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SACLAY, GENESE ET DEFIS D UN GRAND PROJET
VELTZ PIERRE
PARENTHESES
18,00 €
Épuisé
EAN :9782863643594
Saclay, au sud-ouest de Paris, est l'un des principaux chantiers de France. Enorme pôle scientifique et technologique en pleine expansion, c'est aussi une immense opération d'aménagement, sorte de "ville ? campus" dont les bâtiments sont signés par les plus grands noms de l'architecture internationale. Protagoniste majeur de cette épopée, Pierre Veltz, président de l'établissement Paris-Saclay de 2009 à 2015 et Grand Prix de l'urbanisme 2017, livre ici un témoignage exceptionnel. Au fil d'entretiens portant sur l'aménagement, la recherche, l'enseignement supérieur, l'économie, il nous guide dans les méandres d'un projet qui condense toutes les complexités françaises, et dont les ambitions n'ont pas manqué de rencontrer obstacles et résistances. Une occasion de s'immiscer dans les coulisses insoupçonnées d'un grand projet d'Etat, et de mesurer le défi que représente la mise en oeuvre d'une opération de cette envergure.
La dynamique de la société « hyper-industrielle » est-elle compatible avec l?urgence écologique ? Les gains d?efficacité considérables mis en ?uvre par la machine industrielle ne suffiront pas à enrayer le désastre écologique qui menace. Pour être désirables, les nouveaux régimes de sobriété doivent s?inscrire dans une réorientation des priorités productives : santé, éducation, alimentation, loisirs, sécurité, mobilité. L?économie ancienne est progressivement englobée dans une économie humano-centrée qui reste à construire. C?est là que se trouvent non seulement les relais de développement permettant de sortir du monde thermo-fossile, mais aussi les vecteurs d?une nouvelle économie, plus durable, enfin recentrée sur les besoins essentiels des humains.Pierre Veltz est ingénieur et sociologue. Il a notamment publié, au Seuil, La Grande Transition (2008) et La Société hyper-industrielle (2017), dont ce livre constitue le prolongement.
Sans nier les profondes divergences au sein de la société française ni leurs racines ou implications territoriales, Pierre Veltz fait le pari de l'optimisme, celui d'une France qui proteste mais aussi invente, au coeur des territoires, des chemins nouveaux pour faire face aux grands défis qui nous sollicitent, et d'abord celui de la conversion écologique. Il décrit le " tournant local " qui touche aussi bien notre économie que notre vie sociale, redéfinissant en creux l'agenda étatique, national et européen. Il ne plaide pas pour un retour régressif au territoire identitaire et fermé sur lui-même, mais au contraire pour une vision fluide et ouverte des interdépendances entre métropoles, villes moyennes et zones rurales.
Résumé : La sortie du monde façonné par l'industrie de masse du xxe siècle ébranle toute la société française. Quel sera le nouveau monde de la globalisation et de la révolution numérique ? Prenant le contrepied des analyses les plus répandues ? désindustrialisation, passage à une société de services ?, Pierre Veltz décrit une situation où les services, l'industrie et le numérique convergent vers une configuration inédite : le capitalisme "hyper-industriel". Cette convergence se déploie à l'échelle mondiale, faisant émerger une nouvelle économie, mais aussi une nouvelle géographie. Un grand partage se dessine, entre un archipel de pôles ultra-connectés et des mondes périphériques résiduels. Grâce à l'intensité de la redistribution, l'Europe et la France échappent pour l'instant aux formes les plus brutales de cette dislocation. C'est un atout immense qu'il faut préserver et consolider. Pierre Veltz est ingénieur et sociologue. Il a notamment publié Le Nouveau Monde industriel (Gallimard, 2008) et La Grande Transition (Seuil, 2008).
Economie, écologie, territoires : Pierre Veltz poursuit et actualise dans cet essai son exploration de notre monde turbulent, mariant une approche fine des univers techniques et une vision socio-économique de grande ampleur. Le sujet qui va dominer les décennies à venir est celui de la crise écologique. Mais les récits du futur sont extrêmement divergents. Partant de ce constat, l'ouvrage esquisse nos avenirs possibles, autour d'une question centrale qui est celle du devenir de l'industrie. Entre ceux qui prônent le micro-localisme et ceux qui pensent géopolitique, entre ceux qui rêvent de permaculture généralisée et ceux qui ne voient le salut que dans la high-tech, les lignes de fracture sont profondes. Mais partout, dans la jeunesse, monte la demande de sens. Où allons-nous, où voulons-nous aller ensemble ? Et aussi : qu'attendons-nous pour engager vraiment le grand chantier et soigner notre dépression collective par l'action ?
