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Terre de Dieu et des Hommes
Venar Olivier-Thomas
ARTEGE
27,95 €
Épuisé
EAN :9782360400829
Extrait de l'introduction«Savez-vous pourquoi cette Terre est-elle la "Terre sainte"?» me demandait l'autre jour un frère ancien, qui vit à Jérusalem depuis des décennies.Et sans me laisser le temps de répondre, il ajouta: «Parce que c'est le lieu au monde où l'on pèche le plus au nom de Dieu!»Sa boutade condensait à elle seule mon état d'esprit, au bout de toutes ces années à Jérusalem. Quelques mois plus tôt, alors que je finissais de mettre au point une intervention sur le rôle des religions dans la promotion de la paix en Terre sainte pour le Forum Mondial des Religions pour la Paix à Paris, j'avais été étreint par une profonde lassitude. Le sentiment qu'une boucle était bouclée.Depuis dix ans je m'étais laissé envoûter par Jérusalem et captiver par la Terre Sainte, son extraordinaire richesse humaine et son formidable potentiel interreligieux. Et soudain, au bout de dix ans, je découvrais (ou j'admettais?) que «le roi est nu», comme dans le conte.Les généreuses rhétoriques interreligieuses ne pourraient jamais masquer la réalité du sort fait aux Palestiniens par Israël, la misère sociale des uns et le drame moral des autres qui finissent par y perdre leur âme. Le texte que j'achevais d'écrire, au terme de nombreuses recherches dans les milieux juifs et musulmans ouvrant pour la paix, était largement politique.Que de chemin parcouru depuis les méditations poétiques écrites durant mes premières déambulations esthétiques dans Jérusalem et dans les Territoires encore traversés du souffle des accords d'Oslo, en 1999, jusqu'à ces pages un peu désabusées sur le dialogue interreligieux.Du poétique à la théologie, en passant par la politique: ce livre reflète un itinéraire intérieur de découverte progressive des problèmes de la Terre sainte. Il a surtout valeur de témoignage. Le ton est parfois vif; du moins ai-je tâché, tout au long de ces années, de ne rien écrire dont je ne puisse parler en face avec des amis israéliens ou palestiniens.Sont ici retravaillés, à destination du grand public, des essais écrits tout au long des dix dernières années, en marge d'une activité universitaire de recherche et d'enseignement bibliques et théologiques. Quelques-uns sont inédits, la plupart ont déjà connu une forme de publication. On n'a pas voulu gommer entièrement les naïvetés de plusieurs en particulier des premières, marquées par quelques préjugés sur la culture arabe. Elles témoignent de la découverte progressive d'une réalité qui s'avère de plus en plus complexe.
Où faut-il chercher le sens littéral de l'Ecriture : plutôt du côté de l'histoire dont le texte parle, ou plutôt du côté des effets littéraires qu'il produit ? Membres ou invités de l'Ecole biblique et archéologique française de Jérusalem dans le cadre du projet scientifique "La Bible en ses Traditions" , douze universitaires, de huit nationalités différentes, parcourent ici l'espace qui va d'une approche du sens littéral à l'autre. Appuyé sur des exemples précis tirés de toute la Bible, chacun s'efforce de donner sa définition du sens littéral et les raisons qui le poussent à l'adopter. Exégèse, histoire de l'exégèse, traductologie, philologie, assyriologie, patrologie, théologie, littérature comparée, études médiévales, philosophie du langage, herméneutique, théologie sont convoquées pour scruter le foisonnement de la lecture littérale de l'Ecriture à travers les âges, et élaborer la problématique actuelle du sens littéral. -- Where should we seek the literal meaning of the Scriptures ? In the history of the periods the texts refer to, or in the literary effects they produce ? Members and guests of the French Biblical and Archaeological School of Jerusalem together with twelve academics of eight different nationalities, working in the context of the scientific project 'The Bible in its Traditions', explore a domain that spans from the literal approach to the other. Based on precise examples from the Bible, each one strives to give his definition of the literal meaning and his reasons for adopting it. Exegesis, history of exegesis, traductology, philology, Assyriology, patrology, theology, comparative literature, medieval studies, philosophy of language and hermeneutics are all employed to investigate the multiple possibilities of literal readings of the Scriptures through the ages, and to elaborate a modern problematic of literal meaning.
Résumé : Depuis Platon et les Stoïciens, l'on sait que l'idéal est indicible. Faut-il pour autant désespérer de sa recherche et de son expression ? La réponse des poètes a toujours été celle du mystère, de la métaphore, qui leur permet de dire l'absolu sans le profaner et d'affirmer la présence du divin dans la création. " Elle est retrouvée ! - Quoi ? l'Eternité - C'est la mer mêlée - au soleil ". En entonnant "le chant raisonnable des anges" à la suite de Rimbaud, bien des poètes modernes et contemporains retrouvent des formules employées jadis par Thomas d'Aquin. Dans son usage lucide de la parole et du symbole, en effet, la démarche du grand théologien gothique ressemblait à celle des poètes modernes, qui n'acceptent plus qu'avec une "réserve extrême" les "nécessaires élans de leur esprit, de leurs voix" (Bonnefoy). L'un trouve le mystère dans le symbolisme de l'être, qui manifeste à la fois le reflet de Dieu et le caractère obscur de la lumière ; les autres tentent, en parlant, la traversée de l'espace sensible, pour rejoindre, en toute chose, l'eau sacrée de la présence. Premier volet d'une réflexion en trois volumes sur la parole et la beauté dans la théologie, ce livre veut rouvrir le dialogue entre théologiens et poètes en s'intéressant à ce qu'il y a de théologique dans la littérature, et à ce qu'il y a de littéraire dans la théologie, en particulier dans la Somme de théologie de Thomas d'Aquin. " Ceux qui manient la parole sont plus près de Dieu " (Ph. Jaccottet) : Olivier-Thomas Venard convoque ici de nombreux poètes, de Mallarmé à Lemaire, pour arracher littérature et théologie à une trop longue saison en enfer et dégager les contours d'une véritable "poétique de la théologie".
