Il existe au moins deux façons de faire l'histoire de la photographie, celle des historiens et celle des photographes. Le Discours sur la fenêtre correspond à la seconde : une histoire en archipel plus qu'une chronologie, une histoire où les hiérarchies se distendent au profit d'intuitions puissantes et d'affirmations de goûts : une histoire de conviction. Cette façon personnelle d'envisager l'histoire de la photographie n'est toutefois pas un simple geste (esthétique et critique) : il s'agit dans l'esprit de Gilles Verneret de constituer une sorte de manuel non autoritaire pour les étudiants photographes, une boite à outils, un ensemble de repères." (Michel Poivert) Gilles Verneret a appris la photographie en autodidacte au début des années 1970 avant de l'enseigner dans différentes structures, tout en poursuivant. sa carrière de photographe en free-lance. Il a créé Le bleu du ciel centre de photographie contemporaine à Lyon en 1999. Directeur artistique du festival "9ph septembre de la photographie" de 2002 à 2012, expert aux Rencontres d'Arles, il fonde en 2009 l'école Bloo de photographie contemporaine qu'il anime avec Julien Guinand jusqu'en 2017. Il a été commissaire d'une centaine d'expositions et a publié plusieurs ouvrages de photographie. Toutes ces activités lui ont donné envie de transmettre son expérience de l'enseignement et de la diffusion de la photographie dans cet essai théorique mais aussi didactique pour les étudiants et les passionnés d'images.
Il y a des forces qui nous habitent, repérables grâce au mouvements des planètes du système solaire dont nous faisons partie. Apprendre à les connaître, au moyen des symboles, permet de mieux appréhender ce qui se joue en nous et d'anticiper positivement notre chemin de vie pour le rendre plus libre et plus responsable. Après plusieurs années de recherche et d'inspiration sur les degrés du zodiaque, Gilles Verneret enrichit la vision d'une astrologie existentielle, dans la lignée du courant humaniste initié par Rudhyar. A travers les 360 phases du chemin de vie que constitue le Zodiaque de Caluire, il nous révèle le sens caché de la psyché collective et nous aide à décrypter les arcanes secrètes qui sommeillent dans notre inconscient, et déterminent notre destin. Chaque degré est envisagé du point de vue du symbole et de son sens global. L'auteur se fonde à la fois sur le savoir astrologique et l'intuition, l'observation de la vie quotidienne et des lois de la synchronicité mises en lumière par C. G. Jung.
Pour sa quatrième édition, Lyon Septembre de la photographie, s'intéresse aux relations qu'entretiennent les corps et la cité. Chaque occupant de l'espace public construit son attitude en fonction de l'architecture, des flux et des échanges qui caractérisent la ville. Styles vestimentaires, regards, postures... Tout concourt à la signification poétique et politique du corps. Cette chorégraphie ordinaire s'offre comme un répertoire de formes pour la modernité. Du 15 septembre au 4 novembre, une quarantaine de galeries et de centres d'art de l'agglomération lyonnaise accueille les photographies des quatre-vingt quatre artistes participant à Lyon Septembre de la photographie. La manifestation, divisée en deux parties, explore des thématiques telles que le corps urbanisé, ritualisé, chorégraphié, sacré, enfermé... Le premier corpus, La Région humaine, met l'accent sur le caractère théâtral et universel des corps acteurs de l'urbanité. Le second, Des Corps dans la ville, ouvre notre regard à une grande diversité de styles artistiques et d'approches thématiques. du flâneur à l'usager des villes ultra-contemporain, de la poésie des corps urbains à leurs aspects sociaux, politiques, philosophiques...
