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L'ESTHETIQUE
VERON
VRIN
29,00 €
Épuisé
EAN :9782711618835
Il n'y a pas de science qui ait été plus que l'esthétique livrée aux rêveries des métaphysiciens. Depuis Platon jusqu'aux doctrines officielles de nos jours, on a fait de l'art je ne sais quel amalgame de fantaisies quintessenciées et de mystères transcendantaux qui trouvent leur expression suprême dans ta conception absolue du beau idéal, prototype immuable et divin des choses réelles. C'est contre cette ontologie chimérique que nous avons essayé de réagir . Les premières lignes de cette Esthétique, publiée en 1878, donnent le ton de l'ouvrage. Redoutable polémiste - l'auteur était aussi journaliste et critique d'art - Eugène Véron conçoit la philosophie comme une arme de combat. A cette ontologie chimérique , il oppose une approche radicalement nouvelle de l'art et de l'expérience esthétique fondée à la fois sur les travaux les plus récents des scientifiques et sur la pratique des artistes eux-mêmes - et notamment des artistes modernes . Cette esthétique s'inscrit donc dans le courant de l'esthétique scientifique qui s'est développé à la fin du XIXe siècle ; mais c'est une esthétique scientifique nourrie de la connaissance intime que son auteur a du monde de l'art.
Résumé : Au détour d'un été de solitude, une femme expérimente diverses voies d'existence qu'elle aurait pu suivre et se laisse sombrer dans le délire et l'angoisse de vieillir délaissée, avant de refaire surface, neuve, débarrassée de tous les artifices d'une femme encore jeune qui jusqu'alors ne s'était affirmée qu'en fonction du désir des autres et jamais d'elle-même. Dans ce roman de l'âge mûr, Doris Lessing fouille jusqu'au vertige les replis de l'anxiété qui étreint les femmes au sortir de la jeunesse, à l'approche des ténèbres où les jettera l'abandon des hommes, se détournant vers d'autres, plus jeunes. Une très belle réflexion sur le sort de la femme-femme, dont l'activité communautaire, conjugale, maternelle, ménagère, sociale, répond au désir de l'homme, lorsque soudain l'homme ne la désire plus et rompt l'équilibre de toute une vie, transformant l'ange du foyer en femme de ménage.
Résumé : Faut-il avoir peur de la population mondiale ? Le climat change, la pollution s'intensifie, la déforestation se poursuit, la pression sur les terres est toujours plus forte... Est-ce le fait d'une croissance démographique trop rapide à l'échelle de la planète ? Pour réduire la pression environnementale, suffirait-il que la population mondiale se stabilise ou décroisse ? Clairement non. Que peut-on faire alors ? De façon didactique Jacques Véron décrypte l'ensemble des questions démographiques planétaires et démonte les clichés simplificateurs, rassurants ou menaçants. Un livre pour se faire sa propre opinion sur les possibilités de (ré)concilier population, environnement et développement économique. Jacques Véron Démographe, spécialiste des relations entre population et environnement, il est directeur de recherche émérite à l'Institut national d'études démographiques (INED).
Résumé : Comment composer des petites purées protéinées sans viande ni poisson ? A quel âge introduire le gluten ? Faut-il avoir peur du soja ? Qu'est-ce que la DME (diversification menée par l'enfant) ? Autant de questions que se posent les parents végétariens et tous ceux qui souhaitent offrir à leur bébé une alimentation plus, végétale et plus diversifiée. Vous trouverez dans ce livre des réponses nutritionnelles précises et surtout de nombreuses petites recettes (compotes de fruits séchés, premiers smoothies, crèmes de céréales...) De quoi mettre sereinement en pratique cette alimentation végétarienne bénéfique à la croissance de votre enfant.
Ce livre n'est pas un exposé de la métaphysique cartésienne, mais s'attache à la pensée qui l'anime et qui cherche en elle son expression. Ce mot "expression" introduit un premier postulat : une philosophie n'a de sens que par référence à une certaine vision du monde dont précisément elle veut être l'expression. A l'origine il y a un esprit qui regarde l'univers, l'homme, Dieu et qui s'étonne de les voir comme on ne les a encore jamais vus. Qui dit "expression" dit donc volonté de communication. La vision du monde - c'est le second postulat - n'est en aucune façon une sorte d'essence intemporelle et elle ne peut être séparée de son "environnement" historique. Ainsi tout texte a deux contexte : l'ensemble ordonné d'idées duquel il tient son sens et un certain dialogue qu'il doit rendre propice à la transmission de ce sens.
Nombreuse, infiniment ondoyante et diverse, cette pensée n'est qu'une charité toujours active dont le mouvement incessant tend vers des objets qui nous échappent ou vers les aspects inconnus de ceux que nous percevions déjà. Comment suivre une telle pensée sans être cette pensée même (...)? ". Le présent ouvrage tente une réponse en même temps qu'il pose la question. Considérant que les écrits de Bonaventure dessinent moins une progression linéaire qu'ils ne suivent un " ordre du coeur ", Etienne Gilson propose ici, après un chapitre introductif de nature biographique qui cherche l'homme derrière l'oeuvre, un parcours circulaire autour du centre de la synthèse bonaventurienne, le Verbe, incarné en la personne du Christ. C'est ainsi que se trouvent abordés les thèmes fondamentaux que sont la critique de la philosophie naturelle, l'évidence de l'existence de Dieu et le problème de la science et de la volonté divines, mais aussi la création, les corps inanimés, les animaux, l'âme humaine, les anges, ou encore l'illumination, la grâce et la béatitude. Ces études convergent et culminent tout à la fois dans un dernier chapitre qui s'attache à saisir l'esprit de ce penseur. A l'encontre de l'argument qui consiste à qualifier Bonaventure de mystique pour le reléguer hors de l'histoire de la philosophie, Etienne Gilson se propose de recourir précisément à cet argument pour l'y réintégrer : le sentiment mystique, pénétrant en effet toutes les couches de l'édifice, est ce qui lui confère sa systématicité, et une systématicité telle que cette mystique spéculative bonaventurienne partage seule avec la doctrine thomiste le titre de synthèse de la pensée scolastique tout entière. Tendant toujours vers une métaphysique de la mystique chrétienne comme vers son terme ultime, cette pensée témoigne simultanément de la nécessité de la science et de sa subordination aux " ravissements mystiques ", et se situe à la rencontre des influences de saint François, de saint Augustin et des exigences systématiques des Sommes de Thomas d'Aquin. L'oeuvre de Bonaventure marque ainsi un moment capital dans le long progrès par lequel la théologie scolastique parvint à l'unité d'un système.