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Maudite éducation
Victor Gary
REY
9,50 €
Épuisé
EAN :9782848765792
Adolescent en Haïti dans les années 70, tiraillé entre la crainte d'un père rigide et le désir d'explorer le nouveau continent de la sexualité, le jeune Carl Vausier choisit de faire confiance à sa propre nature. Dans la maison familiale d'abord, où la promiscuité interdit le moindre jardin secret, il se réfugie dans le saint des saints, la bibliothèque. Puis lors de virées dans les bas-fonds de Port-au-Prince, où les prostituées lui procurent le plaisir tant recherché, mais surtout lui racontent des femmes stupéfiantes, victimes de l'Histoire et de la cruauté des hommes. Sa véritable initiation sentimentale débute toutefois à la faveur d'une correspondance avec la mystérieuse Coeur Qui Saigne... Leur première rencontre est un fiasco : Carl ne revoit la jeune fille que des années après. Il ne cesse alors de vouloir la sauver de son tragique destin. Gary Victor, dans ce superbe roman qu'on devine pour partie autobiographique, raconte aussi la naissance d'un écrivain : les débuts encouragés par ses parents, l'initiation chez un entreprenant poète, ses révoltes contre les injustices et les aberrations de son pays... Cette écriture foisonnante, avec son humour et sa liberté, n'est-elle pas la seule voie qui reste à Carl pour échapper à sa "maudite éducation"?
Un polar vaudou bouleversant. L'inspecteur Dieuswalwe Azémar dont on connaît le grand penchant pour l'alcool arrangé, le soro, est de retour. On le retrouve avec ce côté atypique, et ses combats contre la corruption. A l'instar de Saison de porcs, Gary Victor nous entraîne dans les méandres de l'histoire populaire haïtienne, jouant habilement avec les mythes, les diverses facettes de la réalité haïtienne et de l'imaginaire vaudou. L'histoire commence par le séisme qui a ravagé Port-au-Prince. La femme du commissaire Solon a été retrouvée morte dans un hôtel de la ville. L'inspecteur Azémar est cet amant qui a osé défier l'autorité du commissaire Solon, son meilleur ami, et aussi son protecteur. Ironie du sort, Dieuswalwe sera chargé de mener cette enquête douloureuse pour débusquer l'amant. Drame où se mêlent amitié, loyauté et amour. Saura-t-il faire la part des choses?
Après le succès de Treize nouvelles vaudou, l écrivain nous revient deux ans plus tard avec un roman riche, coloré et sa dose habituelle d humour et de sarcasme. Un torride été en Haïti. L inspecteur Dieuswalwe Azémar se prépare difficilement au départ de sa fille Mireya. Tout va basculer quand il apprend que l organisme qui s occupe de l adoption de sa fille, l Église du Sang des Apôtres, est un refuge de malfaiteurs. Rien ne sera épargné afin de sauver sa fille et d empêcher le pire. Entre-temps, l inspecteur Dieuswalwe Azémar mène une lutte sans merci contre la corruption généralisée. La transformation de son adjoint, l agent Colin, en porc lui fait comprendre qu il vit une véritable saison d enfer. Malgré lui, il fera l expérience douloureuse de la prophétie qui veut que «Presque tout, d après la loi, est purifié avec du sang, et sans effusion de sang, il n y a pas de pardon. » Une saison de porc est une plongée dans le monde loufoque et tragique du vaudou, de la superstition et de la politicaillerie haïtienne, de la catastrophe généralisée, de la corruption endémique. Ce roman révèle plus que tout autre ouvrage les raisons du malheur haïtien et le grand talent du romancier Gary Victor.
Résumé : En cette fin de soirée de janvier 2010 en Haïti, les convulsions de la terre vont aussi fissurer la vie de l'écrivain Carl Vausier. Redoutant l'annonce de la mort de son ex-femme Jézabel, qu'il continue à aimer en secret, et de sa fille Hanna, il attend dans l'angoisse, assis à côté de sa belle-mère, la mutique Man Hernande. Tandis que tout autour de lui le pays est anéanti, Carl est hanté par des récits qu'il a longtemps tus et qui jaillissent de l'oubli. Au long de ce texte fiévreux, Carl Vausier plonge dans les profondeurs de son passé pour exhumer des blessures douloureuses, et pour enfin saisir la vérité de l'inaccessible Jézabel. Car dans les abysses de la mémoire gisent parfois des étrangetés qu'un séisme peut réveiller.
