Le Musée International de la Parfumerie à Grasse a acquis une collection particulière de pots à khôl offerte en don au musée en 2016, par madame Françoise Leblanc. Celle-ci a été présentée pour la première fois au public en 2021, lors d'une exposition dédiée à l'univers mystérieux et envoûtant du khôl en Orient. Utilisé dès l'Antiquité par les Egyptiens, le khôl (ou kohol) revêt à la fois une fonction sociale, religieuse et médicinale. Son usage s'est diffusé dans tout le Bassin méditerranéen, en Arabie et dans une partie de l'Asie, où il souligne le regard des femmes mais également celui des hommes. Elaboré à partir de galène (sulfure de plomb), il était également utilisé à des fins thérapeutiques. En effet, le plomb contenu dans le khôl, aujourd'hui reconnu comme toxique, permettait de traiter les infections oculaires. En assombrissant les rebords de la paupière, il atténuait également les réfractions de la lumière dues au soleil. Les recettes de fabrication sont multiples et varient selon les lieux de production. Le produit se conserve dans un flacon ouvragé, généralement pourvu d'un bâtonnet applicateur (le mirwed), réalisé avec les matériaux et les techniques propres à son lieu de fabrication.
Interlude dans le service fermé des malades chroniques du Dr Dutoit à l'hôpital psychiatrique Esquirol de Charenton. Lilias, un individu catalogué psychopathe, entre en urgence et se trouve placé parmi de vieux schizophrènes sous neuroleptiques. Son dossier administratif n'a pas suivi. Mis en observation dans la chambre 24, l'attitude de l'inconnu dénote. Opposant bien que séducteur, il tente de manipuler chaque soignant. Joséphine, Albert et Maggy l'observent. Autour, les pensionnaires poursuivent leur existence routinière sous la houlette des soignants à la personnalité bien typée. Mille riens comme mille aventures remplissent une vie étriquée dans un milieu attachant. Quelques jours plus tard, au matin, Lilias n'est plus là ! La découverte de cette fuite survient dans d'étranges circonstances. L'enquête perturbe cet univers clos. Les malades ne peuvent rien raconter ; les soignants tentent de glaner des informations par leur réseau interne et spéculent sur des hypothèses ; la police ne dispose d'aucune piste. Le fugitif a disparu avant d'être administrativement entré ! Le jeu des indices est analysé par l'équipe soignante sous le regard de Jean le jeune Interne et d'un chercheur en sociologie, Monsieur Rabelius qui étudie de tels individus en prison. Le passe que la stagiaire Djamila ne retrouvait plus arrive par la poste de Patagonie ! Une des hypothèses défendue par l'équipe soignante se renforce. Le fugitif ne serait pas un malade mais un truand ou un agent secret qui aurait organisé son exfiltration, ce que confirme un indice qui remonte de la prison où intervient Rabelius.
Résumé : Paul, un jeune garçon audacieux et fouineur, habite avec ses parents et son grand-père une ancienne bergerie bâtie sur un plateau parsemé de chênes, d'oliviers et dominant la ville de Grasse. Jadis, l'empereur Napoléon 1er de retour de l'île d'Elbe où il avait été exilé et qu'il avait fui, en route vers Paris, fit halte avec sa petite armée de fidèles sur le terrain de cette bergerie. Un jour, alors que Paul aide son grand-père à défricher le terrain herbeux, il déniche une petite fiole de parfum. Et si cette fiole égarée appartenait à un membre de la troupe de NapoléonA ? Cette spéculation pousse le grand-père à la confidence. Mieux qu'une fiole de parfum, un trésor s'est perdu sur les chemins escarpés du paysA : des caisses remplies de pièces d'or que l'empereur rapportait avec lui. Paul, que la curiosité dévore se met en tête de retrouver ce fabuleux magot qu'il pense à portée de main. Grâce à la complicité de son ami Arthur et de son chat Amiral avec lequel il peut communiquer, il élabore un plan pour duper sa mère, son grand-père et partir en quête des pièces d'or. Sa témérité le conduira sur la mythique route Napoléon, toujours un peu plus loin au gré des désillusions, jusqu'à sa destination finale, bien au-delà de la limite qu'il s'était fixée. Un voyage sur un itinéraire tortueux, au coeur d'une nature exigeante et parfois sauvage. Un voyage aux confins de la peur et du danger. Un voyage intérieur, ponctué de rencontres inattendues, au cours duquel il trouvera davantage que ce qu'il était venu chercher.
