Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Un prêtre à la guerre. Le témoignage d'un aumônier parachutiste
Venard Christian ; Zeller Guillaume
TALLANDIER
18,90 €
Épuisé
EAN :9791021001756
Il porte la tenue des soldats, partage leurs repas, leurs soucis. Sa coupe de cheveux est réglementaire. Il a l?allure d?un militaire, un "para". Comme ses hommes, il effectue des sauts de formation. Mais sa mission est tout autre. Christian Venard, 1,90 m et 82 kg n?est pas un guerrier. Ce colosse à la voix étrangement douce, ce "militaire" que l?on repère derrière le col romain, exerce ce qu?il est impropre d?appeler un métier. Il s?agit d?une vocation. Il est l?aumônier militaire du culte du 17e RPG, le régiment de génie parachutiste de Montauban. Les 800 hommes de la garnison l?appellent le "Padre". Quatre hommes morts en Afghanistan sur la seule année 2011, 3 autres assassinés le 15 mars par Mohamed Merah sur le trottoir près d?un bar-tabac à 50 mètres de la caserne : "Cette scène n?aurait pas dû être. Je m?y étais préparé pour la vivre auprès des gars en opération, un jour, peut-être, mais pas sur le sol d?un rond-point de ville, entre deux boutiques". Le "Padre" accompagne humainement les troupes, regarde chaque militaire qu?il croise avec un autre regard, indépendamment de son grade. Il représente pour ses soldats la figure paternelle. Surtout, cet homme d?Eglise est l?interlocuteur privilégié quand le régiment rencontre la mort. Cette mort, il l?a côtoyée dans l?anonymat du combat à des millions de kilomètres en Afghanistan comme sous le feu des projecteurs lors de la tuerie de Montauban opérée par Mohammed Merah l?an passé. Guillaume Zeller nous livre ici le témoignage d?un homme de son temps, les joies et les défis du sacerdoce militaire conscient des grandes problématiques contemporaines et religieuses.
15 mars 2012. Montauban. Mohamed Merah ouvre le feu sur trois soldats. Un homme accompagne leurs derniers moments : le père Christian Venard. Métier singulier que celui d'être prêtre auprès de tous les soldats. Avec une grande liberté, le père Christian Venard raconte sa vocation, le sens de son action, ses doutes, ses douleurs et son espérance. Aumônier parachutiste, il a été de toutes les opérations extérieures conduites par l'armée française depuis quinze ans : Kosovo, Liban, Afghanistan, Côte d'Ivoire, Mali... Quand survient la mort, il accompagne ses "gars", ainsi que leurs proches. Du séminaire aux "opex", du management d'une PME aux mosquées de Tombouctou, le père Christian Venard, un prêtre pas comme les autres, livre un éclairage passionnant sur notre temps.
Le 29 mai 1453, Constantinople, capitale de l'Empire romain d'Orient depuis sa fondation en 330, tombe aux mains des Turcs. Le choc est terrible pour l'Occident chrétien, qui a pourtant négligé de secourir la ville. L'année 1453 a longtemps symbolisé, peut-être de manière excessive, la fin du Moyen Âge et le début des Temps modernes aux yeux des historiens. Elle fut, de fait, décisive pour deux peuples : les Turcs, qui y gagnèrent une capitale et s'établirent durablement sur le sol européen: les Grecs, qui virent se clore le long chapitre byzantin et dont les humanistes vinrent nourrir l'élan de la Renaissance occidentale. 1453 : année heureuse pour les uns, funeste pour les autres, que raconte Steven Runciman à travers les fiévreux préparatifs du siège, la violence de l'assaut, la résistance dramatique d'une poignée de héros et l'effondrement sans surprise d'une cité depuis longtemps moribonde.Sir Steven Runciman (1903-2000), professeur à Cambridge, a été l'un des plus grands médiévistes du XXe siècle. Il est l'auteur de nombreux ouvrages de référence sur le monde méditerranéen, dont Le Grand Schisme d'Orient (Les Belles Lettres, 2005) et l'Histoire des croisades (Tallandier, 2006).
Tout jeune sous-secrétaire d'État aux Colonies, Winston Churchill accomplit, à l'automne 1907, une tournée en Afrique de l'Est. Au cours de son voyage, il combine travail et plaisir: aux parties de chasse au gros gibier et expéditions touristiques, succèdent les rencontres avec des officiels, colons et chefs de tribus. Dans ce récit de voyage, il conte ses journées africaines, décrivant du point de vue d'un Européen du début du XXe siècle l'innocence et le charme des tribus qu'il rencontre tout en dénonçant les abus du colonialisme. Alternant considérations politiques et descriptions des paysages qui l'émerveillent, Churchill mène son lecteur le long du Nil, en Ouganda et au Kenya. Véritable oeuvre littéraire, ce texte n'avait jamais été traduit en français.