François Ascher (1946-2009) Grand Prix de l'urbanisme 2009, choisi à l'unanimité par un jury international, est inclassable. Il a su transférer les savoirs de tous les domaines, les féconder ainsi et offrir un regard renouvelé sur la ville. La liberté revendiquée par l'auteur pour les individus, les sociétés, et lui-même, lui a fait explorer cette ville multiforme, complexe et hétérogène. Il a appelé les acteurs de la ville à une attitude plus ouverte aux modes de vie, inscrite dans les flux et la mobilité, notamment au regard de la triple crise financière, environnementale et sociale. Esprit impertinent, François Ascher aura interpellé décideurs et professionnels pour doter cette ville hypermoderne d'une vision et d'un dessein afin de guider son, aménagement sans céder à la tentation d'une forme de dirigisme qui a fait son temps, car la ville ne se décrète pas. Mais elle peut être conduite en restant à l'écoute des appétences sociales, du marché et des acteurs multiples qui la fabriquent. Il s'agit de mieux faire la ville pour tous et de consacrer autant de talent et d'énergie à toutes les formes qu'elle revêt, de la plus historique à la plus campagnarde, de la plus dense à la moins dense car cette dernière exige aussi de la sollicitude et de la qualité. Qualité de vie, liberté de mouvement, mais aussi responsabilité écologique peuvent se combiner grâce à des lotissements "verts", des modes de déplacement et d'énergie high tech, une vision du devenir territorial, qui appellent à une évolution des gouvernances.
La terre est le matériau de construction le plus répandu dans le monde : la très grande majorité de l'habitation humaine l'utilise. Depuis les exemples vernaculaires qui cumulent des siècles d'expériences et un savoir-faire très élaboré, jusqu'aux réalisations contemporaines qui intègrent un réel degré de sophistication et une recherche technique très poussée, la construction en terre révèle la richesse et la variété de son potentiel tout en s'adaptant à des contextes très variés. Ce traité a l'ambition de servir de manuel pratique et didactique. Il s'adresse à tous les acteurs des projets de construction : décideurs, planificateurs, conducteurs de travaux, architectes, ingénieurs, entrepreneurs, maçons, mais aussi étudiants et chercheurs. Les 600 illustrations assurent une parfaite lisibilité pour tous les intervenants dans l'acte de bâtir.
Longtemps vu comme un artiste de prestige, appelé par la vocation et protégé par le "Prince", l'architecte est aujourd'hui amené à évoluer dans un contexte fortement dominé par le néolibéralisme mondialisé. Au cours des dernières décennies, la créativité personnelle, le travail immodéré, le "colloque singulier" avec la clientèle qui caractérisaient sa pratique ont progressivement cédé le pas à une logique comptable calquée sur les méthodes de l'entreprise. En matière de construction, privée comme publique, la priorité est désormais à la rationalisation des processus de production, aux démarches qualité, au New Public Management, et au recours aux contrats globaux (partenariats public-privé et contrats de conception-réalisation) qui sécurisent les commanditaires. Si quelques figures charismatiques de l'architecture font durer l'illusion, la profession, viscéralement attachée à son statut d'acteur culturel, traverse une véritable crise d'identité. Comment ne pas "perdre son âme" dans cette nouvelle donne ? A quels outils, compétences, stratégies recourir pour s'adapter ? Et, in fine, la voie néolibérale est-elle la seule possible ?
Rafael Moneo a consacré une grande partie de son activité professionnelle à l'enseignement et à la critique. Dans cet ouvrage, il a réuni les cours délivrés dans les années quatre-vingt-dix à la Harvard Graduate School of Design dans lesquels il analyse les oeuvres de huit architectes contemporains: Stirling, Venturi & Scott Brown, Rossi, Eisenman, Siza, Gehry, Koolhaas et Herzog & De Meuron. Le terme d'"intranquillité", introduit dans le titre, fait référence à la manière dont certains architectes abordent leur discipline, mêlant réflexion et pratique, et produisant des essais critiques plus dictés par la recherche que par l'élaboration d'une théorie systématique qui nourrit véritablement leur oeuvre. Le terme "stratégie" peut être interprété ici comme une série de mécanismes, de procédés, de paradigmes et de stratagèmes formels qui apparaissent dans l'oeuvre des architectes contemporains: ce sont eux qui permettent de configurer leurs projets. Ce livre constitue également le témoignage précieux, direct et immédiat d'un praticien qui a lui-même grandement contribué à l'évolution de l'architecture contemporaine.