Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
L'Ile du Cundeamor
Vazquez-Diaz René
CORTI
12,15 €
Épuisé
EAN :9782714309013
Si vous n'aimez ni la mer, ni la montagne, ni la campagne, ça tombe bien: l'Ile du Cundeamor ne se passe nulle part. Si, malgré la mode de la world-littérature, vous résistez à vous apitoyer consciencieusement sur le sort de ces bons sauvagescrevant de faim, de guerre, de dictature ou d'acculturation, ça tombe encore mieux: voilà un Cubain de l'exil pour qui l'exil est matière à poétique plutôt qu'à bons sentiments. [...] Cette île mystérieuse où la tante Ulalume règne sur un panier de crabes-malfrats [...] se situe [...] théoriquement au large de Miami Beach. Outre qu'il utilise à peu près toutes les situations narratives imaginables (jusqu'à se déposséder de son livre, dont on apprendra in extremis quel en est l'auteur!), [Vazquez-Diaz] mélange tous les genres, avec une préférence marquée pour le feuilleton mélo. De temps en temps les personnages se mettent à parler aussi comme des livres, d'histoire ou de médecine [...]. Enfin, Vazquez-Diaz se joue des clichés de la littérature sud-américaine, en rajoute dans l'érotico-moite et la plante grasse. Mais s'il n'est dans l'Île du Cundeamor finalement question que d'amours, de cocufiages, de meurtres et de roses couleur de sang, le tout dans un style à faire pâlir d'envie une pub pour les infusions saveurs du soir, c'est que le cul et la politique sont ici inséparables: "Tout le monde m'a trahie", résume dès le début Betty Boop,désignant les cibles du livres: "Fidel Castro, Kennedy, mes amants." (Éric Loret, Purée de Morue, Libération, 13 novembre 1997.)L'écriture de Vazquez-Diaz, précise et désinvolte, solennelle et comique, élaborée et quotidienne, réussit à tirer d'éléments disparates une conclusion diaphane: le rêve de tous les Cubains, qu'ils copient de l'intérieur ou en exil, n'est autre que Cuba elle-même. (Ramon Chao, Le Monde, 10 avril 1998.)
Après avoir mangé, on peut penser à tout ou presque, disait ma grand-mère Celia : à la politique, à l'amour, à l'éducation, à la culture, à la religion et même aux affaires et à la réussite sociale. [...] J'ignore si ma famille a quelque chose de singulier. Cependant, dès que j'ai pu penser par moi-même, j'ai suspecté que cette relation obsessionnelle avec la " bonne bouffe " n'était pas seulement le problème de ma famille, mais une illustration supplémentaire de ce que l'on nomme l'identité cubaine. " De Cuba, nous connaissons la musique, les plages et Castro. Nous ignorons souvent qu'une gastronomie désormais fantasmée en est toute la substance. Ici plus qu'ailleurs priment la bonne chère et les souvenirs de ces plaisirs ! René Vazquez Diaz nous propose avec ce jubilatoire roman culinaire le récit de ses aventures personnelles et sa vision de l'île. Saveurs de Cuba mélange les recettes les plus alléchantes, avec un goût prononcé pour l'anecdote et l'investigation familiale. Le résultat est un livre délicieux et fascinant : par le biais de brèves et savoureuses notes littéraires, liées d'une façon ou d'une autre à la cuisine, l'auteur recrée l'atmosphère de son enfance, décrit les membres les plus sympathiques et les plus extravagantes de sa famille et, en de rapides flashs autobiographiques, évoque des instants de sa vie à Cuba et, depuis son exil, en Suède.
René Vazquez Diaz s'inspire de la figure réelle de Fredrika Bremer (1801-1865), romancière de renom qui eut un grand rôle en Suède, tant littérairement que politiquement, et fut très populaire notamment par ses prises de position dans la lutte féministe naissante. A partir d'un voyage réel qu'elle fit aux États-Unis et à Cuba, Vazquez Diaz confronte cette personnalité puissante à un monde plein de contradictions et d'injustices. Au contraire d'un Voltaire qui, dans Micromégas, se place volontairement dans un monde imaginaire pour construire un conte philosophique, Vazquez Diaz utilise des éléments bien souvent historiques pour créer un véritable univers romanesque qui éclaire le destin de personnages singuliers comme de Cuba. Le gouvernement colonial espagnol sent bien que l'île risque de lui échapper et réprime toute tentative de libération. La tentation de chercher dans le grand voisin du Nord un allié divise les révolutionnaires. Que Fredrika Bremer ait ou non croisé Narciso Lopez, le précurseur de l'indépendance cubaine, Sauvalle, rebelle né, un esclave noir à l'intelligence rare, R. W. Emerson, le grand poète américain, ou l'Evêque lubrique Tegnér, nous importent peu; ce qui nous fascine, c'est l'aventure d'une femme, pleine de passion et de sensibilité, qui observe et décrit magnifiquement la fin d'un monde où déjà sont présentés les contradictions futures (à l'impérialisme espagnol succèdera la volonté de puissance des États-Unis, à l'esclavagisme une autre forme de domination). Après L'Île du Cundeamor (1997) et L'Ere imaginaire (1999), René Vazquez Diaz nous surprend une nouvelle fois par son souffle romanesque - rare sous nos latitudes.
