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Vers un nouveau monde atlantique. Les traités de Paris, 1763-1783
Veyssière Laurent ; Joutard Philippe ; Poton Didie
PU RENNES
24,00 €
Épuisé
EAN :9782753549555
A l'article 4 du traité signé à Paris le 10 février 1763 entre la Grande-Bretagne et la France, on peut lire que "Sa Majesté Très Chrétienne cède et garantit à sadite Majesté britannique, en toute propriété, le Canada avec toutes ses dépendances" . Vingt ans plus tard, de nouvelles négociations franco-britanniques, commencées en avril 1782, se terminent le 3 septembre 1783 par la signature du second traité de Paris, dans lequel la Grande-Bretagne reconnaît l'indépendance des Etats-Unis d'Amérique. Ainsi, en l'espace de deux décennies, ces deux traités délimitent un tournant majeur dans l'histoire de l'Amérique du Nord. Ils marquent l'aboutissement de plusieurs siècles de rivalités coloniales entre Français et Anglais en Amérique du Nord et annoncent le point de départ d'un "monde atlantique nouveau" dont les Etats-Unis deviendront le centre. Ce livre entreprend de dresser un inventaire de tous les aspects de cette période de conflits et de négociations : la guerre au XVIIIe siècle et la marine française, la diplomatie et l'art de la paix, les ambitions impériales françaises hors d'Amérique du Nord, le devenir des populations confrontées à de nouvelles lois et règles de vie : Canadiens, Amérindiens, Anglo-américains.
Ce livre propose une traversée des pratiques sportives militaires durant la Première Guerre mondiale, et tout particulièrement des sports collectifs. Le football tient naturellement une place capitale dans cette histoire méconnue, qui rend à la discipline physique son importance sociologique, historique, presque anthropologique. En contrepoint de la violence et de l'horreur des combats dans les tranchées, c'est une vision intime de la vie des poilus qui nous est offerte à travers les archives photographiques et cinématographiques des armées françaises. L'enthousiasme contemporain pour la coupe du monde de football plonge ses racines dans ces premières expériences sportives des poilus en ce qu'elles transgressent toutes limitations de classe, de milieu ou de catégorie sociale. Plus qu'un simple examen sportif, c'est bien une nouvelle histoire de la Première Guerre mondiale que cet album se propose d'inaugurer. Un livre essentiel qui rend à l'histoire son épaisseur et sa vitalité.
La chute de Québec provoquée par la bataille des Plaines d'Abraham en 1759 et la capitulation de Montréal l'année suivante signèrent la conclusion d'un long conflit et la fin de la Nouvelle-France. Si le souvenir de la guerre de la Conquête reste très vif au Québec, comme l'ont récemment montré les débats suscités par la commémoration des événements, la guerre de Sept Ans, davantage connue sur le Vieux Continent pour les brillantes campagnes de Frédéric II et les défaites subies par la France sur les champs de bataille européens, n'y a guère marqué les mémoires. C'est en effet en Amérique du Nord que le conflit a commencé et qu'il a provoqué les bouleversements décisifs entérinés par le traité de Paris de 1763, portant un coup fatal au premier empire colonial français. Derrière les enjeux diplomatiques auxquels on réduit trop souvent ce qui fut l'une des premières guerres mondiales de l'histoire, des hommes ont combattu pour défendre ou conquérir un territoire sur lequel se livra une guerre différente de celle pratiquée en Europe. La rudesse du climat, l'immensité du théâtre d'opérations, la guerre à la canadienne et les alliances amérindiennes forcèrent les troupes venues d'Europe à s'adapter, avec plus ou moins de réticence et de succès. Au-delà des interrogations qui subsistent sur la responsabilité d'un Montcalm ou les mérites d'un Wolfe, ces combats et les hommes qui les livrèrent méritaient qu'on porte sur eux un nouveau regard. Cet ouvrage collectif, réunissant les contributions d'historiens et de conservateurs français, anglais, canadiens et américains, explore toutes les facettes du conflit et étudie à nouveaux frais tant la stratégie des belligérants et l'expérience vécue par les combattants que l'évolution du contexte mémoriel hérité de la guerre de la Conquête. S'appuyant sur les recherches les plus récentes et tentant de répondre aux ambitions de l'histoire totale du fait militaire, il se veut enfin un bilan historiographique sur la guerre de Sept Ans en Nouvelle-France.
Gautier Alban ; Vissière Laurent ; Lucken Christop
Ce numéro de la revue Médiévales aborde la présence du Moyen Age dans les séries télévisées à travers neuf panoramas thématiques ou études de cas. Les contributions portent autant sur des séries à visée historique prétendant restituer le Moyen Age réel ou inspiré d'oeuvres littéraires médiévales que sur des séries de fantasy dont l'univers est perçu comme moyenâgeux. Merlin, Chasseurs de dragons, Kaamelott, mais aussi, Game of Thrones, Xena : Warrior Princess, ce numéro de Médiévales montre comment par l'usage de signes et de thèmes récurrents (violence, dragons, châteaux, guerriers, cartes, etc.) les séries réinventent par l'image et le son un Moyen Age immédiatement reconnu comme tel par les téléspectateurs.
Créée durant la Première Guerre mondiale, par la loi du 2 juillet 1915, la mention "Mort pour la France" confère une reconnaissance aux soldats qui ont donné leur vie pour la patrie. Issues des fonds de l'Etablissement de communication et de production audiovisuelle de la Défense (ECPAD), cinquante photographies, très fortes et souvent inédites, donnent à voir les réalités de cette distinction posthume. Depuis un siècle, les reporters des armées témoignent en effet de ceux qui ont accepté le suprême sacrifice - dans les tranchées, au milieu du désert algérien ou lors d'opérations extérieures au Liban et au Mali. Et de la façon dont la nation et leurs frères d'armes leur rendent hommage.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.