Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
CORRESPONDANCE 1743-1746
VAUVENARGUES
SANDRE
11,00 €
Épuisé
EAN :9782914958479
La correspondance entre Vauvenargues et Voltaire est un joyau. Deux écrivains libres se rencontrent, s'affrontent sur des positions littéraires et s'échangent des pensées. En 1743, Vauvenargues est un jeune soldat du régiment du roi à peine âgé de 27 ans et Voltaire, âgé de 49 ans, termine sa tragédie Mérope qui aura un franc succès et le rapprochera à nouveau de la cour du roi. Cette correspondance prend fin un an avant la mort fulgurante de Vauvenargues à Paris en 1747, à l'âge de 32 ans. C'est au cours de ces quatre années, pendant lesquelles les deux hommes vont s'écrire et se voir très souvent, que Vauvenargues écrira l'essentiel de son œuvre. Voltaire attend avec impatience les critiques judicieuses de son ami et Vauvenargues demande à Voltaire d'annoter ses manuscrits pour affiner ses réflexions. La force de cette correspondance, c'est d'abord de défendre les partis pris politiques et esthétiques contre le mauvais goût de l'époque. Les révolutions se font toujours en secret, dans la volupté des conversations, une vraie passion pour la lecture, le partage des écritures et des points de vue. Le reste est superflu. Il est temps, maintenant, de restituer le dialogue de ces deux grands esprits du XVIIIe siècle.
Le monde est un grand bal où chacun est masqué". , écrivait Vauvenargues. Philosophe et moraliste, parmi les plus importants du XVIIIe siècle, ami de Voltaire, Vauvenargues n'a cessé de dénoncer l'imposture, qu'elle soit politique, sociale, ou métaphysique. Au-delà de ses célèbres maximes, les oeuvres complètes, désormais de nouveau disponibles, révèlent l'unité et la richesse du génie d'un homme.
Résumé : Là où d'autres voyaient déjà en leur temps comme ultime moyen d'en finir avec l'humanité, Vauvenargues " convoqua " la Nature pour qu'elle reprenne son empire sur le lieu même de la corruption (des idées, des moeurs) et destina ses écrits à celles et ceux qui voudraient encore se donner les moyens d'agir sur le monde, " anatomisant les régimes de perversité qui déforment ou assujettissent les individus. " (Jean Dagen) Cette nouvelle édition de ses Maximes et réflexions résonne comme un véritable art de penser (et de vivre). Maxime après maxime Vauvenargues élabore et propose une sagesse tendue, fouettée d'une intelligence sans attaches ni entraves, aussi sensible que rationnelle, aussi rationnelle que sensible. Là se situe le véritable esprit des Lumières. Un bréviaire de survie pour un siècle dont nous savons déjà qu'il a " des vues un peu courtes " sur les grands sujets débattus : le nôtre !
Pomerand Gabriel ; Baratier Jacques ; Dussert Eric
Résumé : Ecrit en 1949, publié l'année suivante, ce "grimoire" nous vie à la traversée d'un quartier incorruptible au sein d'un monde qui s'écroule : celui de Saint-Germain-des-Prés. C'est sous des oripeaux poético-sociologiques que se révèle ce ghetto halluciné et déroutant, "bague au doigt de Paris". En une vision quasi mythologique, Pomerand en restitue les beuglants, les voyous, les ivrognes, l'église "l'unique sauvage du quartier" , les putains intellectuelles, le jazz et les "pouètes" (on y croise notamment Cocteau, Vian ou encore Sartre). En regard de ce long poème ardent qui préfigure les expérimentations de la beat generation, "L'Archange" Pomerand donne quarante-sept planches métagraphiées : manières de rébus faisant chanter les signes, elles viennent habiller le texte et lui insuffler une symbolique nouvelle, donnant à cette oeuvre majeure le ton d'"un cran d'arrêt dans le verbiage".
A la parution de ce livre-objet légendaire, en 1955, la presse s'enthousiasmait : "Une merveilleuse petite machine." Beaux-Arts "Très certainement le plus grand humoriste français vivant." Témoignage chrétien "Pour la première fois, croyons-nous, l'édition française vient de faire paraître un véritable chef-d'oeuvre du genre." La Dernière Heure "Depuis Freud jusqu'à Breton, de Bosch à Dalí, de Jean Paul à Henri Michaux, aucune tentative de fixer l'univers du rêve ne s'est à tel point identifiée au rêve lui-même." Contacts "On se croirait dans l'un de ces palais magiques dont les perspectives ne sont jamais fixes ou bien dans un monde dont le nombre de dimensions serait variable." L'Express
Emile Zola n'est guère réputé pour sa mélomanie, et il ne s'est lui-même pas privé d'ironiser sur sa supposée ignorance en matière musicale. Pour autant, il est indéniable que sa plume fut souvent virulente à l'encontre de la musique en vogue : Offenbach et l'opérette, genre alors très couru, en furent les victimes régulières, pour la raison que, selon lui, celle-ci est le symbole même de la corruption politique, financière et morale du Second Empire. Zola se méfiait aussi du grand Opéra, car il établissait une séparation nette entre la littérature et la musique : alors que la première réclame de ses lecteurs de la réflexion et une attention soutenue, la seconde se contenterait d'une écoute superficielle, car elle ne parlerait qu'aux sens, et non à la raison. L'auteur de Germinal s'en prenait en outre à une certaine forme de romantisme frelaté, faite d'idéalisme souffreteux et de mièvrerie, véhiculée par les oeuvrettes alors à la mode dans les salons. Son jugement semble sans appel. Pourtant, tout n'est pas si simple... Zola sera notamment un fervent partisan de Wagner, Verdi, Bizet ou encore Berlioz ; et, à partir de 1888, il mènera une fructueuse collaboration artistique avec Alfred Bruneau, imprimant à sa carrière une orientation nouvelle. Même s'il prétendait ne rien connaître à la musique, ses écrits témoignent du contraire : les textes que nous réunissons ici une centaine d'articles de critiques qu'il a livrés à la presse entre 1865 et 1897, ainsi que plusieurs entretiens donnés dans les années 1890 comportent maintes références à des compositeurs et à des oeuvres musicales. Corrigeant l'image d'un homme réfractaire à l'art d'Euterpe, ces documents donnent à voir la richesse des goûts et des conceptions musicales de Zola.
On disait alors : Philippe est un saboteur. Mais c'était faux. Il fallait y voir de plus près. Philippe était un farceur. Un farceur assez inquiétant et d'espèce métaphysique." (Claude Frochaux)