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Comment dire la grâce en peinture. 52 maîtres de Giotto à Bacon
Vergnon Dominique ; Rosenberg Pierre
MICHEL DE MAULE
39,00 €
Épuisé
EAN :9782876232723
La peinture résulte du jeu entre beauté et vérité, séduction et intuition que les peintres, recréateurs de la réalité, imaginent et nous proposent à travers leur ?uvre, chacun à sa manière. A Son tour, ce jeu conduit à ce point unique et fédérateur qu'on appelle la grâce. C'est elle qui lie le génie au sublime. C'est elle qui transcende le spectateur, lui donne émotion et plaisir. Avec ses cinquante-deux portraits, de Giotto à Bacon, Dominique Vergnon nous fait entrer dans l'intimité de ces peintres et donne à voir comment ils disent cette grâce, la saisissent, l'éternisent et, en s'adressant à notre sensibilité, comment ils nous permettent son appropriation. Les choix de l'auteur nous invitent à parcourir un itinéraire ouvert par son amitié pour chacun d'eux. Son texte, nourri à la source de leur existence, montre combien ces artistes, chacun dans un moment de l'histoire, demeurent des " maîtres de toujours ".
Jean-Pierre Girolami est le meilleur guide, étant corse lui-même, pour accompagner le lecteur au long de cet univers qui puise ses sources dans la fidélité et la ferveur du poète pour l'île de ses aïeux. L'oeuvre d'André Giovanni a une portée universelle. C'est très profondément "un chant d'amour pour la vie" écrit avec justesse Dominique Vergnon dans l'avant-propos de ce livre. Qu'il s'agisse de Venise, de l'Amour, des paysages, le poète sait décrire le réel avec vérité et le transcender pour aller au-delà. C'est le message que Jean-Pierre Girolami a su dégager avec sensibilité et pertinence. En choisissant de très nombreux extraits des poèmes où le mystère de la vie et la vie du mystère sont magnifiquement suggérés, Jean-Pierre Girolami fait partager au lecteur son admiration pour cette poésie qui est une perpétuelle quête de l'essentiel. André Giovanni, philosophe de formation, créateur de nombreuses revues grand public, a mené parallèlement une carrière d'écrivain. Poète, il a publié L'Offrande à la Corse, ouvrage préfacé par Gustave Thibon. Le Cérémonial sur les falaises, préfacé par Yvan Audouard. Il est aussi l'auteur de trois anthologies consacrées aux poètes français : Les plus beaux poèmes du bonheur ; Les plus beaux poèmes d'amour ; Les plus beaux poèmes sur la femme (Ed. Cherche Midi).
Le fascisme ne passera pas." Ce mot d'ordre, dirigé contre des adversaires divers et successifs, inscrit sur des tracts ou des calicots, scandé par des générations de militants, a traversé, depuis les événements de février 1934, une bonne partie du XXe siècle. Le premier mai 2002, après le premier tour de l'élection présidentielle où Jean-Marie Le Pen était arrivé en deuxième position, il était encore clamé dans les rues des principales villes du pays par de jeunes manifestants. Dans cet ouvrage, Gilles Vergnon propose une synthèse sur un objet politique longtemps négligé par l'historiographie ou, plus récemment, devenu le prétexte à diverses polémiques. Abordée dans une perspective longue, des minées 1920 où s'invente l'antifascisme à l'ombre de Mussolini, aux métamorphoses des années 1970-2000 quand il se colore d'antiracisme, cette étude s'attarde particulièrement sur les années 1934-1936, quand l'antifascisme devient, sous la bannière de la "République démocratique et sociale", un phénomène de masse et un puissant levier unitaire pour les gauches françaises. Au-delà, elle permet d'éclairer, sous un angle particulier, plusieurs décennies d'histoire du système partisan français, ainsi que le rapport des gauches à la République.
