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Résonance et contre-transfert en consultation
Viard Philippe
L'HARMATTAN
28,01 €
Épuisé
EAN :9782336519647
On ne sort jamais indemne d'une consultation, quelle que soit sa nature, si on s'y engage. Le travail altère votre être car c'est lui qui officie, perçoit et reçoit. C'est ce que Freud avait esquissé au congrès de Nuremberg en 1910 devant des médecins. Il cherchait, devant la fatigue accumulée, des moyens économiques d'épargne. Le problème n'est pas tant d'entrer dans un de ces métiers que d'en sortir. La situation du consultant, quel que soit le corps de sa profession comme celle du psychothérapeute est tout aussi périlleuse que celle du romancier qui joue tous les personnages et est menacé dans l'unité de son moi. L'avertissement de Mauriac vaut pour nous professionnels. Que reste-t-il de nous, consultants, quand nous avons reçu et entendu tous les gens qui, au fil des ans et des meurtrissures de la vie, s'adressent à nous ?
Des lapins et des hommes - Autobiographie dans une filière agricole en crise retrace la vie de Philippe Viaud, qui a évolué au coeur du monde des lapins, observant leur transformation, des clapiers de son enfance aux grands élevages modernes. A travers ce récit intime et professionnel, il livre un témoignage des bouleversements d'une petite filière agricole, confrontée aux changements sociétaux et aux dérives d'une certaine écologie. Une lecture qui explore en profondeur les défis d'un réseau en mutation et invite à réfléchir sur l'avenir de notre relation avec la nature.
L'Etat veut-il instaurer un " gouvernement des âmes " ? Depuis le 13 octobre 1999 des députés tentent d'encadrer la conduite des psychothérapies, de les catégoriser et d'y assimiler la psychanalyse. Les raisons invoquées sont connues : lutte contre l'influence des sectes et des charlatans, droit à l'information des patients, exercice illégal de la médecine. En fait, confrontée à l'augmentation des dépenses de santé, l'autorité politique commande des expertises, recherche des alternatives, notamment aux médicaments, dans un contexte de crise de la psychiatrie publique et de la médecine de ville. L'Etat, depuis les drames du sang contaminé et de l'amiante, peine à sécuriser les procédures de l'expertise scientifique dite collective qui montrent d'inquiétantes défaillances pour guider ses choix en matière de santé. Ce livre a pour objet la nécessité de réformer les procédures de l'expertise dite collective, de l'ouvrir au débat citoyen, d'alerter des dangers des technologies comportementales présentées comme des alternatives au nom de la science, et de leurs présupposés idéologiques. Fidèles à la pensée de Thucydide, les auteurs n'ont pas d'autre but que de cultiver l'attention de tous sur un malaise au sein du processus démocratique et le rôle obscur du scientisme dans la Cité.
Les médias ont souvent l'habitude de mentionner l'intestin comme "second cerveau". Parler de "second cerveau" ne nous semble pas pertinent mais ressort plutôt d'une image théâtrale de la neurologie. Il n'y a pas de deuxième cerveau pas plus qu'il n'y aurait un deuxième sexe. La vie nerveuse est un tout. On peut construire à partir des affres de la vie intestinale une psychologie qui ne verse à la fois ni dans une science générale du mental, ni dans la pure causalité psychique. L'objectif de ce livre est d'améliorer les soins des personnes souffrantes, de les comprendre, non de disserter sur une nouvelle métaphysique neuropsychologique. La langue populaire a depuis longtemps deviné le lien entre les manifestations du ventre et les "transports" de l'âme. Les anciens, non sans raison, faisaient du ventre le siège des émotions. Les embarras de l'intestin et de la digestion sont monnaie courante dans la population. Leurs complications posent des questions de santé publique assez considérables. On peut mourir d'un fécalome, être retardé dans sa convalescence, constipé en permanence en dépit des médications.
Il n'est pas certain que l'Europe soit en capacité de garder longtemps vivante la mémoire de l'extermination nazie. Les mémorials ne peuvent pas suppléer seuls à la conservation de la mémoire quand l'enseignement de l'histoire est menacé et les monuments désaffectés (au sens où l'émotion en est absente ou non vécue collectivement). Les lois dites mémorielles ou compassionnelles, selon l'expression retenue par Robert Badinter, sont préjudiciables à la cité et même néfastes pour la tâche de l'historien. Et est-il du rôle de la loi d'attester des faits historiques sans risquer de verser dans l'histoire officielle ? Demeurent, cependant, les lieux de mémoire dont nous parle Pierre Nora qui sont capables de nous bouleverser et la création d'un enseignement de l'histoire des crimes contre l'humanité dans les écoles qui reste à établir. Cette histoire permettrait, observe Robert Badinter, d'éclairer le présent par les crimes du passé, c'est-à-dire de constituer une " réserve mentale ". La fin de la civilisation européenne est advenue sur les monceaux des morts indénombrables laissés sans sépulture sur les champs de batailles et des tueries, la guerre industrielle portée à distance sur les villes, les pertes civiles inconnues jusqu'alors, la faillite du droit international (traité de Versailles), le chômage de masse et la désagrégation de la société allemande engendrée par la défaite et les conséquences de la crise économique de 1929. Pour Imre Kertész, l'holocauste reste un problème vital de la conscience européenne parce que la civilisation qui l'a commis doit y réagir " sinon, elle deviendra à son tour une civilisation accidentelle, un protozoaire infirme qui dérive impuissant, vers le néant. "
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !