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Histoires de fantômes
Vázquez Montalbán Manuel ; Laroutis Denise
BOURGOIS
15,24 €
Épuisé
EAN :9782267009552
Et voilà Pepe Carvalho aux prises avec le surnaturel : c'est bien normal, on sait qu'il est originaire de Galice, cette Bretagne espagnole, où il va rencontrer, au cours de vacances agitées, en plus de décors et de personnages inattendus, une fatale auto-stoppeuse. Brume encore, embruns d'une Espagne différente, avec cette Maria Asuncion, bateau fantôme, vrai ou faux, qui le conduit par la bande à plonger tête baissée dans les eaux glauques du crime et des problèmes des marins-pêcheurs espagnols face aux quotas et aux territoires de pêche. Et puis retour vers des terres plus ensoleillées, trop même, plages brûlantes où viennent s'échouer de dangereux colis et des héros bien fatigués. Carvalho, lui, est en pleine forme, plus séducteur et gastronome que jamais. Trois Histoires de fantômes où Manuel Vazquez Montalban donne son meilleur, de la littérature bien réelle, même si, parfois, elle est un peu magique. Un régal pour les amateurs.
Carvalho passa devant les épiceries transformées en vitrines de la pitance de l'Espagne profonde: chorizos, boudins, salaisons et principes légumineux en tout genre. Lentilles françaises et de Salamanque, haricots violets du Barco ou de Toulouse, flageolets, maïs moulu, fèves des Asturies, haricots de la Virgen et de la Granja et un revenez-y de pois chiches d'Arévalo ou de Pedrosa, haricots noirs, du Léon ou d'ailleurs, farine de gesse, piles de maquereaux en conserve, tripes, bucardes et savoureuses matières déshydratées, sablés, touron et massepains en tout genre. Le spectacle était un défi au conservatisme alimentaire et à la prudence des passants - comme si on pouvait manger prudemment. On ne peut pas manger prudemment. On ne doit pas manger prudemment. Si on ne peut pas manger, on ne mange pas, un point c'est tout. Emportant sa secrète indignation; Carvalho descendit la rue du Prado" pour l'une de ses meilleures enquêtes criminelles chez les "people" madrilènes.
Luis Roldán a dirigé la guardia civil de 1986 à 1993, date à laquelle il fut découvert qu'il s'était enrichi de 400 millions de pesetas pendant cette période. Convaincu de corruption, accusé de détournements de fonds, il est rapidement devenu l'homme le plus recherché d'Espagne. L'homme le plus recherché pour les uns et celui qu'on avait le moins envie de voir resurgir pour les autres. Vázquez Montalbán a écrit ce roman à chaud et Planeta l'a publié en 1994, pendant et non pas après l'affaire Roldán. Pepe Carvalho travaille ici sur une affaire en cours, en même temps que (ou"à la place"ou"contre') la police espagnole. Le projet de Vázquez Montalbán n'était pas bien sûr de résoudre cette affaire (Roldán a finalement été arrêté en février 1995), mais de s'interroger sur le destin d'une démocratie qui s'appuie sur des hommes "aussi dépourvus d'idéologie que de scrupules'." Le Matricule des Anges
Résumé : Ecrit en 1969, Love est un roman trouble et bouleversant où le féminisme radical, mais nuancé, de l'auteur se présente sous les dehors les plus pervers et les plus violents. Love raconte une étouffante histoire d'amour à trois où les émotions les plus subtiles côtoient les pulsions sexuelles les plus grossières et les névroses sentimentales les plus cruelles. Le tout sanctionné par l'acte de violence et d'amour le plus définitif. Illuminé par la présence d'une héroïne aussi fragile que radieuse, ce livre vibrant représente la quintessence du talent d'Angela Carter.
À l?occasion d?une conférence sur l?ironie, qu?il doit donner à Barcelone, un écrivain revient sur ses années de bohème et d?apprentissage littéraire à Paris. Sous la figure tutélaire d?Ernest Hemingway, il dit son amour pour cette ville à travers les souvenirs de ses premiers pas dans l?écriture, tandis qu?il habitait dans une chambre louée par Marguerite Duras à partir de 1974. Maniant en maître l?ironie et la digression, Vila-Matas offre une promenade décalée, à la fois tendre et grinçante, dans la mythique capitale.
Invité en 1966 à Princeton, à une session du Groupe 47, Peter Handke y fait un éclat en s'opposant à la vogue du "réalisme" en littérature : Une certaine conception normative de la littérature désigne d'une belle expression ceux qui se refusent à raconter encore des histoires, tout en étant à la recherche des méthodes nouvelles pour décrire le monde (...) : elle dit qu'ils "habitent une tour d'ivoire" et les traite de formalistes, d'esthètes. Que les écrivains se réfugient dans leur "tour d'ivoire", c'est ce que revendique paradoxalement Peter Handke. Confrontation avec Brecht, Horvath ou Bernhard, avec les méthodes du théâtre et du cinéma ou avec le discours de la justice, réflexions, critiques, satires, pamphlets..., cet ensemble de textes divers passe du sérieux à l'humour, des méditations austères aux "gais feuilletons". Handke s'attache à y définir sa position par rapport à l'écriture : longtemps, la littérature a été pour moi le moyen, si ce n'est d'y voir clair en moi, du moins d'y voir tout de même plus clair. Elle m'a aidé à reconnaître que j'étais là, que j'étais au monde.
Dora Chance, ancienne danseuse de music-hall, raconte avec verve soixante ans de vie du théâtre et du cinéma à travers l'histoire d'une famille où la bâtardise est de tradition. De génération en génération, les enfants seraient bien malins de connaître leur père ! Il y a de l'Evelyn Waugh, de l'Anthony Powell et parfois même du Wodehouse dans cette chronique facétieuse et attendrie qui nous mène des bastringues du Londres de l'entre-deux-guerres à Hollywood et aux plus beaux châteaux anglais. Mais le théâtre n'est qu'un prétexte et Angela Carter sait créer des personnages tous plus originaux, attachants et pittoresques les uns que les autres.