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Transfigurer le temps. Nihilisme, symbolisme, liturgie
Trainar Geneviève ; Venard Olivier-Thomas
AD SOLEM
17,95 €
Épuisé
EAN :9782884820219
Que nous le voulions ou non, nous sommes des modernes. Depuis notre naissance nous avons respiré l'air de la modernité, et cet air a imprégné le tissu de notre être, de notre intelligence. Les " raisons de croire " se sont obscurcies, notre foi s'est étiolée, notre espérance s'est presque éteinte. Le chemin qui depuis Héraclite menait de la philosophie à la louange, du monde des signifiants à celui du Signifié, de la terre au Ciel - ce chemin est fermé. Mieux, il n'apparaît plus : le nihilisme est parvenu à oblitérer la possibilité même de son existence dans la conscience de l'homme moderne. Sommes-nous à notre insu, même croyants, définitivement pris dans les rets de la modernité ? Non, car contre cet enfermement de la pensée, " la mémoire rituelle a la capacité de détruire le cercle herméneutique vicieux où vertigineusement chaque signe renvoie à tous les autres, sauf au sens plénier, désespérément absent ". " Ainsi, en dépit du relativisme généralisé de notre époque, écrit Olivier-Thomas Venard dans sa postface, mais sans dénier l'épreuve nihiliste à laquelle sont soumis les croyants, Geneviève Trainar établit-elle solidement cette bonne nouvelle pour tout homme de bonne volonté : le rite permet, dès maintenant et pour qui y consent, de transfigurer le temps vécu. Et s'il est vrai que le nihilisme religieux est à la source de tous les autres, ce livre annonce aussi à la société occidentale que la culture doit redevenir un culte. "
Alea jacta est". L'expression est désormais entrée dans le langage courant pour évoquer une décision irrévocable : celle que César prit en 49 av. J. C. lorsque, bravant un ultimatum du sénat, il franchit en armes le Rubicon. César et Pompée briguaient l'un et l'autre la charge de consul. César aurait dû se présenter dans l'Urbs, en tant que citoyen privé, après avoir congédié ses légions. Mais, César prononçant la phrase fatidique (alea jacta est ? les dés sont jetés), il décida de marcher sur Rome. Comment en est-il arrivé à ce coup de force ? Que se passa-t-il pour que finalement Rome capitule ? Quel sens, quel tournant le passage du Rubicon représente-t-il dans l'histoire de Rome ? Luca Fezzi reconstitue les événements et nous les expose avec souffle et intelligence. Il découvre pour nous les incertitudes de César, ses craintes, ses inquiétudes personnelles, mêlant sans cesse "privé" et "public". L'auteur offre ainsi une enquête historique inédite et moderne qui constitue aussi regard inattendu sur l'un des épisodes les plus célèbres de l'histoire de l'Antiquité.
L'instabilité du dollar a été beaucoup critiquée, notamment eu égard au rôle de pivot joué par la monnaie américaine dans le système monétaire international. Les conséquences des fluctuations du dollar sur l'économie mondiale sont multiples, que ce soient les conséquences sur l'allocation des ressources dans le monde, sur l'évolution des avantages comparatifs, sur l'inflation et le prix des matières premières, sur les politiques monétaires... La crise actuelle conduit à s'interroger sur l'avenir du dollar car elle introduit un doute sur l'avenir de l'économie américaine qui en est le support. Elle semble en effet signaler les limites et les contradictions du modèle économique américain, modèle qui a su rétablir son avantage technologique dans les années 1990 en diffusant les TIC (technologies de l'information et de la communication) dans l'ensemble de l'économie, au moment où l'Europe était paralysée par les contraintes de l'unification allemande et de la convergence vers l'Union économique et monétaire (UEM). Il n'est donc pas illégitime de s'interroger sur le destin du dollar dans l'hypothèse d'un affaiblissement durable de la puissance américaine. L'histoire, confirmée par le rebond récent du dollar, montre que le lien entre les deux n'a pas de raison d'être immédiat et que la monnaie d'une puissance économique en déclin peut continuer à jouer un rôle de monnaie internationale pendant encore un certain nombre d'années. Les contributions du présent dossier discutent de façon approfondie ces différents aspects du sujet, sans que se dégage toutefois un consensus de fond. Elles s'interrogent aussi sur le système de change optimal du dollar - fixe, flexible ou "managé" - et sur l'intérêt de concevoir de nouvelles règles.
Trainar Philippe, Collectif , Glachant Jérôme, Lor
L'économie mondiale est en profond déséquilibre : dans les pays industrialisés comme dans les pays émergents, l'épargne longue abondante peine à se transformer en un capital productif pourtant si nécessaire au Nord comme au Sud. La crise mondiale et celle, plus récente, dans la zone euro ont eu tendance à raccourcir l'horizon prévisionnel et décisionnel de nombreux agents économiques. Dans le même temps, les incertitudes (sur l'emploi, les retraites...) poussent plutôt à la remontée du taux d'épargne des ménages. L'échec de la finance globale réside dans l'incapacité à transformer " l'insatiable appétit des investisseurs pour des titres sécurisés " en des investissements de long terme auxquels sont associés des risques radicaux et stratégiques. Dans cet environnement, l'Europe et la France doivent construire une architecture financière qui opte résolument pour l'allongement et la sécurisation des horizons et s'appuie ainsi sur des investisseurs de long terme. Dans ce cadre, quels rôles doivent jouer l'Etat et les organismes financiers ? Le rapport affine le diagnostic, l'éclaire à partir de comparaisons dans le temps et dans l'espace, et propose des recommandations concrètes pour contrecarrer des évolutions spontanées parfois défavorables, sans sous-estimer les contraintes fortes qui vont peser pendant plusieurs années sur les finances publiques. Les auteurs, Jérôme Glachant, Jean-Hervé Lorenzi, Alain Quinet et Philippe Trainar, synthétisent leurs réflexions autour de dix propositions d'action.