Gaston Bachelard (1884-1962) est le premier à avoir pris comme principal sujet de recherche l'imagination de la matière. Ses neufs grands ouvrages (traduits dans plusieurs langues) ont renouvelé durablement la critique.Avec La Terre et les rêverie de la volonté, Bachelard se rapproche de Jung. Le livre atteste qu'il n'a pas qu'une mais plusieurs méthodes, ce qu'on appellera la " nouvelle critique " s'en inspirera." Je ne crois pas nécessaire de camper ici un portrait de Bachelard. Toute la presse s'en est chargée dans la dernière année de sa vie. Elle n'a rien laissé ignorer de cet homme trapu, râblé et d'une corpulence tout à fait 1900. (...). Tout le monde sait maintenant qu'il avait le visage même du philosophe, tel du moins que le rêve l'imagination populaire. On en a admiré la chevelure romantique et la barbe peu soucieuse du ciseau.Ses familiers, ses étudiants savent seuls qu'il avait l'accueil jovial, la parole vive et que son rire était toujours prêt à fuser aux bons mots - et même aux calembours, à ceux des autres comme aux siens - que la conversation faisait jaillir.Bachelard forçait la sympathie dès l'abord : il n'est pas si commun de voir un grand esprit sous l'apparence d'un homme simple et comme ordinaire. Il avait conquis la mienne dès notre première rencontre, un an après la publication de son Lautréamont.Je veux dire ici ma reconnaissance à Albert Béguin... C'est à lui que je suis redevable d'être l'éditeur de Bachelard ; de Bachelard de qui les quatre livres majeurs qu'il m'a donnés ont été la semence d'où est née la critique nouvelle. "José Corti, Souvenirs désordonnés.
Voici rééditée pour la 4ème fois cette seule édition intégrale commentée de l'ensemble des 201 contes des frères Grimm auxquels sont joints les 28 textes qu'ils ont supprimés dans la dernière mouture de leur recueil, et 10 légendes pour les enfants. Nous l'avons cette fois réédité en 1 volume de 1175 pages. Extrait de la presse unanime et élogieuse à la sortie du livre en 2009. Enfin paraît en France la première édition intégrale des 239 contes collectés par les frères Grimm, y compris les censurés, y compris les retranchés. Cette édition est indispensable à tous ceux qui aiment les livres. (...) Il y a au fond du conte, continuant de rêver, en état de rébellion à l'état pur, en état de splendeur à l'état pur, un jadis animal aussi intraitable que l'enfant incorrigible. Pascal Quignard, Le Monde des livres Les contes des Grimm doivent leur magie à la souffrance qui les fixe et la liberté qui les porte. (...) La plupart des auteurs feraient de cet enfer des machines moralistes, des manuels édifiants, ou, pire encore, des romans psychologiques. Ici, rien de tel. Lire est un acte libre. L'imagination est l'action : elle va vite, comme une vie courte réduite à l'essentiel. Philippe Lançon, Libération Classées au patrimoine mondial de l'Unesco, les 239 histoires recueillies par les frères Grimm, " vivent encore aujourd'hui ", comme on dit de leurs héros. Cette nouvelle traduction leur rend fraîcheur et rugosité. Isabelle Rüf, Le temps Soit donc deux beaux volumes, copieusement annotés et soigneusement illustrés (...). Postface, notes copieuses, index précis : l'appareil critique est sans faille, mais jamais pesant ? libre au lecteur de choisir de l'oublier ou d'en faire son miel. Nathalie Crom, Télérama
A dix-huit ans. "Varguitas" fait mollement des études de droit, travaille un peu à la radio, écrit des nouvelles et est éperdument amoureux de la tante Julia, belle divorcée de quinze ans son aînée. Malgré les obstacles, leur amour triomphera.
À Madrid, Preciosa, une jeune gitane, fascine tous les hommes par sa beauté, son esprit et son mystère. D'où vient-elle et qui est-elle vraiment ? Quel est son secret ? Pour départager ses prétendants, elle leur impose une épreuve : celui qui l'aime deviendra lui aussi gitan s'il veut l'épouser... Un portrait de femme coloré et romanesque, une nouvelle poétique et baroque par l'auteur de Don Quichotte.
Alors que le Brésil, en renversant l'empire et la société traditionnelle, se dote d'une république musclée, un prophète se lève dans le désert du Nordeste pour, rassemblant les gueux, prostituées, monstres et bandits du sertão, fonder une sorte de phalanstère mystique. Un Écossais, anarchiste et phrénologue, le suit à la trace et cherche vainement à rejoindre ce paradis libertaire, mais ses pulsions humaines, trop humaines, viennent ruiner ses espoirs. Cette cité rebelle aux lois, qui fulmine contre l'Antéchrist et refuse en bloc le paiement de l'impôt, le système décimal, le recensement, la circulation de l'argent et l'économie de marché, résistera victorieusement à trois sanglantes opérations militaires avant de succomber.