Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
L'OMS et le paludisme. Mémoires d'un médecin spécialiste de la malaria
Verdrager Jacques
L'HARMATTAN
18,00 €
Épuisé
EAN :9782747582469
Faire reculer le paludisme", tel est aujourd'hui le slogan et l'objectif de l'OMS : un constat désastreux pour cette agence spécialisée des Nations Unies dont l'objectif initial était l'éradication mondiale de la malaria. S'appuyant sur sa longue expérience au service de l'OMS, l'auteur qui a organisé la campagne d'éradication du paludisme à l'île Maurice - campagne couronnée de succès - porte un jugement sévère sur la politique de l'Organisation. Les projets de l'OMS de distribution de masse de sel de cuisine médicamenté à la chloroquine (méthode de Pinotti) ont été responsables de l'émergence de la pharmacorésistance du paludisme à falciparum en Amérique du Sud et en Asie du Sud-Est. Le projet de sel médicamenté où s'est développé la plus forte résistance est celui de Païlin au Cambodge. La politique utopique de la santé pour tous d'ici à l'an 2000, accordant la priorité à la promotion de la santé au détriment de la lutte contre les grandes endémies, a entrainé la démantèlement progressif des services antipaludiques et contribué à la propagation de la résistance à toute l'Asie du Sud-Est, à l'Inde, puis à l'Afrique subsaharienne où se précise maintenant la menace annoncée d'un désastre sanitaire sans précédent.
La sociologie de Pierre Bourdieu s'est imposée bien au-delà du monde universitaire. Dans le même temps, ce dernier est devenu un défenseur des dominés et des opprimés, un militant de justes causes. Ce livre reprend certains des grands chantiers ouverts par le sociologue - les femmes, les classes populaires, les sciences, l'Algérie, l'épistémologie - afin de bien comprendre son mode d'exploration du monde. En confrontant les positions de Bourdieu à celles d'autres chercheurs, Pierre Verdrager fait apparaître des traits permanents qui caractérisent la "sociologie critique" qu'il a fondée: elle requiert des gens capables de trop peu, vulnérables en tout, mais des sociologues capables de tout et vulnérables en rien! Ce livre s'adresse d'abord aux acteurs et aux militants. Il n'est pas certain qu'on doive considérer comme un bon guide quelqu'un qui ne croyait pas en l'intelligence des gens, qui faisait dépendre le changement social de la survenue de miracles, qui considérait toute prise de conscience comme une impossibilité et qui disait pis que pendre des associations. Les militants n'ont pas besoin de guide ni d'homme providentiel capables d'indiquer ce qui est à faire: la science peut peut-être informer modestement l'action, certainement pas s'y substituer. La pédagogie ne remplacera jamais la politique. Tout compte fait, ce dont les acteurs ont d'abord besoin d'être libérés, c'est d'une sociologie critique qui se sent autorisée, au nom de son savoir accumulé et de ses "méthodes rigoureuses", à les penser incapables de toute critique.
Ce livre est consacré à l'étude théorique et expérimentale de l'oxydoréduction en phase aqueuse. Il traite à la fois des aspects chimiques et électrochimiques du transfert d'électron. Il présente successivement l'aspect thermodynamique puis l'aspect cinétique des phénomènes. Le dernier chapitre concerne l'application aux piles, aux accumulateurs et à la corrosion. Il est conçu à la fois comme livre de cours et comme livre d'expériences : l'exposé théorique, fondé sur les modèles modernes du transfert d'électron, précède la description des expériences (produits et matériels nécessaires, protocole expérimental détaillé). Chaque expérience est ensuite interprétée et commentée à la lumière des théories préalablement présentées. Les nombreuses expériences décrites sont propres à illustrer exposés, leçons, montages ou travaux pratiques de chimie dans les enseignements du second degré et du premier cycle de l'enseignement supérieur, ou lors des concours de recrutement de professeurs, CAPES et agrégations de sciences physiques. L'ouvrage peut donc être utilisé avec profit à la fois par les étudiants en formation initiale ou continue, par les candidats aux concours de recrutement et par les professeurs et formateurs en exercice.
Goody Jack ; Verdrager Pierre ; Vinciguerra Jean-M
Résumé : Un sociologue/anthropologue de renommée mondiale s'attaque dans ce livre à l'une des questions clés de l'historiographie occidentale : la Renaissance mérite-t-elle de conserver son statut unique de fondement de la modernité européenne économique, artistique et scientifique ? Jack Goody observe le modèle européen à la loupe pour le comparer aux renaissances qui ont eu cours dans d'autres espaces culturels, notamment dans le monde islamique et en Chine. Tous ces pays ont en fait connu des moments analogues de remise en cause des dogmes et des arts suivis d'une ouverture culturelle et économique. En mettant l'accent sur la dette de l'Europe envers ses influences extérieures, Renaissances s'inscrit donc dans la droite ligne des études d'histoire critiques de l'eurocentrisme que Goody a développées dans ses derniers livres pour finalement arriver à mettre en doute que le capitalisme, le libéralisme ou l'individualisme puissent être encore considérés comme des inventions européennes. Puissant, mené de main de maître, cet ouvrage d'envergure constitue un modèle inégalé d'histoire globale. Il s'adresse à tous les passionnés de l'histoire de la civilisation occidentale, aux anthropologues, aux sociologues, ainsi qu'à tous ceux qui s'intéressent à la construction de la modernité.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.