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Victor Cousin. Suivi de la correspondance Schelling - Cousin
Vermeren Patrice
L'HARMATTAN
30,00 €
Épuisé
EAN :9782343098616
Réprimé par la Restauration française pour ses idées philosophiques, emprisonné par la Prusse pour ses convictions politiques, Victor Cousin, réintégré dans sa chaire à la Sorbonne en 1828, "met le feu à la philosophie" (Bersot), avec son cours d'Introduction à la philosophie. Son ami Hegel dira : "Il m'a pris quelques poissons, mais il les a noyés dans sa sauce". En réalité, Cousin n'a puisé outre-Rhin que l'inspiration pour restaurer une philosophie française, avec un éclectisme qui donne la psychologie comme vestibule de la philosophie. Cette alliance de l'idée philosophique avec la liberté publique reçoit, sous la monarchie de Juillet, sa consécration. Victor Cousin, par l'obtention de nombreux titres prestigieux, gouverne la philosophie, assignant à l'enseignement de celle-ci la tâche de couronner les études secondaires de l'aristocratie légitime de la société libérale moderne. Victor Cousin a défendu la philosophie et l'a institutionnalisée à l'ombre de l'Etat, selon des formes qui pèsent jusqu'à aujourd'hui sur son exercice, et qui cernent ce que ce dernier conserve de gratuit au regard de la philosophie elle-même, et au fond d'illégitime. Comment "démêler" l'oeuvre de Victor Cousin et de son école, entre cette tâche "intemporelle" de défense et les formes que la philosophie reçoit de la protection que peut lui accorder l'Etat libéral ? C'est la possibilité de faire cette séparation qui sous-tendait le numéro de la revue Corpus publié en 1991, ici réédité ; une séparation importante pour le sens de ce qu'est la philosophie à l'époque des Etats-généraux de la philosophie et de la fondation du Collège international de philosophie, et dont 1'intempestivité serait, aujourd'hui, à l'occasion du 150e anniversaire de la mort de Victor Cousin à Cannes en 1867, à (ré)interroger : mort de l'enseignement philosophique ou épuisement du paradigme cousinien ?
Sous le terme de " globalisation ", on désigne généralement un processus économique qui étend le principe libéral d'une économie de marché à l'ensemble de la planète. La planétarisation de la loi du marché complète et achève un processus de généralisation propre à l'économie qui a fait passer celle-ci de la sphère domestique des activités - sur un plan qu'on pourrait dire infranational -, à la sphère sociale et politique de l'Etat - sur un plan national -, avant de l'étendre à la sphère internationale - sur un plan multinational -, et de la déployer, maintenant, sous la forme d'une économie planétaire - sur un plan qu'on peut dire transnational. Cette généralisation est l'œuvre du " global-libéralisme ", terme par lequel on désigne la victoire des théories de l'offre à l'échelle de la planète, qui entraîne une déréglementation totale, un flux sans entraves de capitaux et de marchandises, une privatisation et une flexibilité générales. Il en résulte évidemment une réduction drastique du rôle et des prérogatives de l'Etat sur le marché.
Philologue philosophe devenu responsable militaire de la Place de Paris en 1871, quasi inconnu de l'historiographie, Napoléon La Cécilia contribue d'une manière exceptionnelle à l'invention éphémère d'un monde émancipé de l'exploitation des travailleurs et de la domination de l'Etat. Marié à une institutrice proche de Louise Michel, secrétaire de la Société de revendication des droits des femmes, il combat pour l'indépendance italienne aux côtés de Garibaldi, s'engage dans les Francs-tireurs de Paris en 1870, adhère à l'Internationale et devient général de la Commune de Paris. A l'écart des interprétations traditionnelles de cette période historique, la figure de Napoléon La Cécilia est esquissée ici à partir d'archives privées, de correspondances et d'autres sources inédites.
L'oeuvre de l'Argentin Ricardo Rojas permet d'aborder les relations entre cosmopolitisme et nationalisme depuis une perspective originale. Fin connaisseur de l'histoire de la littérature argentine et des biographies de San Martín et Sarmiento, qui seront ensuite portées au grand écran, son esthétique eurindienne a mis en avant l'héritage précolombien dans un scénario d'immigration européenne oublieux de toute empreinte continentale sur la "fabrication" de la culture nationale. A l'aube du XXe siècle, Rojas a trouvé dans le territoire le principal support symbolique et matériel du lien social et a proposé de remplacer la dialectique européenne de la civilisation et de la barbarie par l'indianisme et l'exotisme, dans le but de démystifier la lecture asymétrique des peuples comme supérieurs et inférieurs. Ce livre constitue une contribution essentielle à la réflexion sur la dimension démocratique et pluraliste singulière des nationalismes latino-américains, qui les distingue de leurs homologues européens.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.