Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Les recettes de Carvalho
Vázquez Montalbán Manuel
BOURGOIS
23,00 €
Épuisé
EAN :9782267013498
Nul écrivain ne saurait être tenu pour tout à fait responsable de la conduite de ses personnages, moins encore de celle de son personnage principal. Carvalho, par exemple, a son quant-à-soi, et ses goûts lui sont personnels, pourtant, si on les connaît, ce n'est que par la grâce de mon écriture. Fréquemment, les lecteurs de la série Carvalho m'interrogent sur les raisons de l'attachement parfois démesuré que montre Pepe Carvalho pour la cuisine. J'ai, moi, la réponse toute prête, une réponse intelligente et que je revendique, mais Carvalho n'a jamais dit mot sur la question. Selon moi, la cuisine est une métaphore de la culture. Manger, c'est tuer et ingurgiter un être qui a été vivant - animal ou plante. Si nous dévorions l'animal mort ou la laitue arrachée tels quels, d'aucuns diraient que nous sommes sauvages. Maintenant, si nous faisons mariner la bête en vue de l'accommoder plus tard avec des herbes de Provence et un verre de vin vieux, alors nous avons mis en ?uvre une délicate opération culturelle, fondée à parts égales sur la brutalité et sur la mort. " Montalban a réuni en ce volume plus de 120 recettes de Pepe Carvalho, avec les textes d'origine et des explications simples et précises pour les exécuter avec le brio du célèbre privé.
Résumé : " Dans ces trois nouvelles que j'ai rassemblées sous la bannière de l'amour, Carvalho se souvient d'une vieille aventure sentimentale dans Les Cendres de Laura, première exhumation du passé passionnel du détective. Carvalho est confronté au cadavre problématique d'une femme qu'il avait aidée à sortir d'une vie monotone et inerte, mais il se demande s'il n'est pas responsable aussi d'un processus qui peut conduire à la liberté ou à la mort. Dans Ce qui aurait pu être et n'a pas été, le récit développe la théorie selon laquelle il y a des amours qui tuent. La mort d'un vieux rocker exhume des amours sordides que la victime elle-même avait ourdies, tel bourreau régnant en despote sur les sentiments d'autrui. Dans La fille qui ne savait pas dire non, on découvre une femme étrange et inhabitée, amoureuse d'elle-même, transformée par une amoralité irresponsable en victime de ses propres désirs. Face à ce genre de personnage féminin, Carvalho est affectivement vaincu et presque séduit. Trois histoires courtes, trois intrigues, trois dénouements au service d'un temps narratif bref qui réduit le rôle des temps morts et du fait divers qu'on trouve dans les romans de Carvalho. Parfois, l'écriture est une façon de prendre des notes visuelles afin que le lecteur puisse rajouter lui-même des muscles aux événements et aux personnages. " M.V.M., 1995 Traduit de l'espagnol par Claude Bleton.
Résumé : "Toute ma vie son influence a illuminé mon travail... Oui, Fante a eu un énorme effet sur moi. [...] Fante était mon dieu." Charles Bukowski. "En tant qu'écrivain, je suis très heureux de recevoir une bonne leçon. Comme simple lecteur, j'ai poussé les portes du paradis." Philippe Djian. "A l'image de Fante, Bandini et Molise, ses héros de papier, débordent de rancoeur, de tendresse, de générosité ou d'une méchanceté noire inouïe. Ils sont infects, drôles, adorables, émouvants." La Vie. "Les histoires de Fante ressemblent toujours à la sienne. Son héros, Arturo Bandini, est aussi fils d'immigrés italiens, il a aussi envie de prendre sa revanche sur les années de dèche, de se faire une place sur les rayons des bibliothèques, d'aimer les femmes. Tout cela, Fante le fait passer dans une écriture dégraissée, déblayée de toute littérature." Télérama.
Résumé : Dans l'appartement en dessous de Bob et Constance, qui s'aiment malgré une maladie vénérienne les obligeant à se réfugier dans la pratique d'un jeu pervers qui ne tardera pas à avoir des conséquences irrémédiables sur leur relation, John et Patricia sont les propriétaires fortuits de Willard et ses trophées de bowling - Willard, un oiseau de papier mâché créé par un sculpteur particulièrement inspiré. Ces trophées ont autrefois été gagnés par puis volés aux frères Logan, trois sportifs médiocres, dépourvus d'intelligence, qui se mettent alors en tête de ratisser les Etats-Unis afin de récupérer leur dû. Ils arrivent, grâce à un appel téléphonique anonyme, jusqu'à l'immeuble où habitent les deux couples.
Dora Chance, ancienne danseuse de music-hall, raconte avec verve soixante ans de vie du théâtre et du cinéma à travers l'histoire d'une famille où la bâtardise est de tradition. De génération en génération, les enfants seraient bien malins de connaître leur père ! Il y a de l'Evelyn Waugh, de l'Anthony Powell et parfois même du Wodehouse dans cette chronique facétieuse et attendrie qui nous mène des bastringues du Londres de l'entre-deux-guerres à Hollywood et aux plus beaux châteaux anglais. Mais le théâtre n'est qu'un prétexte et Angela Carter sait créer des personnages tous plus originaux, attachants et pittoresques les uns que les autres.
Fante John ; Matthieussent Brice ; Garnier Philipp
Résumé : "Les phrases filaient facilement à travers les pages comme un courant. Chaque ligne avait sa propre énergie et était suivie d'une semblable et la vraie substance de chaque ligne donnait sa forme à la page. Une sensation de quelque chose sculptée dans le texte". Charles Bukowski