Résumé : Premier temps. Dans un cimetière de Port-au-Prince, le narrateur, Carl Vausier, rencontre Valencia, une très jeune prostituée portant son bébé dans les bras, se vendant aux hommes au milieu des tombes. Carl vient de rompre avec son ex-femme Rosia. Dans le cimetière, il ressent une étrange attraction pour Valencia, qui n'est ni amoureuse ni sexuelle, et veut la sortir de sa situation sordide, chemin qui se révélera périlleux pour lui. Deuxième temps. Quelques mois auparavant. Carl se fait voler le médaillon qu'il porte autour du cou, médaillon que son propre père a porté sa vie durant et auquel Carl tient plus que tout. Avec un ami d'enfance, Doudou, devenu un tueur sans pitié, il va récupérer l'objet. Sauf que, cette fois, avec l'arme que lui a donnée Doudou - heureux que son ami trop propre pour lui passe la frontière du sang -, Carl tue Guerrier, le jeune voleur. Troisième temps. Quelques décennies plus tôt. Jeune étudiant en agronomie, Carl effectue un stage d'immersion à la campagne chez un couple de paysans. Bénito, protestant fervent, martyrise sa femme parce qu'elle ne peut avoir d'enfant. Voyant la présence de Carl Vausier comme un signe du ciel, Mme Bénito se donne à lui contre la promesse qu'il fera tout pour lui permettre de partir. De retour chez lui, Carl, terrorisé par le paysan, ne tient pas sa parole. Grâce à une maîtrise parfaite des rouages romanesques, Gary Victor va tisser ces trois trames pour faire surgir un final inattendu. Les vives tensions de la société haïtienne n'épargneront aucun personnage et Carl se verra tour à tour instrument et victime de cette cruauté qui exercera une bien étrange fascination sur le lecteur. Né à Port-au-Prince, Gary Victor, journaliste, dramaturge, est l'écrivain le plus lu dans son pays. Il est l'auteur d'une quinzaine d'ouvrages dont Maudite éducation (2012) et L'escalier de mes désillusions (2014), tous deux chez Philippe Rey.
Le récit saisissant de l'innocence corrompue. Une prestigieuse université féminine de la Nouvelle-Angleterre dans les années 75. On conteste plus que jamais les valeurs bourgeoises sur fond de drogues, de cigarettes, d'art et de poésie. Gillian Brauer, vingt ans, brillante étudiante de troisième année, voudrait briller encore davantage aux yeux de Andre Harrow, son charismatique professeur de littérature, qui a décidé de faire écrire et lire en classe à ses élèves leur journal intime. Il n'octroie ses compliments qu'aux confessions les plus osées, ce qui génère surenchères malsaines et incidents ravageurs parmi des filles survoltées, avides de retenir l'attention ? et plus ? du maître. Tentatives de suicide, incendies inexpliqués, anorexie, somnifères, tous les éléments d'un drame annoncé sont réunis avec, dans un rôle d'une épaisseur glauque, la mystérieuse Dorcas, l'épouse ? française ? d'Andre, sculptrice, collectionneuse d'affreux totems. Et grande prêtresse de ces amours vénéneuses dont Joyce Carol Oates nous offre ici le récit haletant, à la morale superbement perverse.
Terre mythique, difficile d'accès, interdite aux femmes, le Mont Athos, en Grèce, est un haut lieu de la chrétienté. Perchés à flanc de falaises ou dressés sur le rivage, ses vingt monastères et leur ermitage renferment l'une des plus grandes collections d'art du monde, offerte à la vénération des moines et des pèlerins : iconostases flamboyantes, bibliothèques pleines d'incunables précieux, églises couvertes de fresques dont les plus anciennes remontent au VIIe siècle... Du Mont Athos, Jean-Yves Leloup écrit des lettres à un ami dans un style ouvert, franc et riche. Parlant de son expérience de la vie à la Sainte Montagne, il raconte pourquoi il est un " suiveur du Christ " et comment il est venu à l'hésychasme, spiritualité fondée sur la prière du coeur, chère aux orthodoxes. Un passionnant index historique, théologique et anecdotique du Mont Athos ainsi qu'une chronologie retracent l'histoire du lieu et en révèle la richesse humaine. Ce livre est un vibrant hommage à la force du Mont Athos, à la grandeur de la spiritualité qui l'anime.
