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Milenio Carvalho. Cap sur Kaboul ; Aux antipodes
Vázquez Montalbán Manuel ; Laroutis Denise
BOURGOIS
28,40 €
Épuisé
EAN :9782267018110
On se souvient qu'à la fin de L'homme de ma vie Pepe a tué sur la jetée le sociologue Anfruns, gourou d'une secte de grand pouvoir. Son petit doigt lui dit qu'il éviterait les ennuis en quittant Barcelone. Pepe Carvalho embarque donc son fidèle Biscuter dans sa vieille Ford Fiesta et les voilà assis, sur le pont du ferry de Gênes, buvant des dry et voguant vers un tour du monde. Il reviendra à Barcelone, seul, fauché, au bord de la vieillesse sans doute, mais peut-être réconcilié avec lui-même. Soulagé. L'inspecteur Lifante va régler la question.Entre-deux, des centaines de pages qui forment un roman monde, un roman bilan, un roman mémoire, un roman ciné (combien d'épisodes calqués sur des scènes de films : le parallèle Kaboul-Vienne du Troisième Homme, par exemple), un roman jeu de piste pour un lecteur déboussolé. Un roman d'amour, surtout, à la littérature.Un roman qui est pour Pepe l'occasion d'arpenter les "terres mythiques de sa mémoire", où l'actualité rejoint le mythe et rarement par les chemins les plus courts : du Bosphore à Bangkok, à l'Australie, à l'Argentine en traversant le Pacifique à la voile avec un Basque tueur de l'ETA, l'Afrique en tournée de solidarité, du Maroc à l'Espagne en clandestins, un château cathare et un dénouement inattendu et plutôt bouleversant.Un finale placé sous un quadruple parrainage : Bouvard et Pécuchet, se raccrochant à leur double pupitre comme à une bouée de sauvetage, Don Quichotte et Sancho Pança, le premier aspirant au bercail, le second reparti pour le rêve, dans une atmosphère visuelle de Rencontres du troisième type.Millénaire Carvalho, comme tous les tours du monde, tourne en rond et se mord la queue : remémoration, nostalgie, bilan vital, état des lieux indigné sur une planète devenue très petite. Plus que jamais, un Vázquez Montalbán affleurant, jouant en maître de la fiction et du réel.
Ce roman est constitué de trames superposées qui vont se mêler, se nouer, se défaire en un tissu bigarré où se dessinent avec nos personnages et tout un automne barcelonais, depuis les derniers bains de mer de septembre jusqu'à Noël, la ville qui s'anime et s'éteint, une société qui bouge, très en prise sur la modernité, des rebondissements incessants, une réflexion politique sur l'Europe, une méditation sur la vieillesse et la mort, et puis un amour poignant.
Résumé : Suite à la mort des ses parents, Mélanie, une jeune adolescente, quitte sa belle maison de campagne avec son frère et sa soeur pour aller vivre dans le petit appartement londonien de son oncle Philip. Très vite, ce dernier, monteur de marionnettes, va se muer en personnage immense et effrayant, Barbe-Bleue en son château aux portes closes. Récit d'initiation, fable sur la confrontation du mal et de l'innocence, le roman d'Angela Carter est tout cela. Il joue des références littéraires et picturales : Lear, Carroll, mais aussi Coleridge, Melville et Poe sont convoqués dans cette histoire profondément mystérieuse et touchante.
Un jour j?ai sorti un livre, je l?ai ouvert et c?était ça. Je restai planté un moment, lisant et comme un homme qui a trouvé de l?or à la décharge publique. J?ai posé le livre sur la table, les phrases filaient facilement à travers les pages comme un courant. Chaque ligne avait sa propre énergie et était suivie d?une semblable et la vraie substance de chaque ligne donnait sa forme à la page, une sensation de quelque chose sculpté dans le texte. Voilà enfin un homme qui n?avait pas peur de l?émotion. L?humour et la douleur mélangés avec une superbe simplicité. Le début du livre était un gigantesque miracle pour moi. J?avais une carte de la bibliothèque. Je sortis le livre et l?emportai dans ma chambre. Je me couchai sur mon lit et le lus. Et je compris bien avant de le terminer qu?il y avait là un homme qui avait changé l?écriture. Le livre était Demande à la poussière et l?auteur, John Fante. Il allait toute ma vie m?influencer dans mon travail" (Charles Bukowski, 1979).
Résumé : "Toute ma vie son influence a illuminé mon travail... Oui, Fante a eu un énorme effet sur moi. [...] Fante était mon dieu." Charles Bukowski. "En tant qu'écrivain, je suis très heureux de recevoir une bonne leçon. Comme simple lecteur, j'ai poussé les portes du paradis." Philippe Djian. "A l'image de Fante, Bandini et Molise, ses héros de papier, débordent de rancoeur, de tendresse, de générosité ou d'une méchanceté noire inouïe. Ils sont infects, drôles, adorables, émouvants." La Vie. "Les histoires de Fante ressemblent toujours à la sienne. Son héros, Arturo Bandini, est aussi fils d'immigrés italiens, il a aussi envie de prendre sa revanche sur les années de dèche, de se faire une place sur les rayons des bibliothèques, d'aimer les femmes. Tout cela, Fante le fait passer dans une écriture dégraissée, déblayée de toute littérature." Télérama.