Après le 11 septembre et l'ouragan Katrina le rêve américain désenchanteur... Le vers dans la pomme qu'Henry Miller qualifiait de " cauchemar climatisé ". Et au bout du périple sur les road movie des internets, croisés à toute allure ces créateurs d'images au son des obturateurs d'Andrew Bush et de Paul Fusco dans le train qui ramène le corps de Bobby Kennedy en 1968 ou de Nina Berman qui accompagne la triomphale investiture d'Obama en 2009. L'Amérique est always en route sautant des pas géants d'Armstrong aux empreintes souterraines des boucliers nucléaires du désert illuminé par les dancings fumeux de Las Vegas... Entre ces deux bornes le drapeau étoilé sans cesse oscille de l'espoir aux désillusions, du va t'en guerre perdu du Vietnam ou de l'Irak, de Nixon à Bush junior, de Kennedy à Obama en passant par Luther King ! Et les Etats-Unis avancent vers ce future toujours ravivé au gré des soubresauts de l'histoire médiatisée, se recréant sans cesse une nouvelle frontière. Quand Zimmerman chantant The Times They Are a-Changin' prophétisait l'arrogance des vainqueurs, ébranlée par. les grands oiseaux blancs des terroristes du 11 septembre et les mensonges urbanistiques de la Nouvelle Orléans... Today ? On rêve d'un after heureux, d'un " Nevermore Katrina ", comme Edgar Allan Poe l'on brûle les dernières cartouches d'énergie pétrolifère devant les belly dances d'Elinor Carucci qui détendent une minute nos zygomatiques dans les quartiers de la pluralité culturelle quand les boxeurs de Brad Harris luttent au poing pour la gagne de cet éternel et prolifique billet vert... Gilles Verneret
Bertrand Anne ; Ardenne Paul ; Wally Barbara ; Lar
Captures est la première monographie de l'artiste Alix Delmas. La force de ses oeuvres repose en large part dans son caractère inattendu. Des itinéraires, des traversées de la forme, du sens... Un des maîtres mots, pour elle, serait la capture. Capture d'un effet. Capture d'un moment. Capture d'un affect. Capture d'un paysage, d'un territoire... Lauréate de la bourse "Collection Monographie" de l'Adagp, Captures présente plus de 200 oeuvres de cette artiste fondamentalement libre à travers son dessin, sa photographie, sa sculpture, ses objets d'architecture, sa vidéo... "Si chaque pièce à son autonomie, elles sont aussi liées, d'un médium à un autre, par jeu d'échos visuels et profonds, riche et stimulant" Anne Bertrand
Une nouvelle photographe, Vivian Maier, est découverte en 2010 alors qu'elle vient de disparaître. Ses dizaines de milliers de clichés, dont une majorité de négatifs non développés, ont été découverts après sa mort, faisant d'elle une artiste célèbre. A partir de là, tous s'interrogent sur l'histoire de cette femme, sur sa personnalité, et découvrent qu'elle a aussi, un lien très fort avec la France. Françoise Perron est partie sur ses traces, à New York, à Chicago et dans les Hautes- Alpes et a recueilli le récit de ceux qui l'ont bien connus en France et aux Etats-Unis, dévoilant ainsi, au-delà de la caricature de nounou acariâtre, qui a souvent circulé à son sujet, une personnalité trouble et attachante.
Guidé par le souvenir d'une femme à corps de serpent, aperçue à l'automne 1976 dans une baraque de la foire de Negreni (Transylvanie), Emmanuel Raquin-Lorenzi entreprend d'explorer les divers ordres de représentation et d'expression qu'on peut recueillir parmi les populations du bassin des trois Cris (le Rapide, le Noir et le Blanc), rivières de montagne qui délimitent le pays du Lac, au nord-ouest des Carpates roumaines. Une enquête ethnographique de terrain menée pendant plus de vingt ans permet au narrateur de conter sa progressive découverte des mouvements de pensée propres aux populations mélangées de ce vieux pays. Ces chemins le conduisent à découvrir de quasi-rituels, comme celui de la reine des moissons qui ne cesse pendant quelques jours de parcourir sans s'arrêter le village, les champs et les pâturages, mais vient rendre hommage à une fille-chêne attachée à sa clairière. Il rencontre ainsi de belles figures ; le grand Ioan, berger de Delani, son meilleur informateur ; Marika, la rieuse, dont le rire, ombré par la mort de sa fille, apaise ou exaspère la douleur des deuils ; Petru le sourcier qui vit parmi les rochers ; Emeder, le merveilleux Tsigane qu'on appelle au printemps pour qu'il installe ses miroirs dans des fermes au bord des bois... Ce livre propose en fin d'ouvrage une petite anthologie de textes d'écrivains de ce pays. Deux niveaux de photographies parcourent Le Pays du Lac : les unes, illustration classique du discours ethnographique, reproduites le plus souvent dans le texte, documentent objets et choses, scènes ou lieux analysés au cours des enquêtes ; les autres interviennent comme une suite autonome, hors texte, sans commentaire, sans rapport direct au discours ethnographique ni aux textes littéraires, y insérant des routes, des ombres, des eaux, des paysages, quelques regards...
La nuit craque sous nos doigts reprend plusieurs années de photographie de Sarah Ritter. Sarah Ritter ne travaille pas par anticipation, mais par "occasions" , arpentage de terrains divers, sans savoir précisément à l'avance ce qu'elle cherche. Ces occasions lui permettent d'accumuler un certain nombre d'images qui, peu-à-peu, trouvent leur place dans son oeuvre et s'articulent ensemble. Elle cherche un point de bascule entre le visible, le montré dans l'image, et ce qu'on ne voit pas. Au coeur de cette intention aveugle, le montage des images entre elles devient comme un choeur, équivocité affirmée.