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Le quintette de Buenos Aires
Vázquez Montalbán Manuel
BOURGOIS
21,34 €
Épuisé
EAN :9782267015416
Que sais-tu sur Buenos Aires ? " demande son oncle à Pepe Carvalho. " Tango, disparus, Maradona ", répond le détective qui part pour la capitale argentine, à la recherche de son cousin Raul qui a disparu. L'aventure commence dans l'avion. S'enchaînent ensuite les coups bas, les coups de poing, les coups de c?ur, les surprises gastronomiques et vinicoles, les plongées dans la métropole du Rio de la Plata sur un rythme effréné. Depuis le tango qu'on écoute dans les boîtes glauques, Borges qu'on se récite à tour de page et qui sert de référence à la dérive de Pepe dans la ville, les yeux verts d'Alma, la belle militante dont la fille aussi a disparu lors des tragiques événements de 1977, les parties dans les hautes sphères du pouvoir, les festins pantagruéliques, jusqu'aux assassinats qui donnent au détective du fil à retordre, Vazquez Montalban nous entraîne dans une découverte passionnante du Buenos Aires d'aujourd'hui, drôle et pathétique à la fois, sensible et acérée. On ressort, de la lecture de cette enquête très réussie, avec le sentiment que la nostalgie désespérée du détective barcelonais n'est pas vraiment gratuite.
Résumé : " Sans hargne mais de manière décidée, avec la dextérité dont fait preuve un bon boucher lorsqu'il dépèce une bête, Pepe Carvalho ouvre le livre et le met en pièce, face au public ? Il en arrache les feuilles et les froisse. Puis il va jusqu'à la cheminée et place le papier froissé au c?ur des bûches, méthodiquement empilées, de la plus menue à la plus grosse. Il sort un briquet de sa poche et met le feu au papier. Les flammes jaillissent. Il regarde avec mélancolie prendre le feu. Il se retourne alors vers le public, montre la cuisinière d'un geste : - Je m'appelle Pepe Carvalho et je suis en train de préparer un gigot d'agneau de lait à la bière. En matière de cuisine, les noms des plats impressionnent beaucoup, mais les modes de préparation sont d'ordinaire routiniers, faciles, évidents. Cette recette n'échappe pas à la règle. Vous faites revenir l'oignon, avec un peu de poireau, des carottes, de l'ail, de la tomate. Vous mettez ensuite le gigot d'agneau, coupé en morceaux, farinés, vous laissez un peu rissoler. Un litre de bière, un peu d'eau si on craint l'alcool, bien que l'alcool s'évapore à la cuisson... Assaisonner... Laisser mijoter... Et les dés sont jetés. "
Petit frère' ! C'est ainsi que jadis ses camarades appelaient Leocadio Mínguez, lorsque la dictature étouffait le peuple d'Espagne, et que Pepe Carvalho croupissait en prison avec lui et d'autres compagnons d'infortune. Depuis cette époque, bien des choses ont changé. L'ancien"rouge"Leocadio est devenu un affairiste, et sa fortune est évaluée à trois milliards de pesetas. Harcelé par la presse pour quelques affaires douteuses, il fait brusquement la une des journaux qui annoncent son suicide. Persuadé qu'il ne s'est pas donné la mort mais qu'il a été assassiné, un de ses vieux camarades engage le détective Pepe Carvalho. En dépit des menaces du commissaire Contreras, Pepe remonte la piste grâce à ses relations dans le milieu des prostituées. Cette nouvelle éponyme au recueil qui en compte huit est une nouvelle fois l'occasion pour le célèbre détective catalan de porter un regard lucide et désenchanté sur la société espagnole et les illusions de sa jeunesse. Dans les autres récits, cet enquêteur subtil et manipulateur vient en aide à une chasseuse d'exhibitionnistes, rétablit la vérité sur la mort de Marilyn Monroe et rend même hommage à Agatha Christie en résolvant deux énigmes classiques. Des textes où l'on appréciera son goût pour le paradoxe et les métaphores. "
Résumé : " Nul écrivain ne saurait être tenu pour tout à fait responsable de la conduite de ses personnages, moins encore de celle de son personnage principal. Carvalho, par exemple, a son quant-à-soi, et ses goûts lui sont personnels, pourtant, si on les connaît, ce n'est que par la grâce de mon écriture. Fréquemment, les lecteurs de la série Carvalho m'interrogent sur les raisons de l'attachement parfois démesuré que montre Pepe Carvalho pour la cuisine. J'ai, moi, la réponse toute prête, une réponse intelligente et que je revendique, mais Carvalho n'a jamais dit mot sur la question. Selon moi, la cuisine est une métaphore de la culture. Manger, c'est tuer et ingurgiter un être qui a été vivant - animal ou plante. Si nous dévorions l'animal mort ou la laitue arrachée tels quels, d'aucuns diraient que nous sommes sauvages. Maintenant, si nous faisons mariner la bête en vue de l'accommoder plus tard avec des herbes de Provence et un verre de vin vieux, alors nous avons mis en ?uvre une délicate opération culturelle, fondée à parts égales sur la brutalité et sur la mort. " Montalban a réuni en ce volume plus de 120 recettes de Pepe Carvalho, avec les textes d'origine et des explications simples et précises pour les exécuter avec le brio du célèbre privé.
