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L'antifascisme en France de Mussolini à Le Pen
Vergnon Gilles
PU RENNES
17,00 €
Épuisé
EAN :9782753509511
Le fascisme ne passera pas." Ce mot d'ordre, dirigé contre des adversaires divers et successifs, inscrit sur des tracts ou des calicots, scandé par des générations de militants, a traversé, depuis les événements de février 1934, une bonne partie du XXe siècle. Le premier mai 2002, après le premier tour de l'élection présidentielle où Jean-Marie Le Pen était arrivé en deuxième position, il était encore clamé dans les rues des principales villes du pays par de jeunes manifestants. Dans cet ouvrage, Gilles Vergnon propose une synthèse sur un objet politique longtemps négligé par l'historiographie ou, plus récemment, devenu le prétexte à diverses polémiques. Abordée dans une perspective longue, des minées 1920 où s'invente l'antifascisme à l'ombre de Mussolini, aux métamorphoses des années 1970-2000 quand il se colore d'antiracisme, cette étude s'attarde particulièrement sur les années 1934-1936, quand l'antifascisme devient, sous la bannière de la "République démocratique et sociale", un phénomène de masse et un puissant levier unitaire pour les gauches françaises. Au-delà, elle permet d'éclairer, sous un angle particulier, plusieurs décennies d'histoire du système partisan français, ainsi que le rapport des gauches à la République.
Successivement sous-secrétaire d'Etat puis ministre de l'Armement et des Fabrications de guerre de mai 1915 à septembre 1917, Albert Thomas est l'un des trois ministres socialistes du gouvernement dit d'Union sacrée formé pendant la Grande Guerre. Déjà chef du file du courant réformiste de la SFIO avant 1914, ces responsabilités sont pour lui l'occasion d'expérimenter à l'échelle nationale les solutions politiques pratiques préconisées à son poste de maire de Champigny-sur-Marne ou encore de député de la Seine à la Chambre. Mais, très vite, ce poste stratégique d'organisateur des productions d'armes et du travail ouvrier en temps de guerre suscite débats et oppositions au sein de sa famille politique dans un contexte de course à l'armement et de mobilisation sociale intense. Au fil du conflit, Albert Thomas peine à imprimer durablement sa marque à une SFIO qui cherche à clore la parenthèse de la participation socialiste à un gouvernement bourgeois, fût-il d'Union sacrée, alors que renaît l'idéal de l'internationalisme prolétarien. Dans cet ouvrage, Adeline Blaszkiewicz-Maison explore le parcours de l'une des figures les plus atypiques du socialisme de gouvernement durant ces quatre années charnière. L'échec de son expérience, reniée par le parti aussitôt la paix retrouvée, marginalise durablement la tendance réformiste au sein du socialisme français. A l'heure où l'exercice du pouvoir n'en finit pas de susciter des débats à gauche, l'ouvrage propose ainsi de revenir sur un élément fondateur du " long remords du pouvoir " des socialistes.
Résumé : Entre 1939 et 1945, des femmes et des hommes ont dit non à l'envahisseur allemand. Ils ont risqué, voire donné leur vie pour refuser de servir l'occupant, défendre une idée de la liberté, les valeurs républicaines et un certain humanisme face à la barbarie du régime nazi. Du futur Plan Montagnards concocté par Pierre Dalloz et Jean Prévost dès mars 1941 au départ des troupes allemandes début août 1944, Gilles Vergnon nous relate en trois actes cette période tragique de l'histoire durant laquelle la " forteresse " du Vercors fut l'un des bastions de la Résistance en France. Entre inquiétude et euphorie, attentes et actions, joies et peines, il nous fait partager le combat de ces hommes et ces femmes engagés pour la liberté. Le quatrième acte est consacré à l'après 1944 à la reconstruction et au devoir de mémoire, avec aujourd'hui une réelle préoccupation autour de la gestion de ce lourd héritage. Enfin, Gilles Vergnon nous conduit à pied ou en voiture sur les différents lieux de mémoire : nécropole de Saint-Nizier, mémorial et musée de Vassieux, ruines de Valchevrière, mur des fusillés à La Chapelle, pas de l'Aiguille...
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Cet ouvrage est un manuel qui permet d'appréhender la réalité historique des soixante-dix années qui viennent de s'écouler. Il commence par la présentation des principaux instruments de travail, et un va-et-vient constant entre les conseils méthodologiques et les exercices s'instaure naturellement. Le pari des auteurs est qu'un jeune bachelier puisse entrer, par les textes et par le questionnement des exercices proposés, dans l'étude de cette période aussi complexe que passionnante, qui constitue la matrice de notre société politique. C'est la raison pour laquelle, après une introduction méthodologique, les lignes de force de chacune des périodes étudiées font l'objet d'une introduction et d'une conclusion permettant de souligner d'emblée la logique interne des différents thèmes examinés dans les dissertations, les commentaires historiques, les commentaires de statistiques ou les biographies. C'est ensuite par la réflexion sur les exercices, le développement des problématiques et l'étude critique des corrigés proposés que les lecteurs de ce manuel pourront acquérir une connaissance pratique, fonctionnelle et vivante des problèmes historiques abordés.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.