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Quand le vent se lève. Essai sur la crise institutionnelle et juridique de l'an mille
Viaut Laura
EUD
9,00 €
Épuisé
EAN :9782364414044
L'an mille, qui devait être le terrain d'une rencontre entre juristes et historiens, est surtout, depuis la seconde moitié du XXe siècle, le théâtre de leurs défiances réciproques... Les premiers y voient une entrée brutale dans la féodalité, les seconds une absence de rupture. La mutation féodale a ainsi cristallisé un vigoureux débat, sans que les exigences des uns et des autres aient pu être conciliées. Pour tenter de désamorcer ce conflit né d'un problème épistémologique, on peut poser un nouveau regard sur ces sources anciennes. En raisonnant au prisme des mentalités médiévales, il est possible d'appréhender les transformations institutionnelles de l'an mille et leurs répercussions sociales. Car l'effondrement des institutions n'est pas synonyme de chaos. Au contraire, il fait émerger de nouvelles normes qui permettent de maintenir des éléments de cohésion du groupe. Cet essai vise à rouvrir le débat sur la mutation féodale et, grâce à de nouvelles hypothèses de recherche, propose une conciliation entre les deux grandes écoles qui se sont opposées des décennies durant.
Résumé : Malgré les réformes et les rapports, les campagnes de prévention et les associations de défense des enfants, malgré la médiatisation de certains procès contre des parents-bourreaux, le quotidien de la protection de l'enfance s'est assombri. La crise des moyens n'est qu'un prétexte qui cache le manque de lucidité sur la tragédie de l'enfance. L'enjeu n'est pas de crier ou d'aménager les meilleurs dispositifs en demandant et négociant encore plus de lois et de règlements. Il s'agit de réveiller les consciences pour qu'on comprenne enfin d'où vient l'ennemi des enfants, qui il est et comment il se présente. Cet ennemi n'a pas de visage, mais il a un nom : la haine de l'enfant. C'est une haine spécifique - une haine de soi, de l'enfant en soi - qui de génération en génération reproduit la violence et le malheur.
Les manuscrits juridiques du premier Moyen Age ont cessé de faire l'Histoire, mais ils peuvent désormais nous la raconter. S'ils sont aujourd'hui assez bien connus, quelques-uns, dont le texte est crypté, ont longtemps été réputés indéchiffrables. Le présent ouvrage en propose pour la première fois une tentative de déchiffrement. Alors que l'histoire du droit est souvent tentée de laisser à la marge l'histoire des manuscrits et leurs fonctions, il s'agit de mettre en lumière la grande créativité dont les scribes altimédiévaux ont fait preuve dans la diffusion des éléments juridiques. Au croisement de deux approches, philologique et juridique, l'historien du droit est ici amené à s'interroger sur la façon dont ces détenteurs d'une multitude savoirs - droit, médecine, grammaire, arithmétique, musique, etc. -, ont mis à profit leur érudition pour construire les écritures secrètes du droit.
Cette guerre que l?on croyait être courte aura duré plus de quatre ans et aura mobilisé tant les femmes à l?arrière que les hommes sur le front. Son bilan sera catastrophique sur le plan humain ? elle fit plus de 9 millions de morts ! ? mais également sur le plan économique et psychologique.
Quand il présente Fenêtre sur cour en 1954, Alfred Hitchcock jouit d'une popularité croissante, bien que la critique peine encore à le prendre au sérieux. Le film est tourné en un lieu unique, un défi séduisant pour le réalisateur qui confirme son inventivité en matière de mise en scène, de montage et d'utilisation de la musique. L'intrigue, quant à elle, offre une dimension subversive évidente : le spectateur se trouve dans la position du héros-voyeur, et tous deux sont déçus quand ils pensent qu'il n'y a pas eu meurtre ; en finissant par assouvir leurs désirs macabres, Hitchcock joue ainsi avec leurs sentiments. Il contourne également la censure, l'épilogue n'étant qu'une façade, au même titre que les murs en briques des immeubles du décor. Comme la caméra qui dépasse le cadre strict de la fenêtre de l'appartement de Jeff dès la scène d'ouverture, cet essai se propose d'étudier ce classique à la lumière des autres réalisations du cinéaste, afin de montrer combien Fenêtre sur cour peut être envisagé comme une synthèse de son oeuvre, périodes anglaise et américaine confondues.
La mort accidentelle d'Albert Camus, l'intellectuel solitaire et solidaire, le 4 janvier 1960 à Villeblevin (Yonne), a sidéré le monde entier. Quand on évoque Albert Camus, icône de la littérature française, ce sont les écrits du romancier, L'Etranger, La Peste, La Chute que l'on cite spontanément. Mais il était aussi dramaturge, éditorialiste de génie, essayiste, philosophe et citoyen du monde, ne se dérobant jamais face à un combat pour condamner toutes les formes de totalitarismes et l'horreur nazie. L'Algérie, son pays d'origine, fait partie intégrante de sa vie et de son oeuvre. L'originalité du présent essai est de retracer la trajectoire exceptionnelle d'un gamin pauvre du quartier Belcourt à Alger au Prix Nobel de littérature. Mais au-delà d'une simple biographie, ce texte cerne une production littéraire qui reste un témoignage essentiel sur les bouleversements du XXe siècle et sur des faits qui sont encore de notre temps. Dans un monde absurde, l'être humain doit faire au mieux pour accomplir sa destinée d'Homme.