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Mirages d'Egypte. (Les murailles d'Alexandrie)
Vaxelaire Daniel
PHEBUS
19,75 €
Épuisé
EAN :9782752900975
Toulon. printemps 1798... Le jeune général Bonaparte. qui vient de s'illustrer en Italie. embarque avec lui tout un monde de soudards, d'aventuriers, de savants et de décrocheurs de lune pour une expédition des plus incertaines, dont le but ne sera dévoilé qu'en chemin: rien de moins que la conquête de l'Egypte. Loin. très loin des sages conventions du roman historique d'aujourd'hui. Daniel Vaxelaire a pour cette équipée logé sa précieuse érudition à bord d'un vaisseau dont Alexandre Dumas le Grand. dirait-on, tient la barre en personne. Une demi-douzaine de personnages issus de milieux divers. qui s'intéressent moins à l'Histoire qu'à la vie, sont ses compagnons de voyage. Occasion de nous offrir à la fois l'épopée et son revers, et de nous faire partager le point de vue des sans-grade. ces oubliés de l'Histoire sans lesquels l'Histoire ne serait rien. L'aventure achevée. certains ne rapporteront chez eux qu'un peu de sable dans le creux de la main: et quelques songes couleur d'or. Plais que rapporte-t-on jamais de l'humaine aventure? Ceux qui ont accompagné l'admirable Vaxelaire sur d'autres mers (Les Mutins de la liberté. Phébus, 1996) ne cherchent pas, veut-on croire. d'autres trésors. "Daniel Vaxelaire sait faire sourdre la fiction d'un noyau de réalité qui l'imprègne durablement... Du vrai et du faux mélangés avec bonheur!" Geneviève Brissac/Le Monde.
Chasseur de Noirs évoque le plus sanglant épisode de l'histoire de La Réunion : la sauvage traque aux esclaves fugitifs, qui a ensanglanté les montagnes de l'île à l'époque de La Bourdonnais. Cet ouvrage, dont la première publication date de 1982, a fait l'objet de nombreuses rééditions, qui totalisent plus de 40 000 exemplaires.
La Réunion (on dit alors l'île Bourbon) vers 1830... Il se murmure, parmi les planteurs de l'endroit, que le nouveau " roi des Français ". Louis-Philippe, a résolu d'abolir pour de bon l'esclavage. Prosper d'Entremont, notaire de son état et esprit avisé, conseille à ou frère Richeville, qui règne sur une jolie plantation, de devancer l'Histoire afin de n'avoir point à la subir : chacun a encore ici en tête l'exemple d'Haïti "libérée" par les révolutionnaires de 1791 dans un bain de sang. Ainsi les frères d'Entremont vont-ils émanciper quelque esclaves - au moins ceux qui à force de travail ont réussi à amasser un petit pécule qui leur permette de se "racheter". La pratique risque de se révéler pleine de profit : l'affranchi désormais salarié par son maître, si modestement que ce soit, aura à s?ur de travailler double pour gagner sa pitance - et garder sa place. Mais Prosper voit plus loin... Quand la brave Sidonie annonce qu'elle a réuni de quoi racheter son fils, le notaire a une idée : que Richeville, cette fois, ne se contente pas d'émanciper le gamin ; qu'il en fasse un exemple. On donnera au jeune Etienne un brin d'éducation - lire, écrire, compter -, on lui confiera même quelques liards à faire fructifier, et il montrera à ses frères de couleur le droit chemin à suivre. Enfin et surtout, en cas de troubles, il sera d'une aide précieuse pour ses bienfaiteurs blancs, jouera les modérateurs. Et tout restera dans l'ordre. Prosper surveille lui-même l'éducation du garçon et se frotte les mains en constatant ses progrès : nul doute, le petit métis est un sujet de choix et va se révéler un allié plus utile encore que prévu ! A ceci près que les que les choses ne vont pas tout à fait se passer comme le rusé notaire l'avait manigancé... Quant à Etienne, devenu à son tour - et non sans peine - un homme riche et envié, partagé en son âme et bientôt en son corps entre deux mondes qui ont du mal à s'abouter, il lui faudra quelque peu se salir les mains à l'usage de la liberté. Mais le monde - et d'abord le c?ur des hommes - n'est-il pas le lieu d'un secret métissage où le ciel et l'enfer ont l'un et l'autre leur mot à dire ?
Résumé : De l'art d'évoquer les grandes et petites tragédies de la vie en usant des mots les plus simples, les plus nus... Un faubourg de Melbourne dans les années 50. Un couple se rend à une party de fiançailles chez des voisins, par un beau soir d'été. Lui est conducteur de loco et fier de son métier (on est au temps des dernières machines à vapeur). Elle pense qu'elle est mal mariée et songe à une autre vie. Le gamin qui les accompagne (12 ans) se dit que ses parents décidément ont bien changé... La soirée de fête est plutôt réussie, et pourtant la fiancée n'a pas l'air enchantée de convoler. avec le brave type que son père lui a choisi-un autre prétendant, éconduit quelques jours plus tôt par la belle, fera une apparition inattendue. On boit-un peu trop-on rit, on danse. Tard dans la Huit chacun s'en retourne chez soi, remuant de drôles de pensées. Le lendemain la radio annonce que l'express de Sydney a méchamment déraillé... Tout cela ne serait rien, ou pas grand-chose.. sans l'art de Steven Carroll (un romancier australien-hier encore non traduit en français-qui commence à faire sérieusement parler de lui). Il lui faut vraiment très peu de mots pour suggérer urne atmosphère et beaucoup plus que cela. On songe à une sorte de William Trevor des antipodes, qui déchirerait en douceur le masque des apparences. Son livre, qui n'élève jamais la voix, donne l'impression d'avoir été écrit dans un souffle : 1'un de ces livres qui parlent tout bas mais pour nous murmurer des choses terribles. Les personnages sont d'une banalité que l'on dira touchante, et pourtant à chaque instant on a l'impression qu'ils vont se noyer (on ne peut s'empêcher de penser que, s'il vivait aujourd'hui, Tchekhov écrirait un peu comme ça). Dur métier que de vivre, oui : lequel d'entre nous pourrait assurer qu'il possède vraiment l'art de conduire sa machine ?....
Bien rare assurément les lecteurs qui ont eu l'occasion d'avoir entre les mains ce petit livre publié en 1947, jamais réédité depuis. Sous forme de contes" merveilleusement brefs qui ont la netteté et le trouble du rêve, et dont le personnage central est toujours le même (un mort qui persiste désespérément à vivre), c'est dans un monde subtilement cauchemardesque que nous nous trouvons entraînés, comme à notre corps déféndant : un monde qui se révèle être, dès les premiers détours, celui de l'inavouable".