Résumé : Ecrit en 1969, Love est un roman trouble et bouleversant où le féminisme radical, mais nuancé, de l'auteur se présente sous les dehors les plus pervers et les plus violents. Love raconte une étouffante histoire d'amour à trois où les émotions les plus subtiles côtoient les pulsions sexuelles les plus grossières et les névroses sentimentales les plus cruelles. Le tout sanctionné par l'acte de violence et d'amour le plus définitif. Illuminé par la présence d'une héroïne aussi fragile que radieuse, ce livre vibrant représente la quintessence du talent d'Angela Carter.
Résumé : Dans l'Unidad Modelo, quartier trépidant du Mexico des années 1960, la violence est une affaire de la vie quotidienne. Pour Juan Guillermo, elle est une présence obsédante, qui l'a privé de ce qu'il avait de plus précieux : son frère aîné, Carlos, aussi habile trafiquant que fervent lecteur, assassiné par les "bons garçons" , une bande de religieux fanatiques protégés par les hommes du très corruptible commandant de police Zurita. Anéantis par le chagrin, ses parents meurent à leur tour dans un accident de voiture, le laissant orphelin à dix-sept ans. Unique survivant de sa famille, Juan Guillermo jure de se venger des assassins de son frère. Dans cette vie nouvelle placée sous le signe de la vendetta, seul l'amour fou de Juan Guillermo pour l'intrépide Chelo pourrait l'extirper de la spirale de destruction dont il est captif. En contrepoint de cette histoire se déploie la quête d'Amaruq, un trappeur inuit lancé dans la traque sans relâche d'un grand loup gris à travers les forêts glacées du Yukon - un périple qui le conduira dans les profondeurs de la folie et de la mort. Ces deux récits subtilement enchevêtrés forment une fresque puissante et féroce, faisant écho aux plus belles pages de Herman Melville et Jack London. Une épopée magistrale qui tend un miroir troublant au lecteur, en lui dévoilant comment la société réveille le loup sauvage qu'est l'homme en puissance.
Trois soeurs venues d'Espagne prêtes à conquérir New York. New York, 1936. El Capitán, petit restaurant de quartier de la 14e Rue, une des enclaves de la colonie espagnole, peine à être rentable. Le décès accidentel sur les docks de son propriétaire, le casse-cou bourlingueur Emilio Arenas, oblige ses trois jeunes filles au tempérament fougueux à en prendre les rênes. Abattues mais poussées par la nécessité de subvenir à leurs besoins, Victoria, Mona et Luz devront surmonter bien des obstacles pour voir leur rêve se réaliser, celui de transformer la gargote en night-club latino. Aventures, passions, désillusions, vengeances et victoires : avec Les Trois Filles du Capitán, María Duenas nous offre un roman haletant et envoûtant. Le livre est aussi un hommage aux femmes qui font face à l'adversité et à tous ceux qui ont le courage de vivre l'aventure - souvent épique et toujours incertaine - de l'émigration.
Ce volume contient:Romans: Le Grand Voyage (1963) L Évanouissement (1967) Quel beaudimanche! (1980) L Écriture ou la vie (1994) Le Mort qu il faut (2001) Préfaces à: E. Zamiatine, F. Claudín, G. Herling, L. Kolakowski, E. Poretski,P. Nothomb, Primo Levi, T. Kizsny.Essais: L Arbre de Goethe Mal et modernité Ni héros, ni victimes.Weimar-Buchenwald L Expérience du totalitarisme « A-t-on vraiment vécu quelque chose dont on n arrive pas à faire le récit, àreconstruire significativement la vérité même minime en la rendant ainsicommunicable? Vivre vraiment, n est-ce pas transformer en conscience c est-à-dire en vécu mémorisé, en même temps susceptible de devenirprojet une expérience personnelle? Mais peut-on prendre en chargequelque expérience que ce soit sans en maîtriser plus ou moins le langage? C est-à-dire l histoire, les histoires, les récits, les mémoires, lestémoignages: la vie? Le texte, la texture même, le tissu de la vie? »Quel beau dimanche!, 1980« Un jour viendrait, relativement proche, où il ne resterait plus aucunsurvivant de Buchenwald. Il n y aurait plus de mémoire immédiate deBuchenwald: plus personne ne saurait dire avec des mots venus de lamémoire charnelle, et non pas d une reconstitution théorique, ce qu aurontété la faim, le sommeil, l angoisse, la présence aveuglante du Malabsolu dans la juste mesure où il est niché en chacun de nous, commeliberté possible. Plus personne n aurait dans son âme et son cerveau,indélébile, l odeur de chair brûlée des fours crématoires. »L Écriture ou la vie, 1994
Les histoires de Julio Cortázar s?inscrivent dans une grande tradition classique de la littérature fantastique. Mais chez lui, contrairement à ses prédécesseurs, pas de fantômes, pas d?ambiguïté : les histoires les plus élaborées ne tendent pas vers l?abstraction, elles gardent - et c?est leur mystère - la vitalité du quotidien. Cortázar s?inscrit aussi dans la tradition surréaliste du «merveilleux quotidien», du mystère de la réalité qu?il est réservé au poète de percer derrière les apparences, dans un état de rêve éveillé ou de transe. Il est ce voyant qui extrait l?insolite de la banalité, l?absurde de la logique, le prodigieux de l?ordinaire. L?extrême dépouillement du style ne peut qu?ajouter à l?illusion de la facilité. Ces histoires si simples à lire atteignent un sommet de la sophistication : l?alliance imprévisible du jeu, de la folie, de la poésie et de l?humour.