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La divine mystification. Préludes et fugues
Vecchiali Paul ; Cauda Jacques
DOURO
20,10 €
Épuisé
EAN :9782384062294
Le lecteur sera sans doute surpris, puisqu'en effet rien ne relie ces deux opuscules, publiés à titre posthume. Bref roman psychologique, La divine mystification narre, année après année, les aventures d'une famille du Sud, sur plus d'un siècle, depuis le premier couple, Gérard et Marie-Claude, jusqu'aux arrière-petits-enfants, de nos jours. Impossible, ici, de résumer l'intrigue, riche en rebondissements, et où se croisent les obsessions mêmes de Paul Vecchiali, ou plutôt les thèmes qui lui sont chers : les liens du sang, le cinéma, l'homosexualité, l'actualité même. Le tout situé en bord de Méditerranée, région d'où il était originaire, où il devait tourner ses derniers films, achever un -riche- parcours terrestre. Légèrement policière (en filigrane, disons), l'histoire ravira les vecchialistes confirmés, qui retrouveront là un univers familier, singulier, comme si, consciemment ou pas, l'auteur avait voulu opérer une sorte de synthèse... Peut-on parler de synthèse, d'ailleurs ? Vecchiali aura abordé tant de sujets, décrit tant de milieux, filmé tant de paysages... Malgré son titre "musical" , Préludes et fugues, parle moins de Jean-Sébastien Bach que de flashs, de brefs tableaux, de souvenirs fugaces : ce que Vecchiali appelle des instantanés. Plutôt énigmatiques, les vingt-cinq proses qui constituent le recueil ressemblent à de surgissements visuels, des images d'enfance, une série de tentatives pour coller au plus près de la mémoire. Il s'agit donc, pleinement, d'une autobiographie fragmentaire, ou, si l'on préfère, de fragments autobiographiques composés dans un style objectif, sinon objectiviste, pour coller au plus près de la vérité. Déroutants, peut-être, ces Préludes et fugues ont de quoi intriguer... Etienne Ruhaud
Né à Ajaccio en 1930, Paul Vecchiali est de ces créateurs que tous les arts intéressent. Depuis le début des années 60, il a ainsi réalisé plus d'une dizaine de courts-métrages, près d'une cinquantaine de téléfilms et une quinzaine de longs-métrages, dont Femmes Femmes en 1974, En haut des marches en 1982 ou encore À vot"bon coeur en 2003. Il a également écrit, mis en scène et jouer au théâtre. On lui doit enfin plusieurs romans, dont La Pieuvre par neuf (dans la collection « Le Poulpe ») et Les Frontières de l'aube (chez Stock)."
Un livre et un cahier photos de 24 pages Ce premier volume aborde la jeunesse de Paul Vecchiali à Toulon, son origine corse, pour aboutir à ses débuts au cinéma... "J'ai traversé tant de milieux, subi tant d'événements dits historiques que négliger certains d'entre eux eût dénaturé l'appréhension de mon parcours. Honnête autant que ma mémoire l'a permis, j'ai plongé dans ce fleuve tumultueux avec, souvent, la crainte de m'y noyer ; prenant ce risque pour rester au plus près de mes vérités. Que l'on ne s'étonne pas du titre choisi, les pages suivantes le confirmeront, j'étais "en cinéma" dès l'enfance, apprenant les secrets de la vie par les films et ceux de l'amour par mes personnages, donc les comédiens. Jusqu'au bout de la route ou, pour reprendre la parabole du fleuve, jusqu'à la "mer" j'aurai été fidèle à ma passion, spectateur assidu et cinéaste responsable".
Résumé : Tout commence par un bain de minuit dans la baie de Sainte-Maxime. Michel perd un instant son fils de vue, et c'est le drame : un rouleau plus puissant que les autres entraîne le jeune Marc dans les profondeurs. Par bonheur, Guillaume, nageur expérimenté, intervient et sauve l'enfant. Ce dernier conçoit alors pour son bienfaiteur une véritable fascination qui, peu à peu, va tourner à l'obsession puis à la haine. Frustré que son amour soit rejeté, Marc, des années plus tard, fomente un plan machiavélique pour se venger de celui à qui il doit la vie... Sur un sujet délicat, voire tabou - l'éveil précoce à la sexualité -. Paul Vecchiali nous offre un roman tout en nuances et en délicatesse. C'est sur le ton de la confidence, par petites touches, que nous sont racontées les destins habilement entrecroisés de personnages d'autant plus attachants que leurs blessures, leurs pulsions. leurs contradictions sont aussi les nôtres.