Une entreprise d'assurance identifie les risques, leur donne un prix, les commercialise : en un mot, elle les rend assurables. Comment le fait-elle ? Comment est pilotée et gouvernée une entreprise d'assurance ? Comment réalise-t-elle l'appréciation et la gestion de ses propres risques, encouragée par la réglementation Solvabilité II ? Cet ouvrage aborde toutes les compétences que rassemble l'entreprise d'assurances, pour piloter des réseaux de distribution, concevoir des produits de qualité, connaître, tarifer et contrôler les risques, piloter des réseaux de distribution. Il est le fruit de l'expertise de professionnels et universitaires spécialistes du droit, de la comptabilité, du marketing, du contrôle de gestion, de la stratégie et de la finance dans le secteur de l'assurance. Il présente de façon claire et pédagogique le fonctionnement des marchés d'assurance.
La manière dont on conçoit l'éducation varie du tout au tout selon que l'on défend la possibilité de l'erreur et de la vérité du jugement moral, et l'universalité de la raison pratique - ce que C. S. Lewis désigne par le terme de voie, ou "Tao", dans ce livre de 1943. Pour ceux qui sont à l'intérieur de la voie, l'éducation consiste à favoriser la naissance de ces réactions au monde qui sont justes en elles-mêmes, indépendamment du fait qu'on les éprouve ou non - ces réactions dont la possibilité définit l'humanité même. Ceux qui sont étrangers au Tao doivent par contre, s'ils sont logiques, regarder tous les sentiments comme également irrationnels, comme des sortes de buées qui nous cachent la réalité. Ce n'est pas que ce soient des hommes mauvais : ce ne sont plus des hommes du tout. En sortant du Tao, ils sont entrés dans le vide. Quant à ceux qu'ils dominent, ils ne sont pas forcément malheureux ; ce ne sont pas des hommes non plus : ce sont des produits fabriqués. La victoire finale de l'homme ce n'est pas un affranchissement de I'"ordre naturel" ; c'est au contraire un retour à la nature, mais qui s'affranchit de toute médiation culturelle. Aujourd'hui, cette libération s'appelle "écologisme" et "transhumanisme n. Ce sont les autres noms de l'abolition de l'homme.
Il n'y a que deux êtres absolus dont l'existence s'atteste et s'éclaire mutuellement : moi-même et mon Créateur" affirme Newman dans l'Apologia pro vita sua. Comment partager cette adhésion vitale non à une doctrine mais à celui dont l'existence lui est "plus certaine que celle d'avoir des mains et des pieds" ? Quel argument avancer en faveur de son existence ? La réponse qu'apporte Newman, c'est sa propre vie - l'histoire d'une existence s'abandonnant sans réserve à Dieu qui ne cesse de se donner à l'homme. Une histoire dont le secret repose sur la conviction que l'assentiment de foi repose sur l'amour - "nous croyons parce que nous aimons" - et qui se propose comme une invite à tenter, à notre tour, l'aventure de la foi. Sans la charité, il n'y aurait pas de quête de l'intelligence de la foi. Ni de fidélité à la promesse dont témoigne une vie ajustée à temps et à contretemps à l'engagement baptismal. C'est cela l'argument de la sainteté de Newman. Grégory Solari est chargé d'enseignement et éditeur. Il a soutenu une thèse de doctorat en philosophie sur Newman (Le Cogito newmanien. Essai sur la Preuve du théisme de John Henry Newman).
Résumé : Ces Fragments réunissent thématiquement une collection de propos échangés entre Dom Jean-Baptiste Porion (1899-1987) et un autre moine chartreux, notamment sur le taoïsme, la mystique d'Hadewjich d'Anvers et des Rhéno-flamands, ou les réformes de Vatican II, recueillis sans ordre explicite au fil des ans et des dispositions intérieures. Ceux qui liront ce livre ne seront pas nécessairement chartreux, ni religieux ni même, peut-être, prédisposés au silence contemplatif ou à la prière. Ils y découvriront la hauteur d'une pensée qui ne s'est pas détournée des plus hautes sagesses : issues du temple de Delphes, des écrits taoïstes de Lao Tseu ou de Tchouang Tseu, de la mystique nuptiale des béguines ou de celle de l'Essence des Rhéno-Flamand. Cette sagesse, une et multiple à la fois, a trouvé sa croissance et son équilibre sur le fin fil de l'Absolu où l'amour de Dieu livre son éclat dans une déprise patiente et tranquille de soi : "Celui qui dit je vois, ne dit plus je veux" . C'est l'essence même de la vocation cartusienne qui est exposée ici à travers le cristal d'une intelligence exceptionnelle, douée d'un rare pouvoir d'analyse et de synthèse, érudite et passionnée et pour qui le chemin de soi à Dieu n'emprunte aucune courbe, attachée à la seule voie droite de l'oubli du monde, le regard plongé dans l'infini. Maximilien Porion est né à Wardrecques (Pas-de-Calais) le 21 mars 1899. Il fit profession à La Valsainte le 1er novembre 1925 et devint procureur général des Chartreux à Rome en 1946. Il retourna à La Valsainte en 1981, où il mourut le 4 aout 1987. Il est l'auteur notamment de Amour et Silence. Edition établie et présentée par Nathalie Nabert