D'un essai enlevé sur les caricatures à un autre, magnifique, sur le plaisir de peindre, en passant par une analyse du gouvernement parlementaire et des problèmes économiques, Winston Churchill partage avec son lecteur les sujets divers et parfois inattendus qui l'occupaient dans l'entre-deux-guerres. On avait découvert un écolier turbulent, un soldat courageux et un écrivain prometteur dans Mes jeunes années. On retrouve ici un homme tout aussi aventureux, dont l'expérience s'est considérablement enrichie, la vision du monde et de la société sensiblement affinée et dont la vivacité de style reste un grand plaisir littéraire. A travers cette collection de pensées, de souvenirs, de réflexions et même de prédictions se dégage une philosophie profonde et originale.
Paris, août 1945 : le maréchal Pétain, ex-chef de l'État français, assiste, muré dans le silence, à son procès. Nuremberg, novembre 1945 : vingt et un dignitaires du IIIe Reich prennent place sur le banc des accusés. Jérusalem, avril 1961 : Adolf Eichmann répond devant un tribunal israélien de sa participation à la Solution finale. Envoyé spécial de France-Soir, Joseph Kessel met ici son talent exceptionnel d'homme de lettres au service d'un récit dramatique où la justice rencontre l'histoire.
A la fois fer de lance du progressisme et haut lieu du conservatisme, patrie de #MeToo mais aussi de Donald Trump, les Etats-Unis n'en finissent pas d'étonner et de surprendre. Tous les quatre ans, l'élection du président focalise l'attention, d'abord sur les personnalités candidates aux primaires, puis sur celles des deux challengers. Leurs noms nous sont familiers, mais nous connaissons souvent moins bien leurs idées et les philosophies qui les portent. Pourtant, elles irriguent nos mentalités et continuent d'exacerber les imaginations au-delà des frontières. De la question de l'immigration à celle de l'assurance santé, de la problématique de l'avortement à celle de l'environnement, des tensions interraciales au fléau de la violence, Didier Combeau explore ici les fractures qui parcourent la société américaine et se traduisent par un rejet de plus en plus viscéral de l'adversaire politique. Il donne en termes simples les clefs indispensables à la compréhension du subtil fonctionnement du fédéralisme, de l'équilibre des pouvoirs, et d'un système électoral sujet à polémiques, qui peine à asseoir la légitimité d'un président parfois élu à la minorité des voix. L'étude des joutes qui opposent conservateurs et progressistes se prolonge dans une réflexion sur l'identité politique et nationale du premier soft power mondial.
Résumé : Ce nouveau livre de Luuk van Middelaar fait suite au Passage à l'Europe publié précédemment dans la "Bibliothèque des Idées" en 2012. Son fil conducteur est la série de crises qui ont secoué la construction européenne depuis la grande crise financière de 2008 : la crise de l'euro, la crise ukrainienne, la crise des réfugiés, la crise du Brexit, et enfin la crise atlantique ouverte par l'élection de Donald Trump en 2016. Autant de chocs qui ont mis à l'épreuve les fondements de l'édifice et qui ont obligé les différents acteurs du processus européen à improviser pour maintenir la cohérence d'une union en proie à de puissantes forces contraires. Cest la leçon de politique incorporée dans ce travail d'équilibriste que Luuk van Middelaar s'efforce de dégager. Une nouvelle Union a pris forme dans les faits. Il faut aujourd'hui en saisir la nature pour assurer son avenir.
Résumé : L'entrée de Barack Obama à la Maison-Blanche en 2009 a marqué un tournant dans l'histoire des Etats-Unis. Il s'est notamment imposé au fil des ans comme un orateur hors pair, et nombre de ses discours demeurent en mémoire. Cette anthologie en rassemble huit. Dans une langue tour à tour déterminée, grave ou encore exaltée, Barack Obama n'a de cesse de réaffirmer son amour et sa confiance en son pays et ses habitants et, quelles que soient les circonstances, de toujours véhiculer un message porteur d'espoir, à l'image de son slogan : Yes, we can ! "Parce que le plus puissant vocable de notre démocratie, c'est ce "Nous". "Nous, le peuple". "Nous vaincrons". "Oui, nous pouvons". Ce mot, personne ne le possède. Il appartient à tous. Oh, quelle glorieuse mission nous a-t-on confiée, de tâcher sans cesse d'améliorer ce grand pays qui est le nôtre !".
Résumé : La condition de victime ne peut se réduire au traumatisme et à la souffrance. Sa violence symbolique engendre également une diminution d'être. L'exil aux autres et à soi-même contraint les victimes à une traversée ici esquissée. Leur quête vitale du bonheur, non pas malgré mais à partir de leur malheur, résonne de manière universelle avec la condition humaine.