Résumé : "Toute ma vie son influence a illuminé mon travail... Oui, Fante a eu un énorme effet sur moi. [...] Fante était mon dieu." Charles Bukowski. "En tant qu'écrivain, je suis très heureux de recevoir une bonne leçon. Comme simple lecteur, j'ai poussé les portes du paradis." Philippe Djian. "A l'image de Fante, Bandini et Molise, ses héros de papier, débordent de rancoeur, de tendresse, de générosité ou d'une méchanceté noire inouïe. Ils sont infects, drôles, adorables, émouvants." La Vie. "Les histoires de Fante ressemblent toujours à la sienne. Son héros, Arturo Bandini, est aussi fils d'immigrés italiens, il a aussi envie de prendre sa revanche sur les années de dèche, de se faire une place sur les rayons des bibliothèques, d'aimer les femmes. Tout cela, Fante le fait passer dans une écriture dégraissée, déblayée de toute littérature." Télérama.
Un jour j?ai sorti un livre, je l?ai ouvert et c?était ça. Je restai planté un moment, lisant et comme un homme qui a trouvé de l?or à la décharge publique. J?ai posé le livre sur la table, les phrases filaient facilement à travers les pages comme un courant. Chaque ligne avait sa propre énergie et était suivie d?une semblable et la vraie substance de chaque ligne donnait sa forme à la page, une sensation de quelque chose sculpté dans le texte. Voilà enfin un homme qui n?avait pas peur de l?émotion. L?humour et la douleur mélangés avec une superbe simplicité. Le début du livre était un gigantesque miracle pour moi. J?avais une carte de la bibliothèque. Je sortis le livre et l?emportai dans ma chambre. Je me couchai sur mon lit et le lus. Et je compris bien avant de le terminer qu?il y avait là un homme qui avait changé l?écriture. Le livre était Demande à la poussière et l?auteur, John Fante. Il allait toute ma vie m?influencer dans mon travail" (Charles Bukowski, 1979).
Résumé : Suite à la mort des ses parents, Mélanie, une jeune adolescente, quitte sa belle maison de campagne avec son frère et sa soeur pour aller vivre dans le petit appartement londonien de son oncle Philip. Très vite, ce dernier, monteur de marionnettes, va se muer en personnage immense et effrayant, Barbe-Bleue en son château aux portes closes. Récit d'initiation, fable sur la confrontation du mal et de l'innocence, le roman d'Angela Carter est tout cela. Il joue des références littéraires et picturales : Lear, Carroll, mais aussi Coleridge, Melville et Poe sont convoqués dans cette histoire profondément mystérieuse et touchante.
Dora Chance, ancienne danseuse de music-hall, raconte avec verve soixante ans de vie du théâtre et du cinéma à travers l'histoire d'une famille où la bâtardise est de tradition. De génération en génération, les enfants seraient bien malins de connaître leur père ! Il y a de l'Evelyn Waugh, de l'Anthony Powell et parfois même du Wodehouse dans cette chronique facétieuse et attendrie qui nous mène des bastringues du Londres de l'entre-deux-guerres à Hollywood et aux plus beaux châteaux anglais. Mais le théâtre n'est qu'un prétexte et Angela Carter sait créer des personnages tous plus originaux, attachants et pittoresques les uns que les autres.