Johannes, le narrateur, naît à Vienne en 1927. L'Histoire a tôt fait de venir se mêler de sa vie ordinaire, et de celle de sa famille. Johannes devient un partisan enfiévré d'Adolf Hitler : parce qu'il est soumis, à l'école, à un lavage de cerveau permanent, mais aussi, sans doute - la suite le laisse supposer -, parce qu'il est instinctivement porté vers le Mal. Il revient très vite du combat, défiguré et manchot à 17 ans. C'est alors qu'il découvre que ses parents, antinazis, cachent au grenier une jeune Juive, Elsa. Lui, l'antisémite farouche, est d'abord séduit par l'idée de contrôler le destin d'un de ces êtres qu'il a appris à haïr. Puis il se laisse toucher par le regard de la jeune fille, qui n'exprime aucun dégoût pour son infirmité. Commence alors une passion dévorante, et une cohabitation qui durera toute une vie : la mort frappe la famille de Johannes, jusqu'à ce qu'il se retrouve seul avec sa proie. A la fin de la guerre, il lui fait croire que les Nazis ont gagné, et qu'elle ne peut sortir de la maison sans courir à sa perte... Tout Le ciel en cage est dans cette relation étrange, d'une ambiguïté vertigineuse entre les deux héros. Qui trompe l'autre ? Johannes qui, par amour mêlé de haine, retient la jeune femme prisonnière ? Ou Elsa que l'on devine forcément complice de ce jeu de masques, manipulatrice suprême sous ses airs de victime ? Le monologue de Johannes, la description de la vie à Vienne durant ces années noires, la narration d'un huis clos de cauchemar mènent le lecteur au bord du précipice. Car le dégoût et la fascination se mêlent, irrésistibles, signe d'un livre d'une puissance très rare.
Premier texte complet et engagé sur un sujet explosif Les guerres ont toujours entraîné des spoliations d'objets et de trésors au détriment des pays vaincus. La France quant à elle a été particulièrement active au cours de ses conquêtes coloniales au xixe siècle. Dès cette époque, de prestigieuses voix s'élèvent en Europe pour condamner ce que la prétendue "civilisation" inflige à la "barbarie". Victor Hugo "espère qu'un jour viendra où la France, délivrée et nettoyée" renverra ses butins. On compte actuellement dans les collections publiques françaises au moins 88 000 objets provenant de l'Afrique subsaharienne. Malgré de nombreuses réclamations de pays africains depuis les indépendances, l'Etat français n'a pas jugé bon d'évoluer sur cette question, arguant de l'inaliénabilité du patrimoine national. Jusqu'au discours du 28 novembre 2017 du président Emmanuel Macron à Ouagadougou, qui annonça la mise en oeuvre dans un délai de cinq ans de "restitutions temporaires ou définitives du patrimoine africain en Afrique". Il confia alors à Felwine Sarr et Bénédicte Savoy la mission de consulter les spécialistes en Afrique et en France, et de mener une large réflexion sur ce sujet. Le fruit de cette mission est le présent ouvrage, qui reprend le contenu du rapport remis le 23 novembre 2018 au président de la République. Il raconte les spoliations à travers l'histoire mondiale, évalue la part de la France, dresse un premier inventaire des oeuvres spoliées, fait le récit des tentatives des pays africains pour se réapproprier leur patrimoine, analyse les questions juridiques qui se posent, et énonce un certain nombre de recommandations pratiques pour la mise en oeuvre des restitutions, un des chantiers les plus audacieux de ce XXIe siècle. Un ouvrage passionnant, qui fera date. Car le mouvement de restitution du patrimoine vise non seulement à redonner accès aux Africains à leurs oeuvres, mais aussi à fonder une nouvelle ère dans les relations entre l'Afrique et la France, à écrire une nouvelle page d'histoire partagée et pacifiée.