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Entre ciel et terre
Verdier Fabienne, Juliet Charles
ALBIN MICHEL
78,60 €
Épuisé
EAN :9782226178473
En l'espace de quelques années, Fabienne Verdier s'est imposée comme une artiste de premier plan, qui excelle à mettre en oeuvre des processus de création ancestraux issus de la Chine ancienne, avec des techniques et dans un esprit pleinement modernes. Ses tableaux figurent désormais dans quelques-unes des collections d'art contemporain les plus importantes. Après l'immense succès de son récit Passagère du silence, qui décrivait ses dix ans d'initiation artistique et spirituelle auprès d'un maître chinois, voici qu'elle nous invite à explorer son univers visuel si singulier, comme elle l'avait fait déjà avec son premier livre d'art, L'Unique trait de pinceau. Mais ici, outre ses dernières fulgurances picturales, on découvre aussi l'intimité de sa pratique quotidienne et de sa vie méditative. Qu'il s'agisse de son nouvel atelier, de son jardin, de ses séances de travail et de recueillement, de ses carnets d'atelier, ces incursions nous dévoilent une femme d'exception, tout entière habitée par une aspiration à l'universel. Trois personnalités éclairent ce cheminement de leur talent : l'écrivain Charles Juliet, qui consacre à Fabienne Verdier des pages aussi belles que celles que Samuel Beckett ou Bram Van Velde lui avaient inspirées ; la photographe française Dolorès Marat, dont la sensibilité lui permet de saisir le geste instantané et la richesse du silence ; enfin le grand photographe japonais Naoya Hatakeyama, dont l'exactitude du regard n'est pas sans faire écho à la rectitude spirituelle de Fabienne Verdier.
En affinant ses perceptions, en captant en elle les moindres frémissements, Fabienne Verdier est parvenue à avoir une connaissance aiguë de son activité intérieure.. A la faveur de maintes métamorphoses, elle a éliminé des tensions, des raideurs, des inhibitions, leur a substitué de. la souplesse, de la fluidité, donnant ainsi à la main du peintre, la possibilité d'agir en toute liberté, d'obéir à la moindre sollicitation... Instants de félicité, de jubilation, d'extase, durant lesquels l'être se trouve arraché au temps et à la mort. Instants de surabondance où ruisselle l'énergie, où s'épanouit un amour apte à tout embrasser et tout comprendre.'"
Verdier Fabienne ; Thierolf Corinna ; Fouache Eric
De septembre 2009 à juin 2010, Fabienne Verdier s?est consacrée à relever un défi artistique dont elle mesurait l?ampleur. Dans son atelier, l?artiste plasticienne s?est attelée au jour le jour à l?exécution de quatre fresques monumentales destinées aux murs du Palazzo Torlonia à Rome. Sans doute l?oeuvre que Fabienne Verdier accomplit sous nos yeux présente-t-elle un caractère exceptionnel. Ce fut une aventure à l?issue abstraite mais au travail concret, fait de retenues et de fulgurances, d?attentes et de passages, d?instants de doute et de pure grâce. Les flux rouges qui prennent naissance dans la veine immense des pinceaux de Fabienne Verdier se déploient, se sculptent et enfin se cristallisent. Ils prennent vie avec rigueur sur ses fonds bleus comme des parts d?océans aux prises avec les forts courants qu?elle infléchit sur la toile. Le photographe Philippe Chancel a posé durant près de dix mois sa caméra pour suivre la genèse de ces fresques et le travail de l?artiste, son atelier, ses gestes, son univers. Sont nés un film et un livre, dont les images sont issues du film, pour témoigner de cette singulière création artistique.
Verdier Fabienne ; Abadie Daniel ; Borchert Till-H
Fabienne Verdier a passé dix ans en Chine à l école des maîtres calligraphes traditionnels encore vivants (cf. son récit Passagère du silence, Grand Prix des lectrices de Elle). Après avoir rendu compte de cette expérience esthétique dans le beau-livre culte L unique trait de pinceau, elle s est imposée comme grande artiste contemporaine avec la monographie Entre terre et ciel (2007).
