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Dans le regard du père Henri Planchat. Prêtre du peuple, martyr de la Commune
Vayne François
NOUVELLE CITE
20,10 €
Épuisé
EAN :9782375822630
Né en Vendée sous la Restauration, Henri Planchat (1823-1871) avait grandi dans une famille très catholique, royaliste et légitimiste, marquée par le combat du grand-père paternel pour sauver des prêtres réfractaires menacés de mort pendant la Révolution française. Etudiant en droit à Paris puis séminariste, ordonné prêtre en 1850, il avait renoncé à son glorieux désir d'enfant - mourir martyr en mission sur des terres lointaines - pour servir humblement les pauvres dans son pays, bouleversé par la détresse du petit peuple, victime des injustices provoquées par la révolution industrielle. Serviteur des pauvres, le Père Planchat ne se doutait pas qu'il allait recevoir la palme du martyre en France, sur les pas de saint Denis et ses compagnons. Il est mort les yeux ouverts et tournés vers le ciel, au cours du massacre organisé en haine de la foi, dans la Ville Lumière où il avait consacré toutes ses énergies à lutter pour la justice sociale, pendant plus de vingt ans, engagé aux côtés des ouvriers et de leurs familles dans les quartiers populaires.
Résumé : Le 12 avril 1947, dans la banlieue de Rome, la Vierge Marie se manifeste à trois enfants, puis à leur père, le sectaire et violent Bruno Cornacchiola qui projetait d'assassiner le pape Pie XII, tellement il haïssait l'Eglise. "Je suis celle qui suis dans la Trinité divine, je suis la Vierge de la Révélation. Tu me persécutes, maintenant ça suffit ! Rentre dans le saint bercail". Même si elles évoquent de grandes épreuves dans l'Eglise et dans le monde, les paroles de la Vierge sont remplies d'espérance : "Aimez-vous. C'est l'amour qui triomphe de tout. Unissez-vous dans l'amour de Dieu, ayez une seule règle : l'Evangile vivant". Pie XII reçut comme un signe qu'il attendait le message de Tre Fontane et proclama le dogme de l'Assomption le 1er novembre 1950. Il autorisa progressivement la construction du sanctuaire, après enquête sur la base des interrogatoires et des expertises psychologiques des voyants, sans reconnaissance formelle de la véracité de l'apparition. Jean-Paul II, convaincu du lien entre Tre Fontane et Fatima, autorisa le culte à la grotte des apparitions en 1987. Depuis soixante-quinze ans, les pèlerins italiens ne cessent d'affluer à Tre Fontane. Dans ce livre écrit à partir d'archives inédites consultées au Dicastère pour la Doctrine de la foi, au Vatican, le journaliste François Vayne met en lumière le message de Tre Fontane, lié au mystère de l'assomption de Marie. François Vayne, journaliste professionnel, ancien directeur de la communication du sanctuaire de Lourdes, dirige à Rome la communication de l'ordre du Saint-Sépulcre, institution pontificale qui soutient les chrétiens de Terre sainte.
Résumé : "Pourquoi ai-je accepté cette conversation, au soir de ma vie ? La proposition de relire mon histoire à la lumière de la foi m'a touché au coeur. Le moment est en effet venu pour moi de remercier Dieu pour les merveilles de sa présence dans toutes les personnes que j'ai eu la joie de connaître sur cette terre. J'ai été élevé dans le culte de la justice et du partage, mon but demeure depuis toujours d'aider les gens à trouver le sentiment d'exister, à s'assumer pour vivre du métier qu'ils ont choisi, et si je crois dans les hommes parce que je crois en Dieu, j'ose dire encore : je crois en Dieu parce que je crois dans les hommes ! Je suis un rebelle par instinct, je sais que l'Eglise du Christ est bien plus vaste que la hiérarchie qui la dirige. Ouvrons nos coeurs à l'entente, accordons-nous le droit de ne pas être du même avis et unissons-nous à faire le bien. Pour reprendre la phrase de Jean Renoir, "la seule chose que je puisse encore donner dans ce monde cruel et privé de sens, c'est mon amour". "
Je n'allais pas réécrire l'histoire des apparitions de Lourdes. Dom Bernard Billet, l'abbé René Laurentin et le père André Ravier ont tout dit. J'ai voulu simplement prier quinze jours à partir des gestes et paroles de Bernadette, en essayant de ne pas oublier ce qu'elle faisait remarquer : A force de fleurir les choses, on les dénature J'apporte ici mes cinq pains et mes deux poissons comme le garçon de l'Evangile, laissant à Jésus le soin de nous nourrir vraiment. Par la rédaction de ce petit livre - que je dédie à toutes les "Bernadette d'aujourd'hui" -, j'ai entrevu en tout cas l'abîme de ma pauvreté, car je ne sais pas prier. Puissions-nous un jour expérimenter ce dont Bernadette témoignait dans une lettre à sa mère générale en 1870 : Ce n'est plus moi qui prie, mais Jésus en moi". François Vayne, journaliste, père et grand-père, a travaillé vingt-six ans au sanctuaire de Lourdes. Il dirige à présent, au Vatican, la communication de l'ordre du Saint-Sépulcre qui soutient les chrétiens de Terre sainte et du Moyen-Orient.
