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LE ROMAN CONJUGAL
VERJUS ANNE
CHAMP VALLON
26,50 €
Épuisé
EAN :9782876735460
À l époque révolutionnaire, la famille ou « petite patrie » est souvent présentée comme l unité élémentaire de la Grande Patrie, la Nation, et le creuset de la citoyenneté. À travers une correspondance d un millier de lettres, ce livre décrit la vie sociale et politique, mais aussi intime et sentimentale, de deux couples, l un à Paris (les Vitet, bourgeois enrichis) et l autre à Lyon (les Morand de Jouffrey, aristocrates quasi ruinés). L intérêt de ces couples n est pas seulement d avoir vécu à une période où se redessinent les frontières entre le domestique et le politique; où les événements obligent à quitter les siens et à repenser l ordonnancement traditionnel des responsabilités familiales. Il est aussi dans le pari qui est le leur du bonheur conjugal, ce qui véritablement est alors une idée neuve en Europe.
Cuisiner pour l'être aimé, c'est tout un art. Mais un art du quotidien. Pas question de s'éterniser en cuisine... Les plats doivent être vite prêts, pour profiter de ce qui s'annonce comme une belle parenthèse, un dialogue truffé de complicité: le repas. Voici un livre qui se calque sur l'humeur. Parce qu'une femme a d'abord envie de crudités, de douceurs, de chocolat, parce qu'elle rêve d'aller au Maroc ou qu'elle a juste envie d'une tartine... Voici le livre d'un homme à l'écoute de sa femme. Un livre de recette en situation: à chaque humeur, sa recette correspondante. L'artiste Irina Volkonskii, penchée sur chaque recette, apporte sa touche féminine et nourrit l'imaginaire. Avec 52 recettes, le rêve entre en cuisine. Ce livre s'adresse aux hommes qui aiment cuisiner... Et aux femmes qui savent ce qu'elles aimeraient qu'on leur cuisine.
Résumé : Qui se souvient aujourd'hui de James Henry Lawrence (1773-1840) ? Il est pourtant l'auteur d'une extraordinaire utopie où les femmes sont totalement indépendantes des hommes : L'Empire des Nairs. Se souvient-on encore de James Henry Lawrence (1773-1840) et de son roman L'Empire des Nairs (1801), ce rêve d'un monde où les femmes sont indépendantes des hommes ? A contre-courant des moeurs et lois existantes, bien loin d'autres utopies, l'auteur anglais invente un équilibre entre les rôles de genre, imagine les femmes transmettre la propriété et le nom de famille et assumer parfaitement seules l'éducation des enfants. Comment est né ce livre ? Quelle fut sa destinée ? Comment en comprendre les idées ? Peut-il être rapproché d'autres modèles, ou traditions intellectuelles ? Quels échos a-t-il suscités ? Le présent essai répond à ces questions en donnant à lire une somme inédite sur Lawrence, son oeuvre et sa pensée, fruit d'une patiente enquête que l'autrice a menée aux Etats-Unis, en Angleterre, en France et en Allemagne. On découvre ainsi la trajectoire du jeune Anglais, de Londres à Paris et Orléans en passant par Göttingen et Weimar ; on traverse les débats sur le pouvoir des pères, la maternité et l'émancipation des femmes dans l'Europe de la Révolution française. Par sa critique du patriarcat et des violences de genre, par les moyens qu'il trouve pour répondre aux enjeux de la liberté redonnée aux deux sexes, Lawrence se révèle d'une étonnante modernité.
Dans quel régime vivons-nous depuis le printemps 2017 ? La question est légitime tant l'interprétation que fait le nouveau président des institutions de la Ve République vise à renforcer le pouvoir exécutif et le système de l'état d'urgence quasi permanent. En se plaçant au-dessus des partis, Emmanuel Macron abuse d'une formule éprouvée depuis 1790 puis 1793, et lors de chaque crise politique française grave, en 1795, 1799, 1815, 1851, 1940, 1958 et finalement en 2017-2019. Le pouvoir exécutif, en la personne d'un sauveur, tente de supplanter le pouvoir législatif que l'on décrédibilise en exagérant son inefficacité ou son éloignement du peuple, au risque de fragiliser la démocratie représentative. En adoptant la modération, celle du juste milieu, qui est censée réparer les excès des députés, un centre politique, semblable et différent selon les générations, s'invente lors de chaque crise. La saison des tourne-veste répète les mêmes recettes depuis deux cent trente ans, de 1789 à 2019. La vie politique française, malgré ce qu'en dit toute une tradition historiographique, n'est pas bloquée par une lutte handicapante entre droite et gauche, mais par un poison : celui d'un extrême centre, flexible, prétendu modéré mais implacable qui vide de sa substance démocratique la République en la faisant irrémédiablement basculer vers la république autoritaire. Le macronisme n'est pas une Révolution : c'est une vieille histoire.
