apportent un éclairage nouveau sur ce fonds inédit. Il s'agit des premiers clichés en couleur de la ville de Rio, montrant les aménagements de la ville moderne et balnéarisée, le dialogue de la nature tropicale avec l'architecture, et (même si c'est plus subtil) la présence noire à Rio de Janeiro. Ces autochromes, mais aussi les nombreuses images stéréoscopiques, permettent ainsi d'étendre les problématiques de contacts culturels Europe/Amériques, propres au musée du Nouveau Monde, jusque vers le début du xxe siècle, où se lit encore dans les paysages urbains et sociaux le passage d'un univers colonial à un univers moderne.
A l'heure où prennent forme les bases de ce qui pourrait constituer un champ d'étude pour l'analyse historique des villes-capitales, cet ouvrage collectif propose une réflexion sur la mobilité des capitales dans les Amériques. Si le statut de capitale est parfaitement révocable, chaque transfert est pourtant vécu par les habitants de la ville qui perd le titre, comme par ceux qui vont le conquérir, comme un événement majeur, suscitant rêves et sentiments d'abandon. Si la ville est l'espace de prédilection du politique qui peut s'y déployer mieux qu'en aucun autre lieu et s'y mettre en scène, que dire de ces rapports lorsque le pouvoir se projette dans une ville qui n'existe pas (dont on ne sait même pas si elle est à venir) ? Et que dire encore de ces rapports lorsque, cette fois, le pouvoir quitte la ville?
4e de couverture : Le 20 avril 1960, Rio de Janeiro se prépare à vivre une journée décisive. Dans quelques heures, elle ne sera plus la capitale du Brésil : le pouvoir part s'installer à Brasilia, nouveau symbole de la modernité brésilienne. Le président Juscelino Kubitschek, qui a projeté ce transfert, orchestre les cérémonies destinées à ôter à la ville ses attributs de capitale. Laurent Vidal s'est penché sur cette journée particulière, dont il reconstitue le déroulement presque heure par heure, au terme d'une enquête minutieuse : fouillant dans les archives des journaux, interrogeant des témoins, donnant la parole aux acteurs du pouvoir, maîtres de ce départ, ainsi qu'aux habitants et aux poètes, spectateurs de cet événement soigneusement mis en scène, il redonne vie à un moment clé de l'histoire de la Ville Merveilleuse.
Les associations de lutte contre le sida sont à la croisée des chemins : reconnues comme importantes pour faire avancer des causes (accès au traitement, lutte contre les discriminations), elles sont sommées de se professionnaliser ; encouragées à mener des actions, elles souffrent de financements en baisse ; incitées à se regrouper, elles se caractérisent par leur grande hétérogénéité. Les associations au Cameroun n'échappent pas à ces paradoxes. Quelles sont, dans ce pays, les activités de ces collectifs, comment sont-ils perçus par les institutions de lutte contre le sida, comment conçoivent-ils leur rôle ? Autant de questions auxquelles répond cet ouvrage à partir d'une étude menée conjointement par des chercheurs et par des militants associatifs. Se dévoilent alors des militants et des associations qui, dans des contextes difficiles, réinventent leurs activités, expriment des attentes différentes d'il y a dix ou vingt ans, en somme, incarnent de nouvelles militances.
Blondeau Céline ; Collinot François ; Fouquet Emil
Voici un mode de vie et une manière de construire A la romaine évoqués ici à travers les bâtiments publics et cultuels et les résidences privées que sont les villae gallo-romaines. Deux musées : le Musée archéologique du Val d'Oise et ARCHEA présentent conjointement, deux expositions complémentaires sur un thème partagé : l'architecture et la construction gallo-romaines. Cet ouvrage vous révèle le mode de vie des élites en dehors des villes, à travers les vestiges de villae de toute l'Ile-de France et de Picardie.
Ce livre retrace, du XIX e au XX e siècle, les péripéties des fromages de Brie. Dès le Moyen Age, on produisait ce type de fromage, mais celui-ci n'avait pas les caractéristiques que nous lui connaissons aujourd'hui. C'est dans le courant du XIXe siècle que la production des fromages de Brie se développe en Seine-et-Marne. La proximité de Paris fait de Meaux la capitale du brie. Les agriculteurs du nord de la Seine-et-Marne, en particulier, tirent profit de cette richesse, tout comme la ville de Meaux où se concentre la majeure partie du commerce. C'est là qu'est organisé le premier concours d'industrie laitière en 1879. Durant le dernier tiers du XIX e siècle, l'industrie fromagère naît. La production de brie se développe dans les départements de la Meuse et de la Marne où des pionniers de l'industrie profitent des progrès scientifiques et techniques liés aux travaux des élèves de Pasteur et fabriquent les premiers bries " industriels ". Ainsi, au début du XX e siècle, deux aires de production se dessinent, dont les acteurs s'affrontent. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, les productions fermières de Seine-et-Marne déclinent fortement, alors que les industriels de l'Est se modernisent. Dans la seconde moitié du XX e siècle, les trajectoires des deux bassins de production continuent d'être différentes. Cependant, ils doivent, tous les deux, faire face à la modernisation de l'agriculture et de l'industrie agroalimentaire. A la fin du XX e siècle, l'attribution d'une appellation d'origine au brie de Meaux vient sceller l'alliance des deux bassins de production. Le brie de Melun en obtient également une, qui consacre cette fois exclusivement l'origine seine-et-marnaise. L'ouvrage est illustré de cartes, de gravures et photos montrant l'évolution de la production des fromages de Brie. Cet ouvrage est issu d'une recherche conduite pour le Musée départemental des Pays de Seine-et-Marne. Cette édition est financée par le Conseil général de Seine-et-Marne et diffusée par La Librairie des Musées.
Fernand Léger hérite de l´impressionnisme un thème qui devient récurrent dans son oeuvre à partir de la fin des années 1940 ? : la représentation des banlieues en cours d´industrialisation. Rentré des Etats-Unis en 1946 et installé à partir de 1952 à Gif-sur-Yvette, Léger peint dans la dernière décennie de sa carrière la ceinture qui enserre Paris, là où s´implantent les grands établissements industriels qui transforment peu à peu les campagnes en communes-dortoirs prolétariennes. Il adopte alors un style bien éloigné du staccato qui caractérise ses tableaux fortement architecturés des années 1910-1920. Dans une composition aérée, le décor rassemble des éléments d´une nature désolée et d´autres rappelant la ville proche, réservoirs à gaz, voies de communication, poteaux télégraphiques, etc. La banlieue peinte par Léger est celle que décrit Cendrars dans La Banlieue de Paris (publié en 1949) et que photographie à la même époque Robert Doisneau, Willy Ronis et Sabine Weiss.
Les actes du colloque, qui s'est tenu au Musée des Beaux-Arts de Lille en juin 2005, font suite au catalogue de l'exposition "Le Maître au Feuillage brodé : secrets d'ateliers", organisée sous l'égide de Frame à Lille, en collaboration avec le Sterling and Francine Clark Art Institute de Williamstown, Massachusetts, et le Minneapolis Institue of Arts, Minnesota. Le colloque abordait les méthodes d'attribution d'oeuvres à ce maître anonyme des anciens Pays-Bas de la fin du xv e siècle, à la lumière des connaissances actuelles du fonctionnement des ateliers. Il constitue une étape pour l'étude des oeuvres attribuées aux maîtres à nom de convention.