Revue de presse Du futur Plan Montagnards concoct� par Pierre Dalloz et Jean Pr�vost d�s mars 1941 au d�part des troupes allemandes d�but ao�t 1944, Gilles Vergnon nous relate en trois actes cette p�riode tragique de l'histoire durant laquelle la ��forteresse�� du Vercors fut l'un des bastions de la R�sistance en France.Entre inqui�tude et euphorie, attentes et actions, joies et peines, il nous fait partager le combat de ces hommes et ces femmes engag�s pour la libert�. Le quatri�me acte est consacr� � l'apr�s 1944 � la reconstruction et au devoir de m�moire, avec aujourd'hui une r�elle pr�occupation autour de la gestion de ce lourd h�ritage.Enfin, Gilles Vergnon nous conduit � pied ou en voiture sur les diff�rents lieux de m�moire : n�cropole de Saint-Nizier, m�morial et mus�e de Vassieux, ruines de Valchevri�re, mur des fusill�s � La Chapelle, pas de l'Aiguille
A l'article "Composition" de L'Encyclopédie, Diderot écrit que : "Le peintre n'a qu'un instant presque indivisible ; c'est à cet instant que tous les mouvements de sa composition doivent se rapporter". Et plus loin, il note aussi : "On peut distinguer dans chaque action une multitude d'instants différents, entre lesquels il y aurait de la maladresse à ne pas choisir le plus intéressant ; c'est, selon la nature du sujet, ou l'instant le plus pathétique, ou le plus gai ou le plus comique". Après Comment dire la grâce en peinture (éd. Michel de Maule, 2010), Dominique Vergnon se propose de voir comment l'instant est traduit par 21 grands peintres de son choix. Cherchant à montrer que "l'instant une fois choisi, tout le reste est donné".
Van Gogh par lui-même ; plus précisément, par l'intercession de Karin Müller travestie en narrateur de la vie du peintre. L'auteur nous dit tout de son enfance solitaire, de sa famille nombreuse, de son père pasteur, de sa courte carrière de marchand de tableaux, de son exaltation mystique, de ses multiples déboires sentimentaux, de son amitié avec Toulouse-Lautrec, de celle, orageuse, avec Paul Gauguin et de son affection pour le seul véritable ami et soutien, son petit frère Théo avec lequel il entretint une correspondance exceptionnelle. Et surtout de sa peinture, comme unique compagne. "Non, Van Gogh n'était pas fou", écrivait Artaud, seulement son double désespéré de solitude. Dans sa préface, David Haziot souligne que décrire une qualité humaine chez Van Gogh "est une chose, la faire vivre et sentir en est une autre que réussit Karin Müller dans son texte météorique, comme le fut la trajectoire de Vincent. Le recours à ce présent de l'indicatif à la première personne, en des phrases au rythme haletant qui signalent chacune un fait nouveau de la vie du peintre, nous restitue un jaillissement perpétuel de vie, et nous impose une voix qui attend son comédien, mais que nous percevons dans sa justesse à la lecture. Et ça marche !".
Della Faille de Leverghem Lydia ; Broqueville Hugu
Après le décès en 1911 de Madame Alexandre della Faille de Leverghem, ses descendants continuent à vivre sur le domaine du Lackbors, situé à Deurne près d'Anvers, où chacun a construit sa demeure. On se voit beaucoup, on se rencontre dans les allées, on va chez l'un et l'autre, tous cousins, tous unis par un puissant esprit de famille. Une propriété s'appelait à cette époque une campagne. Gustave, le père de Lydia, y côtoie ses quatre frères, Gaston, Jules, Ludovic (dit Fio) et Henry. En 1914, Gaston et Ludovic sont encore célibataires, et l'ardente Lydia parle beaucoup de ces jeunes oncles dans son journal. La guerre bouleverse cet état idyllique. On verra la famille partant au gré des rumeurs, tantôt à Anvers, tantôt dans leur campagne de Deurne, subissant l'attaque de zeppelins, ou l'attente des obus. La Belgique tout entière semble une vaste fourmilière affolée de gens courant en tous sens, perdant le nord, ne sachant où se réfugier, où déposer en lieu sûr leurs biens transportables. Mais elle est aussi grandie par cette vague patriotique qui anime la jeune Lydia à vouloir "soigner les blessés" et pousse les oncles si séduisants à prêter leurs propriétés aux armées et à s'engager au combat.