Grémillon Jean ; Vecchiali Paul ; Lherminier Pierr
Cinéaste majeur, quoique son nom soit encore entouré d'une étrange "malédiction", Jean Grémillon (1901-1959) a laissé par ailleurs de nombreux écrits. Ils ont été rédigés tout au long de sa carrière, sous la forme d'articles de presse, d'allocutions, d'exposés, de conférences, de rapports, dont son activité d'auteur de films, ou les fonctions de président de la Cinémathèque française qu'il a longtemps exercées faisaient l'objet - mais aussi les problèmes récurrents du cinéma français ou le devenir même du cinéma. S'y sont ajoutés des interviews et propos occasionnels en relation avec son travail ou inspirés par des questions d'actualité. Ces textes, qui touchent aussi bien à l'esthétique du cinéma qu'à son administration, sa conservation, son économie, à la création cinématographique comme à la vie syndicale, n'ont jamais été réunis en volume jusqu'à ce jour. Au-delà de l'éclairage qu'ils portent sur leur auteur, ses idées et son oeuvre, ils méritent d'être connus aujourd'hui comme autant de jalons de la vie du cinéma en France au cours de cette période charnière qui relie les dernières années du muet à l'après-guerre, jusqu'aux premiers remous de la Nouvelle Vague. Cette édition, établie et présentée par Pierre Lherminier, en propose l'intégralité. Elle comporte en outre un important appareil critique. Elle est préfacée par le cinéaste Paul Vecchiali, fervent depuis toujours de l'oeuvre de Jean Grémillon.
Sean, marin-pêcheur, et Maureen, infirmière, s'aiment au premier regard lors de leur rencontre le soir de la Saint Patrick 1913 à Dublin. Leur conte de fée va pourtant très vite se heurter aux soubresauts de l'Histoire. Le lock-out retarde leurs fiançailles. La Grande Guerre est déclarée dans la semaine qui suit leur mariage. Les prémices de la guerre d'indépendance de l'Irlande prennent de l'ampleur. Leur amour survivra-t-il aux fracas des grands bouleversements de ce début du XXe siècle où ils sont entraînés bien malgré eux dans un conflit différent ?
Peut-on encore écrire et publier des textes érotiques en 2020 ? Peut-on, bien modestement, essayer de s'inscrire dans une tradition littéraire qui a, depuis longtemps, ses lettres de noblesse en France ? Il serait facile de répondre oui et pourtant, ces questions peuvent se poser en cette époque de passions tristes ; à l'heure où notre société est laminée par une vague de censure et de puritanisme d'une rare violence, conséquence du politically correct américain. Un coup d'oeil sur les murs de nos villes, de plus en plus réquisitionnés par les néo-féministes, suffit à comprendre que la chasse à l'homme est ouverte, que ses désirs sont de plus en plus condamnés et repoussés dans le champ de la perversion. En ce sens les nouvelles rassemblées dans cet ouvrage n'échappent pas à une intention polémique. Elles expriment, à travers leurs différents canevas, une révolte contre cet état de choses étouffant. Car l'érotisme de Jacques Lucchesi ne fait pas dans la dentelle. Il prend sa source dans les bas-fonds de la psyché humaine, là où le sexe et l'argent forment un couple indissociable, où la frustration et la rêverie onaniste débouchent sur des situations fortement transgressives. Ici les femmes profitent des hommes autant qu'ils profitent des femmes. Chacun se sert avant d'être servi dans un sempiternel jeu de dupes où seule règne la loi du désir, où la faim (de l'autre) justifie tous les moyens pour l'assouvir et l'asservir. Point n'est besoin d'être devin pour comprendre que cet éloge du libertinage ne fera pas l'unanimité chez celles et ceux qui ouvriront ce livre. Car l'auteur, selon le mot du prince de Ligne, préférera toujours "les époques de catins aux époques de Catons" . JL
Nous étions aux alentours de 2350. La terre avait changé après la "catastrophe" , tout en restant la même. C'était la fin de l'ère technologique. Des sortes de mutants, pourtant encore humains, étaient apparus au sein d'une humanité régressive. Alexandre, herboriste solitaire, fuyant ses contemporains qui, comme lui, étaient les survivants de ce bouleversement, rencontra un jour l'inattendu sous la forme d'un enfant, un berger doté de capacités hors du commun ; rencontre qui allait brutalement changer son destin. Ce serait le début de la Légende. Le début de l'aventure. Avec quelques autres il sera entraîné vers le Pays des hommes aux yeux de Soleil, pour qui les lois de la Nature ne tiennent plus. Il partira vers une île où réside Soranil, la Reine qui a vaincu la Mort. Mais Alexandre ne sait pas encore quel rôle il aura à jouer avec une des habitantes de l'île, Joycha, sa compagne de toujours.
C'est une évasion à moi, un ailleurs. La poésie d'Eric Costan oscille parfois entre littérature et philosophie, entre méditation et crucifixion, entre ce qui se sait et ce qui refuse de tomber sous le sens, et pire, sous le bon sens" . Jean-François SAMLONG - Ecrivain