Résumé : A l'occasion de la comédie musicale événement "Bernadette de Lourdes", un livre sur l'essentiel de la vie, du message, de l'héritage et des textes emblématiques de Bernadette Soubirous, la petite sainte de Lourdes témoin de dix-huit apparitions de la Vierge Marie. Fillette de 14 ans, illettrée, souvent souffrante, Bernadette Soubirous a rencontré l'" Immaculée Conception " dix-huit fois en 1858, devant la grotte de Massabielle, à Lourdes. Entrée chez les soeurs de la Charité, elle témoignera ensuite du message reçu dans l'humilité et le service, au couvent de Nevers, où elle devint une sainte sur le modèle de la Vierge Marie. Sa foi simple a soulevé des montagnes et soulage encore des souffrances physiques et psychiques - le sanctuaire de Lourdes accueille environ six millions de personnes chaque année.
Au temps de l'empire romain, il y eut dans la Province d'Afrique des Pères latins prestigieux. On pense tout de suite à Augustin, et c'est justice. Mais cette Province a également été le berceau de notre tradition théologique latine. C'est en Afrique, en effet, que furent faites les premières traductions de la Bible en latin dès la fin du deuxième siècle. C'est en Afrique aussi que l'on a commencé à faire de la théologie en latin, tout simplement parce que les gens parlaient cette langue. C'est dans cette Eglise enfin que saint Cyprien devient évêque de Carthage en 249. Ce numéro de Connaissance des Pères lui est consacré. On y voit comment un évêque a réagi dans une situation difficile. Cyprien se trouve, en effet, confronté à deux graves questions. Il y a d'abord la conséquence des persécutions très violentes que l'Eglise dut subir à cette époque. Beaucoup de chrétiens cèdent au pouvoir civil, mais veulent revenir dans l'Eglise. Comment les recevoir ? Le peut-on même, car une fraction rigoriste voudrait les exclure à jamais de l'Eglise qu'ils ont reniée ? Il y a ensuite les divisions dues au schisme de Novatien, un antipape qui a réussi à établir une Eglise dotée d'un clergé propre, d abord en Italie, puis en Afrique. Que faire des gens baptisés par eux mais qui passent à la grande Eglise ? La coutume en Afrique est de les rebaptiser , à Rome on leur impose la main, mais on reconnaît le baptême reçu. Un grave conflit va éclater entre le pape Etienne et Cyprien. On sera à deux doigts de la rupture , elle sera évitée. C'est donc à une réflexion sur l'Eglise que nous invite, en particulier, la lecture de Cyprien. J. FANTINO, o. p.
Quand on lit les Pères, on est frappé par la connaissance qu'ils ont des Ecritures. On peut même parler de familiarité avec elles. Ils nous montrent ainsi qu'on ne peut pas vivre en chrétien sans être nourri par les saintes Ecritures. Les Ecritures, en effet, parlent de Dieu et du salut qu'est Jésus le Christ. C'est pourquoi le Christ est présent dans toutes les Ecritures, dans le Nouveau Testament bien sûr, mais aussi dans l'Ancien, car "partout dans les Ecritures de Moïse est semé le Fils de Dieu" (Irénée, Haer, 4, 10, 1). Ainsi les Ecritures sont source de vie, elles nous font entrer dans le mystère de Dieu et du salut et nous font découvrir qui est cet homme que Dieu a créé pour l'aimer. On voit maintenant pourquoi les Pères ont eu à coeur de prêcher et d'enseigner à partir des Ecritures. Ce sont elles, en effet, qui nourrissent la foi et développent en - nous l'amour envers Dieu et le prochain. Mais pour cela encore faut-il les comprendre. Cette compréhension résulte d'un long cheminement avec elles en compagnie des témoins du Christ : les Apôtres et les Pères qui nous ont précédés sur cette route. Les Ecritures lues dans cette perspective sont une nourriture quotidienne. Elles servent à nous guider dans notre manière de vivre et à instruire notre intelligence concernant le mystère de Dieu et du salut. Ce numéro propose de voir comment des Pères ont lu les Ecritures pour nourrir leur foi et accroître leur intelligence du mystère. J. FANTINO, o. p.