Cette édition réunit des lettres parues en 1914 dans différents journaux français et dans un recueil, La Dernière lettre, publié en 1922 aux éditions Ernest Flammarion, auquel nous empruntons notre titre. Le projet éditorial du recueil paru chez Flammarion est clair : rendre hommage aux soldats disparus. Par le choix des lettres, explicité par l'éditeur sur la page de titre elle-même : "Ces lettres ont été choisies par des pères qui pleurent un enfant mort pour la France et par d'anciens combattants réunis sous la présidence de M. le Maréchal Foch". Une courte lettre-préface, signée du Maréchal Foch, ouvre l'édition. En voici le texte, dont le propos est sans ambiguïté : "Le sacrifice de tous les soldats tombés pour la défense de la Patrie fut d'autant plus sublime qu'il fut librement consenti. Les "dernières lettres" montrent de façon touchante l'esprit idéal et pur dans lequel le sacrifice a été fait ; c'est un monument de plus à la Gloire impérissable du Soldat Français". Rééditer ces dernières lettres aujourd'hui constitue tout à la fois un geste d'hommage et un acte de résistance. Un geste d'hommage envers des vies brisées, broyées, massacrées, que cette réédition sauve d'une mort anonyme et oubliée... Mais un acte de résistance aussi, contre l'absurdité et le chaos qui nous menacent tous, encore et toujours. Lire ces lettres, enfin, c'est accueillir avec émotion et reconnaissance la leçon de vie et de mort que nous transmettent ces hommes. Le lecteur pourra faire sien, dans le silence de la lecture, les mots sur lesquels se referme le recueil. Simples, dignes et tendres, ce sont les ultimes paroles qu'adresse à sa mère le sous-lieutenant Rodolphe Wurtz, tombé en Champagne : "Bons baisers, donc, et du courage et de la force de coeur, dans la vie comme dans la mort".
Nylén Erik ; Lamm Jan Peder ; Bernard-Folliot Deni
Énigmatiques, elles le sont, ces pierres, tout autant que ceux qui les conçurent. Parler d'elles, c'est d'abord essayer de percer le mystère qui les entoure. Leur legs peut-il être interprété ? L'histoire a cru bon de distinguer entre Ostrogots (Gots " glorieux ") et Visigoths (Gots "sages") et des sagas du type dit légendaire, comme Hevarar saga ok Heidreks Konungs, établissent, apparemment, que cette ethnie connut un temps de grande gloire, qu'elle eut des annales prestigieuses, qu'elle fut riche en héros, ce que confirment aussi certains poèmes lyriques de l'Edda. L'historien Jordanes, descendant de Gots, parle avec admiration des exploits de ses ancêtres dans sa Getic (en vérité De origine actisbuque Getarum, 551). Mais il reste une question essentielle, à laquelle il est difficile, dans l'état présent de nos connaissances, d'apporter une réponse. Gotland fut-elle la patrie des Gots ? et de quels Gots s'agit-il ? Quelles réalités historiques se cachent-elles derrière de tels témoins ? Les Gots sont cette peuplade scandinave (germanique) qui alla fonder à deux reprises un Empire au nord de la Mer Noire. Et il y a d'autres candidats à ce nom. Il exista une province mi-suédoise, mi-norvégienne - dans les acceptions que nous donnons aujourd'hui à ces termes - qui s'appelait Gautland ou Gautaland, qui porte encore aujourd'hui le nom suédois de Götaland (la racine göt de Göteborg en fait un exemple tout récent). Et puis, quels qu'ils aient été, nous savons aussi qu'ils eurent une langue à eux, le Gotique, transcrite de la Bible par le notoire Wulfila, évêque du IVe siècle de notre ère.