Témoin vivant d'une discipline orientale millénaire, et artiste contemporaine occidentale au plein sens du terme, Fabienne Verdier maîtrise les techniques de la peinture et de la calligraphie chinoises, mais aussi l'esprit et la philosophie qui les sous-tendent, au point qu'elle peut se permettre d'en bouleverser les règles par des apports novateurs - en particulier par la dimension des formats et l'utilisation de la couleur. Les créations qui composent ce livre sont des interprétations de poèmes anciens et d'idéogrammes exprimant des concepts philosophiques, ou des voyages dans l'univers minéral et végétal. Quant aux textes qui accompagnent les oeuvres, ils expriment une profonde communion avec la nature. L'art calligraphique se fonde en effet sur une adéquation parfaite entre l'âme de l'artiste et le "principe qui régit toute chose". Il exige une implication totale du corps et de l'esprit. Après des heures de silence et de concentration, toute la difficulté réside dans le fait qu'une fois le geste amorcé, le sort du tableau est joué sans qu'il soit possible de revenir en arrière : "La règle se fonde sur l'Unique Trait de pinceau, qui est l'origine de toutes choses", écrivait au XVIIIème siècle Shitao, l'un des plus grands peintres chinois.
Djalâl-od-Din Rûmî que le monde de l'islam désigne, par respect, comme "notre maître" (Mawlânâ, Mevlana en turc) n'est pas seulement l'un des plus grands penseurs mystiques de tous les temps, un voyant qui (au XIIIe siècle !) parlait de la fission de l'atome et de la pluralité des systèmes solaires, c'est aussi l'un des plus merveilleux poètes de la littérature universelle, fondateur de l'ordre des derviches tourneurs. La mise de l'homme au diapason du cosmos, l'oratorio spirituel des derviches qui symbolise la ronde des planètes autour du soleil et, à un second niveau, la recherche du Soi, sont longuement célébrés dans les Rubâi'yât: comme les atomes, le soufi danse, et la musique ne fait que "réveiller les mystères du coeur".
L'esprit du Zen fut introduit au Japon chez un peuple dont la guerre était l'occupation habituelle. Ce fut le génie du Zen de transformer les techniques brutales de la guerre en arts qui ne se souciaient plus seulement de l'efficacité guerrière mais de la recherche de soi-même. Le sabre, l'arc et la flèche, instruments de mort devinrent des supports de méditation. Sous cette influence naquit le Bushido, code d'honneur, discipline chevaleresque qui recommande le désintéressement et le mépris de la mort. Tant et si bien que le Zen fut cette voie d'éveil, appelé "la religion des samouraïs." En termes vifs et imagés, parfois même en s'amusant, Maître Deshimaru répond aux questions de ses disciples, sans jamais leur faire oublier que Zen et arts martiaux sont l'apprentissage de la vie et la mort.
Poème mystique de 700 versets, inséré dans la grande épopée anonyme du Mahabharata, La Bhagavad-Gîtâ, "le chant du Seigneur", est considérée comme la "Bible de l'Inde". Le dieu Krishna, avatar de Vishnu (voir Mythes et dieux de l'Inde), prenant la forme d'un conducteur de char, expose ici, au jeune guerrier Arjuna, une doctrine portant sur l'action, la discrimination, la connaissance et la dévotion. La présente traduction est de Camille Rao et, Jean Herbert, indianiste bien connu, qui est aussi le préfacier. Le volume comprend un glossaire, un index et des "définitions psychologiques" importantes. Parmi les innombrables commentaires écrits sur ce texte, celui de Shri Aurobindo (1872-1950) offre l'intérêt du regard d'un homme qui se retira de la vie publique après une carrière politique ardente pour rechercher une religion synthétique universelle. Fondateur, en 1926, d'un ashram dont il fut le gourou très influent jusqu'à sa mort, il a su adapter la pensée indienne à la vie moderne. Formé en Occident, il rend ici accessible pour nous ce grand trésor spirituel. --Colette-Rebecca Estin