Nous vénérons tous des représentations du Christ, de la Vierge et des saints : peintures, statues, etc. Le culte rendu à ces images fut très débattu après le concile Vatican II. Il s'agissait de savoir quelle place elles ont ou doivent avoir dans la vie des chrétiens, et aussi où elles peuvent ou doivent être installées, tout particulièrement dans les églises. Cela aboutit ici à l'enlèvement pur et simple des statues et autres tableaux, là au statu quo , ailleurs encore à leur remplacement par des icônes. Dans tous les cas cela traduisait un malaise. Mais nous sommes tous concernés et nous savons à quel point nous sommes vifs à réagir à ce sujet. Cela est sain, car à y regarder de plus près, on s'aperçoit que ce débat n'est pas nouveau, loin de là, et l'Eglise a connu d'autres périodes agitées à ce sujet. Ainsi la Réforme a rejeté l'usage et le culte des images. Mais bien auparavant, au temps des Pères, la question de la légitimité de cet usage et de ce culte avait déjà été posée. Pendant plus de deux siècles, partisans et opposants s'affrontèrent. A cette occasion un concile oecuménique s'est tenu à Nicée en 787. Ce concile reconnut et définit la légitimité et de l'usage et du culte des images. A vrai dire, il ne fut reçu que lentement et d'une manière différente par les Orientaux et les Occidentaux. Son anniversaire est célébré cette année. A cette occasion, nous vous présentons, à partir de ce concile et des débats de cette époque, la question du culte des images du Christ et des saints. Car si, à ce sujet, il y a tant de passion dans l'attitude des chrétiens, c'est que la foi est en jeu. Le culte des images repose entièrement sur la foi en l'Incarnation de Jésus, le Fils du Père. Telle est la réponse donnée par Nicée II. Certains trouveront peut-être ce numéro d'un abord plus difficile que d'ordinaire. Il met en jeu, en effet, toute une argumentation scripturaire, théologique et pastorale. Ce n'est pas l'habitude de la revue et, de ce fait, ce numéro est exceptionnel. Ceux qui suivent retrouveront leur aspect habituel. Mais, vu l'intérêt de la question, nous avons décidé de réaliser ce numéro un peu spécial. Une introduction historique et un glossaire vous faciliteront la lecture des articles, où vous verrez les arguments développés par les Pères pour et contre le culte des images. Vous découvrirez aussi comment le Concile fut reçu en Occident. J. FANTINO, o. p.
Ce numéro est consacré aux symboles de la foi, ce que l'on désigne sous le nom plus familier de "Credo" . Avec cette appellation, on voit tout de suite de quoi il s'agit. On sait en effet que le "Credo" fait partie intégrante de la messe et que ce texte exprime l'essentiel de la foi de l'Eglise. Dans notre liturgie il en existe deux versions : le symbole de Nicée-Constantinople et le symbole des Apôtres. Mais il y en eut bien d'autres. Tous remontent au temps des Pères. Ces symboles de foi étaient utilisés essentiellement lors de la préparation au baptême des candidats qui, à cette époque, étaient pour la plupart adultes. On retrouve cela aujourd'hui : les catéchumènes adultes reçoivent le symbole de la foi lors d'une célébration préparatoire au baptême. Cet exemple montre l'enracinement liturgique des symboles. La liturgie en effet a toujours été le coeur de la vie des chrétiens : lectures, hymnes, prières, prédications, catéchèses, paroles et gestes des célébrations ont façonné la vie et la pensée des communautés chrétiennes au long des siècles. Ainsi la liturgie a été un lieu essentiel de création et de composition à toutes les époques en fonction des événements. C'est dans ce creuset que s'est forgée la théologie. C'est dans ce trésor que, tels les scribes avisés dont parle l'Evangile, les Pères ont tiré de l'ancien et du nouveau. C'est des textes qu'ils entendaient ou chantaient, qu'ils puisèrent les formules des premières confessions de foi, qui servirent notamment lors des célébrations baptismales. J. FANTINO, o. p.