Résumé : L'histoire de la clandestinité intrigue, tant sont nombreuses les zones d'ombre, parfois artificiellement entretenues, et les pages méconnues, tandis qu'une poignée de clandestins a su polariser la curiosité du public et des historiens. Mais cette histoire est-elle seulement possible ? Chaque chapitre de ce livre, à sa manière, répond par l'affirmative, en retraçant la trajectoire d'un groupe politique, d'un mouvement structuré, avec une fortune variable, dans la dissimulation et par la pratique de l'illégalité. Contrairement à une impression première, les sources les plus diverses permettent d'en brosser une histoire incarnée, une histoire de l'intérieur, sans négliger pour autant le domaine des fantasmes que la lutte clandestine suscite immanquablement. Il s'agit là d'une conviction partagée par les auteurs, la compréhension de la clandestinité en politique se doit d'articuler, d'une part, les représentations propres aux mondes clandestins, qui, malgré leur diversité, peuvent être rassemblées dans l'expérience de cette lutte radicale et secrète, avec, d'autre part, les images de la lutte clandestine qui circulent à l'extérieur des groupes, que ce soit celles diffusées par le pouvoir ou les médias ou bien celles qui se développent au sein de la société et des différents mouvements sociaux. A travers l'exploration de la clandestinité comme modalité d'action politique, cet ouvrage expérimente une comparaison entre différents mouvements politiques dont les spécialistes dialoguent d'ordinaire trop peu ? anarchismes, résistances, mouvements révolutionnaires ou anticoloniaux ? en montrant l'existence de problématiques communes malgré les différents contextes. Il ambitionne également de fournir des clés pour comprendre la persistance de la menace clandestine, toujours actuelle, mais qui plonge ses racines dans une histoire longue et multiforme.
Tenant des carnets (un journal ?) depuis la jeunesse, je n'y ai jamais écrit que par spasmes, par bouffées, et dans une sorte d'état d'urgence. Brusques afflux de souvenirs, rêves ou lectures pareillement commentés, ce double qui n'a cessé de m'accompagner est bien aussi projet, que le livre entrevu ait abouti ou non, et interrogation sur ce projet même. Aussi m'a-t-il semblé que je ne pouvais extraire des fragments de ce long flux tout ensemble intermittent et proliférant sans tenter d'y introduire au moins un fil d'Ariane. Si le thème de la mémoire, chez l'être de souvenir qu'est, par définition presque, l'autobiographe, s'est imposé à moi, c'est que la mémoire m'est longtemps apparue comme la dépositaire de l'être même. Souvent, il va sans dire, ces plongées ou ces visitations fortuites s'accompagnent d'une réflexion sur la littérature. Au naïf émerveillement des premières années ici retenues - contemporaines de L'Adoration et s'aventurant à tâtons vers Le Retour - succède assez vite un soupçon qui, dû pour la plus grande part à la cruelle expérience de la mère internée, et qui va s'accusant dans ces pages mêmes, est tout près de s'en prendre au chant longtemps tenu pour " doré " d'une mémoire qui, par places traversée de nostalgie, entend bien pourtant ne se confondre avec aucun " passéisme ", sans cesse au contraire jouaillé, dénoncé que, pratiquement dès le début, est ce dernier. " J. B.
Les débats autour de la désinformation, des fake news et de la post-vérité risquent d'occulter une crise peut-être plus radicale que la crise de la vérité : la destitution de la réalité elle-même. Cette destitution commence avec la volonté prométhéenne de transformer la nature en environnement, et donc de détruire celle-ci. Elle prend bien d'autres formes, hétérogènes et indépendantes les unes des autres en apparence, mais qui en fait conjoignent leurs effets. L'artificialisme, le simulationnisme, le présentisme, le prédictionnisme, le fictionnisme, le négationnisme, le complotisme et le nihilisme sont les huit formes de destitution de la réalité analysées dans cet essai. Comme l'avait vu le psychanalyste Jacques Lacan, c'est la psychose qui guette l'humanité.