Résumé : Pour ceux qui veulent l'évangile au plus proche de la prédication de Jésus La traduction des textes évangéliques les plus anciens rédigés dans la langue de Jésus Des notes pour mieux comprendre
Résumé : Que nous le voulions ou non, nous sommes des modernes. Depuis notre naissance nous avons respiré l'air de la modernité, et cet air a imprégné le tissu de notre être, de notre intelligence. Les " raisons de croire " se sont obscurcies, notre foi s'est étiolée, notre espérance s'est presque éteinte. Le chemin qui depuis Héraclite menait de la philosophie à la louange, du monde des signifiants à celui du Signifié, de la terre au Ciel - ce chemin est fermé. Mieux, il n'apparaît plus : le nihilisme est parvenu à oblitérer la possibilité même de son existence dans la conscience de l'homme moderne. Sommes-nous à notre insu, même croyants, définitivement pris dans les rets de la modernité ? Non, car contre cet enfermement de la pensée, " la mémoire rituelle a la capacité de détruire le cercle herméneutique vicieux où vertigineusement chaque signe renvoie à tous les autres, sauf au sens plénier, désespérément absent ". " Ainsi, en dépit du relativisme généralisé de notre époque, écrit Olivier-Thomas Venard dans sa postface, mais sans dénier l'épreuve nihiliste à laquelle sont soumis les croyants, Geneviève Trainar établit-elle solidement cette bonne nouvelle pour tout homme de bonne volonté : le rite permet, dès maintenant et pour qui y consent, de transfigurer le temps vécu. Et s'il est vrai que le nihilisme religieux est à la source de tous les autres, ce livre annonce aussi à la société occidentale que la culture doit redevenir un culte. "
Première lectureIsaïe 2, 1-51 Le prophète Isaïe a reçu cette révélation au sujet de Juda et de Jérusalem:2 II arrivera dans l'avenir que la montagne du temple du SEIGNEURsera placée à la tête des montagneset dominera les collines.Toutes les nations afflueront vers elle,3 des peuples nombreux se mettront en marche, et ils diront:«Venez, montons à la montagne du SEIGNEUR,au temple du Dieu de Jacob.Il nous enseignera ses cheminset nous suivrons ses sentiers.Car c'est de Sion que vient la Loi,de Jérusalem la parole du Seigneur.»4 II sera le juge des nations,l'arbitre de la multitude des peuples.De leurs épées ils forgeront des socs de charrue,et de leurs lances, des faucilles.On ne lèvera plus l'épée nation contre nation,on ne s'entraînera plus pour la guerre.5 Venez, famille de Jacob, marchons à la lumière du SEIGNEUROn sait que les auteurs bibliques aiment les images! En voici deux, superbes, dans cette prédication d'Isaïe: d'abord celle d'une foule immense en marche; ensuite celle de toutes les armées du monde qui décident de transformer tous leurs engins de mort en outils agricoles. Je reprends ces deux images l'une après l'autre.La foule en marche gravit une montagne: au bout du chemin, il y a Jérusalem et le Temple. Le prophète Isaïe, lui, est déjà dans Jérusalem et il voit cette foule, cette véritable marée humaine arriver. C'est une image, bien sûr, une anticipation. On peut penser qu'elle lui a été suggérée par l'affluence des grands jours de pèlerinage des Israélites à Jérusalem.Car, chaque année, il était témoin de cette extraordinaire semaine d'automne, qu'on appelle la fête des Tentes. On vit sous des cabanes, même en ville, pendant huit jours, en souvenir des cabanes du séjour dans le désert du Sinaï pendant l'Exode; à cette occasion, Jérusalem grouille de monde, on vient de partout, il y a même des étrangers; le livre du Deutéronome, parlant de cette fête, disait «Tu seras dans la joie de ta fête avec ton fils, ta fille, ton serviteur, ta servante, le lévite, l'émigré, l'orphelin et la veuve qui sont dans tes villes. Sept jours durant, tu feras un pèlerinage pour le Seigneur ton Dieu... et tu ne seras que joie» (Dt 16, 14-15).
Agnès de La Barre de Nanteuil est la seule femme à avoir donné son nom à une promotion d'élèves officiers. Née dans une famille de vieille noblesse normande et parisienne, Agnès de Nanteuil connaît une enfance heureuse à Paris et en Bretagne et une jeunesse investie dans les mouvements de jeunes et l'Action catholique. Pendant la guerre, elle s'engage dans la résistance et devient agent de liaison. Dénoncée, arrêtée, torturée, Agnès est déportée par le dernier convoi de Rennes et meurt à Paray- le-Monial des suites d'une blessure reçue pendant le trajet. L'auteur prend soin de traduire le climat et les valeurs de cette époque à partir du témoignage direct de ceux qui l'ont vécue. Le récit poignant de sa vie, à partir de larges extraits d'écrits inédits, donne à cet ouvrage sa force et son authenticité. Préface de Gérard Cholvy, Professeur émérite des Universités ( Montpellier III ).