L'exposition Art et diplomatie. Les oeuvres japonaises du Château de Fontainebleau (1862- 1864) sera inaugurée dans les salles du château lors du Festival de l'histoire de l'art le 5 juin 2020 et restera visible jusqu'au 6 juillet 2020. Elle présentera au public des cadeaux diplomatiques offerts par l'avant-dernier Shôgun Iemochi à Napoléon III, lors de deux ambassades japonaises en 1862 et 1864. Un temps exposé et admiré, cet ensemble d'oeuvres d'art a par la suite été rangé dans les réserves du château et progressivement oublié. L'exposition sera l'occasion de les redécouvrir. Les ambassades itinérantes de 1862 et 1864 avaient pour ambition de sonder les intentions des gouvernements européens et de tenter de renégocier les traités dits inégaux qui venaient d'être signés à la suite de l'ouverture forcée du Japon par le Commodore Perry en 1854. Le Japon, par son inscription dans le monde sinisé, avait une grande expérience de l'art d'offrir des cadeaux. C'est donc en s'appuyant sur cette tradition qu'il envoie en France des peintures, des objets en laque et dans d'autres matières. Les archives diplomatiques japonaises nous renseignent sur le soin qui a présidé au choix des oeuvres et sur le processus de fabrication et comment elles ont parfois été adaptées au goût occidental. Ces présents doivent avant tout permettre au Japon de manifester son prestige sur la scène internationale. Mais leur présence au Château de Fontainebleau s'inscrit aussi dans la grande tradition du goût des élites européennes pour l'art de l'Asie orientale, à la veille de l'éclosion du japonisme. A la croisée de deux univers, cette exposition donne ainsi vie à un ensemble d'oeuvres au statut particulier, situées à une période de transition où le Japon fait ses premiers pas sur la scène internationale. Elle est le résultat de découvertes faites par une équipe de chercheurs et conservateurs français et japonais.
La collection d'orfèvrerie allemande du Musée national de la Renaissance à Ecouen, la plus importante en France avec celles du Louvre et des musées alsaciens, recèle de nombreux chefs-d'oeuvre encore à découvrir. Restées jusqu'ici injustement méconnues depuis le XIXe siècle, les oeuvres des grands orfèvres de l'Empire Habsbourg traduisent pourtant, avec une virtuosité technique inégalée, les plus belles thématiques de la Renaissance : la mythologie antique, l'exotisme et les ornements "mauresques" s'y mêlent harmonieusement. Alors que l'orfèvrerie française a été massivement détruite, ces splendides coupes en vermeil, ces gobelets aux décors niellés, ces chopes ciselées de personnages, et les deux chefs-d'oeuvre du grand orfèvre Wenzel Jamnitzer, la Daphné d'Ecouen et le Bassin aux rustiques du Louvre, restituent les curiosités des Kunstkammern et les fastes du cérémonial des cours impériales.
La partie de l'orfèvrerie la plus répandue et utilisée est sans conteste le couvert et la coutellerie, que nous soyons en famille, seuls ou entre amis, dans la cuisine, la salle à manger ou au restaurant. En présentant d'abord le couvert modèle " filet ", très connu de nos grands-parents, l'ouvrage entend présenter un grand nombre de pièces individuelles et de pièces de service, dont nombre ne sont plus utilisées aujourd'hui : serpes à glace, cuillers à verre d'eau, pelles à foie gras et fourchettes à mangues, parmi tant d'autres. Il illustre également les diverses tendances qui ont marqué l'évolution du couvert : des plus japonisantes à l'Art Nouveau fin de siècle. Ce livre n'est pas un simple répertoire de couteaux, cuillers et fourchettes, mais bien davantage un témoignage de l'art de vivre et des arts de la table.
Aucun ouvrage traitant de la dorure et de la polychromie sur bois n'avait été édité depuis de longues années. Le dernier en date, intitulé La dorure sur bois de J.M. Saulo, aux éditions Roret, remonte à 1886 ! Depuis, seuls quelques articles écrits par des techniciens sont apparus dans la presse spécialisée. Gilles Perrault, ancien restaurateur au château de Versailles, expert près la Cour d'Appel de Versailles, nous offre ici une véritable " Somme " sur le sujet, qui passionnera autant l'amateur d'art, que le professionnel soucieux de se perfectionner.