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Chrétiens de Chine. Affiliations et conversions au XXIe siècle
Vendassi Pierre ; Cuin Charles-Henry
PU RENNES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782753548893
Comment expliquer le succès actuel du christianisme parmi les populations urbaines et éduquées de la République populaire de Chine ? "Occidentalisation", "phénomène de mode", "soif de religiosité"... aucune des raisons spontanément invoquées ne suffit à élucider ce mystère, d'autant que le christianisme reste marqué du sceau de l'étrangeté dans une Chine largement sécularisée. Pour y parvenir, il faut éclairer à la fois les facteurs historiques et culturels créant la possibilité du christianisme en Chine et les facteurs individuels transformant cette possibilité en devenirs concrets. Il s'agit donc de réaliser une véritable sociologie des conversions, en ne négligeant pas ce que celles-ci possèdent de proprement religieux. L'analyse des parcours, des discours et des pratiques de convertis chinois dans diverses Eglises de Shanghai (et Bordeaux] exposés dans cet ouvrage montrera notamment que c'est d'abord la perception d'une continuité culturelle qui facilite l'entreprise d'une initiation religieuse. L'expérience vécue au cours de celle-ci permet ensuite l'acquisition des croyances qui font de l'individu un converti. En devenant croyants, les convertis achèvent un mouvement de subjectivation dans le cadre d'une organisation et d'une communauté religieuses. Ce faisant, ils réinventent leur tradition et façonnent ensuite les multiples visages de leurs "familles religieuses" [Eglises-maisons indépendantes, "souterraines", Eglises protestantes officiellement reconnues, Eglise locale et Eglise mormone, pour les principales étudiées). Au-delà du phénomène analysé, cet ouvrage permet de nourrir les réflexions contemporaines relatives au regain de vitalité d'entreprises religieuses fondées sur des croyances non objectivables et réputées en rupture avec la tradition, à l'âge de l'objectivité, de l'individualisme et de la mondialisation.
Fanny Lung est doctorante en sociologie à l'université Bordeaux 2 (Centre Emile Durkheim) où elle effectue sa thèse sur le racisme et l'ethnicité dans deux villes moyennes en France et en Espagne. Elle travaille également comme chargée de mission à la SOFOR. Pierre Vendassi est doctorant en sociologie à l'université Bordeaux 2 (Centre Emile Durkheim) où il effectue sa thèse sur les nouvelles formes du christianisme en Chine. Jacques Faget est directeur de recherche au CNRS et chercheur au Centre Emile Durkheim à Bordeaux. Il est également enseignant à l'Université de Bordeaux IV, Paris V et à l'école nationale de la magistrature.
Barray Jérémy ; Wangen Christopher ; Vendassi Pier
Ce livre partage la vision et l'expérience d'un jeune entrepreneur parti de zéro et propose une méthode et un état d'esprit pour (re)trouver la motivation, atteindre ses objectifs personnels et professionnels... et choisir la vie que l'on souhaite mener. Guide pour concilier vie épanouie et nécessité de gagner les moyens de la vivre, cet ouvrage remet en question des croyances communes liées au travail, à l'argent et la liberté. L'objectif est de prouver que la vie est faite pour trouver du plaisir, plutôt que d'accepter de rentrer dans un moule qui, intentionnellement ou non, nous enferme. Pour y parvenir, l'auteur donne des clés et des conseils concrets et réalistes pour développer un état d'esprit et des pratiques qui permettent de vivre pleinement dans le respect de ses choix personnels.
Ces contributions questionnent des réformes politiques menées depuis 2007 sous la présidence de Nicolas Sarkozy en adoptant un regard scientifique sur les actions entreprises par son gouvernement, dans les domaines de la santé, de l'éducation et de l'intégration. Ce livre questionne enfin la place et la manière dont la recherche en sciences sociales est en mesure de rendre compte et de tirer des analyses des événements politiques qui ont marqué le dernier quinquennat.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour